
Crescit in vallibus prope Adoua et Genuia, in provincia Tigré,
mense Décembre florens (Schimper).
Observation. — Cette espèce ressemble assez à la Blumea tomentosa, mais ses
feuilles ne sont pas blanches et tomenteuses; les dents de ses feuilles sont bien
plus fines, et les ailes de la tige sont découpées en dents inégales.
PHAGNALON. Cass., Bull.philom., 1819, p. 174; DC., Prodr., V,
396.
' PHAGNALON ABYSSINICUM. Nob.
PHAGNALON ABYSSINICUM. C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. i ,
n° 251.
p h a g n a l o n h y p o l e u c u m . C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. I I ,
n° 854.
P. caule erecto bipedali, ramoso, basi suffrutescente; ramis teretibus
albido-tomentosis ; foliis alternis lineari-lanceolatis, supremis lineari-
bus acutis, superne viridibus, glabriusculis, subtus albido-tomentosis,
margine subintegris aut obsolete et distanter denticulatis, ramulis
apice nudis elongatis monocephalis ; involucri squamis imbricatis,
scariosis glabris, brunneis, exterioribus brevioribus elliptico-obtusis
margine subundulatis, internis lanceolatis, acutissimis ; akeniis teretibus
fulvo-sericeis.
Crescit in rupibus provinciæ Choa, mense Aprili florens (Ant.
Petit), circa Adoua (Quartin Dillon), ad declivia regionis australis
montis Selleuda, mense Novembre et in monte Taber, prope Tchê-
nausa, mense Januario florens (Schimper).
Nomen abyssinicum : Teurn Tchenna.
Observation. — J’ai comparé, avec la plus grande attention, les deux plantes
poi tant les noms de Phagnalon abyssinicum et de P. hypoleucum, dans les collections
de Schimper, et il m’a été démontré qu’elles constituaient une seule et
même espèce. Cette espèce est voisine du P. saxatile de Cassini, mais elle s’en
distingue surtout par ses feuilles beaucoup plus larges, vertes et glabres à leur
face supérieure, et par les écailles externes de soninvolucre, ondulées et déchiquetées
dans leur contour.
PHAGNALON QUARTINIANUM. Nob.
P. caule suflrutescente, ramosissimo, pedali, ramis teretibus
albido-tomentosis ; foliis apprOximatis linearibus, margine revolutis
et qllasi subulatis, præsertim subtus floccoso-gossypinis, margine
subintegris : ramulis apicè nudis monocephalis ; involucri squamis
scariosis, ovalibus obtusissimis, aut apice mucrone brevi terminai
s , margine eroso-dissectis, brunneis; akeniis teretibus sericeo-
fulvis.
Crescit in rupibus convallis fluvii Mareub, mense Octobre florens
(Quartin Dillon).
Observation. — Espèce que je crois tout à-fait nouvelle. Elle est en quelque
sorte intermédiaire entre la précédente et les P. saxatile et P. rupestre. Elle se
distingue du P. abyssinicum par ses feuilles toutes linéaires, à bords roulés en
dessous et presque entiers, mais surtout par les écailles de son involucre, plus
larges, très-obtuses, ayant une petite pointe mucronée à leur sommet et irrégulièrement
déchiquetées dans leur contour. Cette forme des écailles et le m icron
qui les termine la distinguent également très-bien des deux espèces
européennes.
KLENZEA. C. H. Schultz, in Walpers ^ Reperì., 11,973.
KLENZEA ROSMARINIFOLIA. C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss.,
sect. i, 265 ; Walpe rs, Repert., II, 973.
K . . caule frutescente ramoso, bipedali, tereti, ramis cinereo-
tomentosis ; foliis alternis aut suboppositis sessilibus lanceolatis acutis
margine integris, superne arachnoideo-gossypinis, tardius glabris,
subtus albido-tomentosis ; supremis iri ramis junioribus linearibus
margine revolutis utrinque tomentosis apice obtusis et mucrone
brevi rigido terminatis : capitulis pedunculatis versus partem ra -
morum superiorem subaggregatis ; pedunculis foliolis minimis ap-
proximatis vestitis ; involucri subcampanulati squamis imbricatis,
oblongo-acutis dense tomentosis ; akeniis teretibus striatis glabris,
callo basilari annulo pilorum erectorum coronato.
Crescit in rupibus præruptis montium provinciis Ouodgerate et
Choa, mensibus Junio et Julio florens (Ant. Petit), e tin regione
superiori septentrionali montis Koubi, mense Junio (Schimper).
Observation. — C’est un des plus charmants arbrisseaux de la tribu des
Corymbifères, à cause de ses feuilles coriaces, parfaitement blanches en dessous
et de ses capitules d’une belle tèinte violette et purpurine. 11 est extrêmement
variable : tantôt à feuilles assez larges lancéolées, tantôt, au contraire, à
feuilles presque subulées et à peu près également tomenteuses des deux côtés.
J’avais été tenté de faire une espèce distincte de cette dernière forme; mais,