
nec non in declivitate convallis fluvii Taccazé, prope Tchélatchè-
kannê ( Schimper).
Observation. — Cette espèce est excessivement variable quant aux poils qui
la recouvrent et qui sont plus ou moins abondants, ordinairement blanchâtres,
quelquefois au contraire d’une teinte fauve, et quant à ses folioles plus ou
moins allongées et plus ou moins obtuses à leur sommet. En comparant les
nombreux échantillons de cette espèce que j ’ai eus à ma disposition avec des
échantillons originaux de la Tephrosia apollinea, DC., d’Égypte et du Sénégal,
j ’ai reconnu que tous appartenaient à une seule et même espèce, mais se présentant
, comme nous venons de le dire, avec de grandes variations. Au premier
abord, la Tephrosia anthylloides, Hochst., paraît différer de l’espèce
égyptienne ( très-bien figurée dans la grande Flore d’Égypte de M. Delile) par
son inflorescence. Dans les échantillons de l’Abyssinie et de la Nubie, de même
que dans ceux du Sénégal, les fleurs sont réunies au nombre de deux à trois,
et légèrement pédicellées■ à l’aisselle des feuilles, tandis que dans l’espèce
égyptienne, du moins telle qu’elle est caractérisée par De Candolle, et telle
qu’elle est figurée dans la Flore d’Égypte, les fleurs sont portées au nombre de
deux à trois sur un rameau ou pédoncule commun opposé à la feuille. Mais cette
différence n’a pas en réalité la valeur qu’elle semble présenter au premier
abord ; j’ai reconnu que ce pédoncule n’est qu’un rameau dont les feuilles ne
se développent pas ou se développent incomplètement. De plus, dans les échantillons
authentiques de la Galega apollinea, Del., ou Tephrosia apollinea, DC.,
donnés par M. Delile lui-même, j ’ai reconnu, comme dans les échantillons
d’Abyssinie, des fleurs axillaires et réunies en petit nombre à l’aisselle des
feuilles. Il résulte de cet examen et de cette comparaison que nul caractère de
quelque importance ne distingue la Tephrosia anthylloides, Hochst., de la
Tephrosia apollinea, DC., et que, par conséquent, ces deux espèces n’en constituent
qu’une seule, qui doit retenir ce dernier nom.
TEPHROSIA VICIOIDES. Nob.
T. caule herbaceo? tereti, villoso ; foliis imparipinnatis 3-jugis ;
foliolis parvulis obcordatis, utrinque sed præsertim subtus griseo-
sericeis, pallidioribus ; stipulis linearibus sericeis ; floribus parvulis
in axilla foliorum 3-4 breviter pedunculatis ; calycis sericeo-hirti
laciniis subulatis ; leguminibus compressis, angustis, 1 unciam lon-
gis, argenteo-sericeis.
Crescit in rupibus convallis fluvii Taccazé, prope Tchélatchékanné
( Quartin Dillon ).
Observation, -é-, Je n’ai vu qu’un seul échantillon de cette plante, très-voisine
delà précédente (T. apollinea, DC.), mais qui en est néanmoins forl.distincte.
Les folioles sont obcordiformes, assez courtes, velues et sur la face supérieure
et sur l’inférieure. Les fleurs sont au moins de moitié plus petites et les fruits
sont également beaucoup moins longs.
TEPHROSIA DECIDUA. Steudel, in pl. Schimp. Abyss., sect. n , n° 1011.
T. cinerescens ; caule erecto, ramoso, cinereo tomentoso ; foliis imparipinnatis
2-jugis, petiolo brevi ; foliolis obovali-oblongis, cuneatis,
obtusis, mucronatis, superne glabriusculis, subtus griseo-sericeis ;
stipulis setaceis ; pedunculis axillaribus 1-floris folio brevioribus ;
leguminibus compressis griseo-sericeis, 5-10-spermis.
Crescit in regione arenosa maritima Choho dicta ( Ant. P e tit), et
in collibus prope Adeganna, in provincia Meda, regni tigreensis,
mense Aprili fructifera (Schimper).
Observation. — Espèce ayant quelque ressemblance avec la Tephrosia apollinea,
DC., mais en différant 1° par sa tige évidemment ligneuse, tomenteuse et
cendrée, et non poilue ; par ses feuilles très-courtes, à folioles plus allongées,
et par ses gousses d’un gris cendré et soyeuses.
TEPHROSIA GRACILIPES. Guill. et Perrot. FI. Seneg., 1 , 194, t. XLIX.
T. caule erecto pedali et ultra, ramoso ; ramis erectis gracilibus
pilosis; foliis imparipinnatis ; foliolis 1-5-jugis, oblongo-linearibus
obtusissimis, apiceque mucronulatis, superne glabriusculis, subtus
subsericeis ; stipulis lineari-lanceolatis ; pedunculis lateralibus folia
subæquantibus, valde gracilibus, flores 2-3 roseos parvulos breviter
pedicellatos, distantes gerentibus; calycis laciniis linearibus acutis-
simis, tubo longioribus; leguminibus compressis subsericeis, unciam
longis, 2-§-3 lineas latis.
Crescit in convalle fluvii Taccazé, non procul a pago Tchélatchékanné
( Quartin Dillon ).
Observation. — C’est, sans aucun doute, l’espèce du Sénégal, ainsi que j ’ai
pu le reconnaître par la comparaison avec les échantillons types de la Flore de
Sénégambie.
TEPHROSIA LEPTOSTACHYA. DC., Prodr., I I , 251 ; Guillem. et Perr., in
FI. Seneg., I, 192.
t e p h r o s ia ü n if l o r a . Pers., Ench., II, p. 329? (ex DC.).
t e p h r o s ia l in e a t a . Schum. et Thonn., pl. Guin., II, 150?
T. caule basi suffrutescente, ramoso, erecto, sesquipedali, ramulis
teretibus striatis subsericeis ; foliis imparipinnatis, folioli