
Crescit in rupibus humidis rivulorum prope Adoua, mense Septembre
florens ( Schimper et Quartin Dillon).
Nomen abyssinicum : Kasch Kascho.
Observation. — C’est une espèce qui n’a rien de Irès-remarquable dans son
port. Ses feuilles* sont lancéolées, quelquefois entières, quelquefois offrant
quelques dents écartées et à peine marquées. Ses capitules peu nombreux sont
groupés au sommet des ramifications de la tige, et ses fruits glabres et allongés
sont épaissis dans leur contour.
CONYZA ABYSSINICA. C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. i , 195.
C. caule erecto, tereti, apice corymboso, hirto,.aspero, bipedali;
foliis sessilibus oblongo-Ianceolatis acutis inciso et grosse serratis,
basi auriculato-cordatis, semi-amplexicaulibus utrinque hirto-sca-
bris : cymis scorpioideis corymbum subfoliosum compositum con-
stituentibus ; involucri squamis linearibus acutis, externis glandu-
loso-scabris ; akeniis oblongis compressis, incrassato-marginalis
subhirtis; pappo pallide fulvo.
Crescit in regione suprema septentrional! montis Selleuda, prope
Adoua, mense Junio florens (Schimper).
Nomen abyssinicum : Gursai.
Observation, — Cette espèce ressemble un peu à la Conyza Schimperi. Mais
elle n’est pas blanche dans toutes ses parties comme cette dernière, et ses
feuilles beaucoup plus grandes sont sessilesà leur base, semi-amplexicaules et
cordiformes.
CONYZA BACCHARQIDES. C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. i ,
n° 146.
C. caule lignoso, ramoso, ramig teretibus pubentibus ; foliis alter-
nis elliptico-oblongis, parvulis, acutis, basi attenuati», margine inæ-
qualiter et sæpius distanter denticulatis utrinque dense pubentibus :
cymis scorpioideis corymbum parvum terminalem efformantibus ;
involucri squamis ovali-oblongis aCutissimis glabriusculis ; akeniis
oblongis angustis compressis, glabris; pappi setis pallidis paucis,
circiter 10 - 1 2 .
Crescit in ripis rivulorum et in locis humidis prope Adoua, mense
Maio florens (Schimper).
Nomen abyssinicum : Settenamai.
Observation. — Ainsi que l’indiqüe son nom, cette espèce ressemble assez à
un Baccharis. Sa tige est complètement ligneuse, ce qui la distingue de toutes
les espèces précédentes, et ses feuilles sont petites et offrant des dents peu
profondes et assez écartelées.
CONYZA HYPOLEUCA. Nob.
C. caule frutescente, ramoso, ramis teretibus albido tomentosis;
foliis alternis approximatis elliptico-oblongis aut laneeolatis acutis,
basi sensim in petiolum brevem attenuatis, margine distanter den -
tatis, superne pallide viridibus glabris, subtus incano-tomentosis ;
capitulis parvulis in apice ramulorum corymbum terminalem efformantibus
; involucri squamis oblongo-Ianceolatis tomentosis cilia—
tisque ; akeniis compressis incrassato-marginatis pubentibus.
Crescit in provincia Ouodgerate (Ant. Petit).
Observation. — C’est un charmant petit arbuste qui répand une odeur extrêmement
suave : ses feuilles sont d’un vert tendre et glabres à leur face supérieure
; elles sont tomenteuses et d’un beau blanc à leur face inférieure.
BLUMEÀ. Nob. *.
blumë ’a et p lü g h e a . DC., Prodr., V, 432 e t 449.
BLUMEA BACCHAROIDES. C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. u ,
n° 1018.
p l u c h e a d i o s c o r i d i s . DC., Prodr., V, 450.
b a c c h a r i s d i o s c o r i d i s . L., Am cm ., IV, p. 289.
B. ramis teretibus striatis cinereo-hirtis ; foliis sessilibus basi
auriculato-cordatis ellipticis obtusis aut subacutis, margine obsolète
1 Les tro is gen res Conyza, Blumea e t P lu ch ea nous paraissen t excessivement voisins les
uns des a u tre s , quand on examine une grande s érie d’espèces. Les Conyzes se distinguent
néanmoins p a r deux caractères : i° le u rs an th ères sans appendices à leu r b ase; 2° leu r akène
constamment comprimé e t le plus sohvent entouré d’un reb o rd un peu épais e t mousse. Ce
d e rn ie r caractère e st un de ceux que l’on peut le plus facilement reconnaître dan s le s nombreuses
espèces de ce g enre.
Quant aux Blumea e t P lu ch ea , nous les réunissons en un seul genre. Nous n ’avons pu obse
rv e r aucun caractère de quelque valeur pour les distinguer. Il n’y a g u ère que l’involucre
dont les écailles sont plus nombreuses e t plus imbriquées d ans la p lupa rt des espèces du
g en re P lu c h e a , tandis qu’elles se ra ien t simplement s u r deux ou trois ran g s dan s le s B lu m
ea . C’est un caractère si peu tra n ch é , qu’il e st presque impossible de le préciser rigoureusement.
De Candolle, après avoir tra cé les caractères du g en re Pluchea (P r o d r ., V»