
CADABAFARINOSA. Forsk., Desc. 68; DC., Prodr., I , 244; DeLess., Icon
select., III, t. 8.
CADABA DUBIA. DC., loc. Cit.
sthoemia farinosa. R. Brown, in Sait, voy., 64 (sec. DC.).
C. inermis, albido-glauca ; foliis maxime variis, ovalibus ob-
tusis, aut lanceolatis acutis, aut ellipticis, apice mucronulatis aut
emarginatis, 1 -nerviis, margine integris, pulverulenti-farinaceis,
crassiusculis ; petalis 4 linearibus, acutis, basi longe angustatis ;
staminibus 5; fructu siliquæformi, subcarnoso, apice obtuso.
Crescit in provincia Tchélikote (Ànt. Petit ) ubi vernacule Tenchaié
dicitur; et in regione inferiori versus fluvium Taccazé (Schimper).
Var. a : Microphylla. Nob.
Observation. — En examinant un grand nombre d’échantillons de celte
espèce, j ’ai reconnu qu’elle était très-variable dans la grandeur et la ligure de
ses feuilles. Les échantillons recueillis par Schimper dans la vallée du Taccazé,
et nommés Cadaba dubia, DC., sont identiques avec ceuxquenous avons décrits
dans la Flore du Sénégal, en les rapportant à la C. farinosa de Forskal, à laquelle
ils appartiennent bien certainement.
Je signale ici comme simple variété, sous le nom de Microphylla, une forme
excessivementremarquable et que cependant je rapporte également à la Cadaba
farinosa. Ses feuilles sont très-petites, épaisses, charnues, obtuses et quelquefois
comme légèrement mucronées au sommet, très-rapprochées les unes des
autres. Mais ses fleurs et ses fruits ne m’ont montré aucune différence appréciable,
et je n’ai pas osé, par les différences seules des feuilles, en faire une
espère distincte ; d’autant plus que quelquefois les feuilles deviennent un peu
plus grandes qu’elles ne le sont habituellement. Cette variété a été trouvée
par le docteur Petit dans la province de Tchélikote. On se sert de l’infusion de
ses feuilles contre les maux de gorge. Ces feuilles ont une saveur acerbe.
CAPPARIS. L., Gen., n° 643; DC., Prodr., I , 245.
CAPPARIS TOMENTOSA. Lamk., Dict., I , p. 606; DC., Prodr., I , 246;
A. Rich., in Fl. Seneg., I, 23.
C. aculeata; aculeis stipularibus recurvis; foliis ovali-oblongis,
obtusis, petiolatis, utrinque tomentosis ; floribus majoribus longe
pedunculatis, solitariis aut sæpius corymbosis; pedunculis sepa-
lisque exterioribus tomentosis.
Crescit circa Adoua (Quartin Dillon), mense Novembre florens.
Nomina vernacula : Gamaro, Andèle.
Observation. — Cette espèce est assez variable dans sa forme générale et sa
pubescence. Les échantillons recueillis en Abyssinie m’ont paru tout à fait semblables
à ceux que j ’ai décrits dans la Flore de Sénégambie.
CAPPARIS PERSICÆFOLIA. Nob.
C. glabra, aculeata; aculeis stipularibus recurvis; foliis breviter
petiolatis, oblongo-lanceolatis, acutis, glabris, 2-2 | unciaslongis,
5-8 lineas latis; floribus majusculis subcorymbosis terminalibus ;
sepalis externis, pedicellisque rufo-pubentibus.
Crescit in sepibus provinciæ Chiré, nec non circa Adoua
(Quartin Dillon).
Observation. — Est-ce une espèce nouvelle ou simplement une forme de
notre C. polymorpha, Fl. Seneg., t. V ? ;Je suis plus porté pour la première
opinion. En effet, la C. persicæfolia, indépendamment de ce que ses tiges et
ses feuilles sont complètement glabres, a ses feuilles allongées, lancéolées,
aiguës au sommet et très-obtuses à la base. En la comparant aux nombreuses
formes que je possède de la C. polymorpha, recueillies au Sénégal par mesamis
MM. Leprieur et Perrottet, j’ai constamment trouvé des différences marquées
pour là nouvelle espèce que j’établis ici.
CAPPARIS MICRANTHA. Nob.
C. glaucescens; foliis oblongo-lanceolatis, breviter petiolatis
integris apice basique obtusis, apice emarginatis, 2 uncias longis,
4-6 lineas latis, in petiolo et subtus puberulis ; aculeis stipularibus
recurvis ; floribus 3-5 subcorymbosis ramulos pilosos terminantibus
pedunculatis; sepalis valde concavis glabris.
Crescit in Abyssinia (Quartin Dillon).
Observation.m- Il n’existe qu’un seul échantillon de cette espèce dans l’herbier
du docteur Quartin Dillon, et cet échantillon est sans indication précise de
localité. Celte espèce m’a paru tout à fait nouvelle et se distingue surtout par
ses feuilles allongées, étroites, obtuses et émarginées au sommet, par ses fleurs
très-petites, formant une sorte de corymbe terminal au sommet des jeunes
rameaux.