
tant des dents extrêmement profondes et aiguës; ses stipules sont foliacées
et dentées; son caiicule est formé de folioles elliptiques allongées, aiguës,
beaucoup plus grandes que le calice , s’accroissant encore après la floraison.
Enfin ses carpelles sont parfaitement glabres et lisses.
POTENTILLA REPTANS. L., Sp., 714; DC.; Prodr., II 574.
P. caule sarmentoso,, flagelliformi, reptante, surculis elongatis
glabriusculis ; foliis petiolatis digitato-quinatis ; foliolis obovali-cu-
neiformibus obtusis dentatis, nisi suhtus in nervis glabris ; stipulis,
ovali-oblongis, acutis, integris; pedunculis axillaribus folio lon-
gioribus; calyculi foliolis ovalibus acutis, calyce brevioribus, ca-
lycis laciniis oblongis, acutis subsericeis ; petalis obcordato-subor-
bicularibus; receptáculo piloso ; akeniis punctatis.
Crescit in arvis prope Maye-Gouagoua, non procul ab Ad o u a ,
mense Novembre florens (Quartin Dillon).
Observation. — Je n’ai pu observer aucune différence entre ces échantillons
et ceux de la plante qui est si commune aux environs de Paris.
Tribus III. AGRIMONIÆ.
BRAYERA. Kunth, in B rayer n o tic ., 1824; ibid., D ic t. class. hist.
n a t., Y, 501; DC., P ro d r ., II, 588.
BRAYERA ANTHELMINTICA. Kunth, loc. c it.; DC., loc. cit.
cds so ou b a n k s ia a b y s s in ia . Bruce, Pop., V, 91, t. XXII et XXIII.
HAGENiA ABTssiMCA. Willd., Sp., II, 331 ; T.amkc., lU., t. CCCXÏ.
B. ramulis teretibus ferrugineo-hirsutissimis ; foliis altérais basi
vaginantibus in parte ramulorum superiore approximatis*interrupte
imparipinnatis ; foliolis elliptico-lanceolatis, acutis, margine acute
serratis et dense ciliatis, superne glabris, subtus præsertim in
nervis h irtis, foliolis intermediis minimis aut nullis : stipulis longis-
simis foliaceis, cum petioli marginibus complete adnàtis basi am-
plexicaulibus, apice obtusis, margine subdenticulatis; floribus
dioicis, parvulis viridi-purpurascentibus, numerosissimis et panicu-
lam ramosissimam, pedalem et ultra efformantibus.
Crescit in provinciis T ig r é , Agame, Choa, et colitur ubique:
(Quartin Dillon, Ant. Petit, Rochet d’Héricourt, Schimper). |
Observation. — Le çosso est un arbre d’une vingtaine de pieds de hauteur.
M. Kunth est le premier qui nous ait fait connaître la structure de sa fleur.
Mais ce qu’il n’a pas éjé à même d’observer, et ce que je viens de reconnaître
par une analyse très-détaillée de cette plante'singulière, c’est que les fleurs
sont unisexuées et dioïques, et que celles qui ont été observées et décrites par
M. Kunth sont lés fleurs mâles.1 Ces fleurs sont à peu près de la même grandeur
et disposées dé la- même manière dans les deux sexes. Mais elles offrent
dans leur structure des différeneès très-marquées. Les fleurs mâles ont un calice
turbiné à la base, offrant un limbe de cinq folioles scarieuses, étalées,
obtuses, mucronéesou réfléchies; en dehors de ces cinq folioles, on en trouve
cinq beaucoup plus petites, alternes, aiguës, formant un véritable caiicule et
alternant avec les précédentes ;4cinq pétales très-petits, lancéolés, aigus,
blancs, sont attachés à la gorge du calice et alternent avec les sépales.Les
étamines varient de quinze à vingt : elles sont attachées en dehors d’un disque
annulaire, mince, qui garnit la gorge du calice. Le tube du calice contient
deux carpelles distincts, très-serrés l’un contre l’autre, composés chacun
d’un ovaire à une seule loge, offrant un ovule pendant de son sommet,
d’un style velu et d’un stigmate épais, élargi et discoïde. Ces fleurs pourraient
être considérées comme des fleurs hermaphrodites, car les deux carpelles m’ont
paru parfaitement bien conformés, ■*
Les autres fleurs sont évidemment femelles. Leur périanlhe diffère de celui
des fleurs mâles par le grand développement que prend le caiicule dont les
cinq divisions régulièrement étalées sont quatre ou cinq fois plus grandes
que les lobes du calice et placés à une certaine distance au-dessous d’eux.
Les pétales manquent complètement. Le disque forme un tube tronqué à son
sommet, à travers lequel passent le sommet des deux styles et les deux stig-
matesf En dehors de la base dn disque sont placées circulairement de quinze à
vingt étamines très-petites, tout à fait à l’état rudimentaire et stériles. Les deux
carpelles ne m’ont pas paru différer de ceux des fleurs précédentes.
Je n'ai pu observer de fruits murs dans l’une ni dans l’autre de ces deux sortes
de fleurs.
On sait que le cosso est un dès arbres les plus précieux de l’Abyssinie. Ses
fleurs fournissent un remède extrêmement puissant pour combattre le toenia
ou ver solitaire, dont presque tous les Abyssins sans exception sont affectés.
JDans la seconde partie de cet ouvrage, nous entrerons dans plus de détails à
ce sujet.
Tribus IV. àANGUISORBÆ.
IALCHEMILLA. Tournef., Inst., t. CCLXXXIX; DC., Prodr.,I I ,589.
ALCHEMILLA CRYPTANTHA ; Steudel, in pl.Schimp.Abyss., sect. n ,5 6 6 .
A. caule a basi repente, ramis assurgentibus pilosis foliis petiolatis
reniformibus 5-nervns, in ambitu digitato—5—lobis, lobis obtusis—