
Observation. — Sont-ce là deux formes d’une même espèce ou deux espèces
bien réellement distinctes? J’avoue que j ’hésite à me prononcer entre ces deux
opinions. Cependant il existe des différences assez marquées entre ces deux
plantes. La première a des feuilles étroites lancéolées, coriaces; dans la seconde
elles sont ovales, allongées et membraneuses : les pédoncules dans la Grislea
uniflora sont en effet toujours uniflores, portant deux ou trois paires de très-
petites feuilles; ils offrent au contraire dans la Grislea multiflora de quatre à
huit fleurs pédicellées et opposées. Ces différences me semblent justifier la distinction
que j ’ai établie entre ces deux espèces. XLIV. TAMARICACEÆ.
TAMARIX. Desvx., Ann. sc. nat., IV, 348; DC., Prodr., III, 95.
TAMARIX SENEGALENSIS. DC., Prodr., I I I , 96.
TAMARIX in d ic a . Willd, Act. berol., 1 8 1 2 - 1 3 , p . 7 7 ; Hochst., in pl.Schimp.
Abyss., sect. n , n ° 7 2 8 .
T. glabra, glauca, foliis lanceolato-subulatis carinatis subamplexi-
caulibus acutis, spicis gracilibus numerosis paniculatis, staminibus
vix corollam superantibus, ovario acutissime trigono fere trialato
(DC., loc. cit.).
Crescit prope Tchélatchékauné, in, convalle fluvii Taccaze e tm
provincia Chiré (Quartin Dillon et Schimper).
Observation. — Les Tamarix indica, senegalensis, elc., sont-ils de véritables
espèces ou bien ne doivent-ils pas être considérés, ainsi que le pense M. Ehrem-
berg, comme des formes de la Tamarix galliea, L.? J’avoue qu’en considérant
l’analogie de port et d’organisation de ces diverses espèces dont les legeres différences
si peu constantes tiennent aux localités si diverses dans lesquelles elles
croissent, je suis très-porté à admettre cette dernière opinion. Quoi qu il en soit,
les échantillons récoltés en Abyssinie me paraissent appartenir plutôt a la forme
nommée Tamarix senegalensis par De Candolle, qu’à la Tamanx indica de
Willilènow.