
ERYTHRINA ABYSSINICA. Lamkc., Dict., II, 392'; DC., Prodr., II, 413.
(T ab. XL1.)
E. caule arboreo ; ramis crassis aculeatis; foliis longe petiolatis,
petiolis subaculeatis ; foliolo terminali longe petiolulato, latiore
quam longo, obsolete trapeziformi, apice subacuto, aut obtuso,
angulis lateralibus obtusissimis, basi truncato, lateralibus breviter
petiolulatis minoribus, ovalibus basi truncatis et inæquilateris apice
obtusis, coriaceis, omnibus superne glabris, subtus reticulato-veno-
sis, utriculis parenchymatis nudis ( epidermide destitutis ? ) in venis
tomentellis ; fructibus coriaceo-lignosis monilifòrmibus ferrugineo-
tomentosis ; articulis globosis ; semine ovoideo-compresso, ruber-
rimo, lævi, macula nigra ad hilum notato.
Crescit prope A d d ’e rb a ti, non procul a convalle fluvii Mareb,
mense Septembre fructifera (Quartin Dillon ).
Observation. — Est-ce bien là l’espèce que Lamarck a nommée Erythrina
dbyssinica, sans la décrire et en en donnant seulement une phrase excessivement
courte? Je le crois, sans en avoir cependant une certitude complète. Je suis
d’autant plus porté à l’admettre, que je trouve dans mon herbier général, sous
le nom d’Erythrina dbyssinica, des feuilles provenant du Jardin des Plantes.
Or, c’est la plante de ce jardin d’après laquelle Lamarck a tracé son caractère
si abrégé. La plante d’Abyssinie dont je viens de donner le caractère s’accorde
bien par la figure de ses folioles avec notre Erythrina dbyssinica du Jardin des
Plantes. J’y vois seulement une différence : c’est que dans la plante cultivée,
les feuilles sont également glabres à leur face inférieure. Cette disparition des
poils est-elle due à la culture ? Quoi qu’il en soit, je conserve à cette espèce le
nom d’Erythrina dbyssinica. Elle se distingue de suite de l’Erythrina tomentosa,
par sa couleur générale grisâtre, par ses feuilles glabres en dessus, et par sa
foliole terminale beaucoup plus large que longue, plus obtuse et moins tronquée
à la base.
ERYTHRINA SENEGALENSIS. DC., Prodr., II, 413; Guill. et Perrot., in
FI. Seneg., I, 224.
e r y t h r in a LATiFOLiA. Schum. et Thonn., pl. Guin., I I , p . 107.
E. ramulis teretibus valde aculeatis glabris ; foliis loiige petiolatis,
petiolo echinato glabro ; foliolis membranaceis, utrinque glabris,
penninerviis, terminali majori ovali, basi obtuso, apice acuminato,
aut rarius obtusissimo, lateralibus minoribus elliptico-oblongis acu-
minatis acutis, basi obtusis ; floribus fructibusque ignotis.
Crescit in regno Choa ( Ant. Petit).
Observation. — Quoique je n’aie vu que des rameaux sans fleurs ni fruits,
cependant je ne balance pas à rapporter cette plante à Y Erythrina senegalensis,
à laquelle elle appartient, ainsi que j ’ai pu le reconnaître en comparant les
échantillons d’Abyssinie avec ceux du Sénégal. La seule différence que j aie observée,
c’est que dans la plante abyssinienne, les feuilles sont plus minces et
plus membraneuses, ce qui peut tenir à l’état de plus grande jeunesse.
MUCUNA. Adans., Fam., II, 325; DC., Prodr., II, 404.
MUCUNA MELANOCARPA. Hochst., in pi. Schimp. Abyss., sect. n i, 1425.
M. scandens ; foliis longe petiolatis ; foliolo terminali obovali-
ob'tuso aut subacuto, basi subcuneato ; lateralibus valde inæquilateris,
subovalibus basi truncatis, apice breviter acuminatis omnibus
membranaceis, integris, superne glabris, subtus ferrugineo-puben-
tibus ; floribus maximis in racemum simplicem folio longiorem
axillarem pedunculatum, multiflorum dispositis ; calyçe sericeo-
ferrugineo ; leguminibus oblongis angustis obtusis, dense et viridi-
sericeis, calyce ampliato basi cinctis.
Crescit in fruticetis et sepibus scandens circa Add’erbati, et in provincia
Chiré CQuartin Dillon), nec non prope Tchélatchékanné,
mense Septembre florens (Schimper).
Observation?— Très-voisine de la Mucuna pruriens, DC.; cette espèce peut
néanmoins en être facilement distinguée. Ainsi ses folioles sont plus grandes ;
les latérales plus larges, mais moins inégales à la base, couvertes de poils roux
et non blancs; ses fleurs sont également plus grandes et les poils de son calice
sont également roux et ferrugineux , et non blancs et soyeux.
J’avoue que je ne vois pas trop pourquoi M. Hochstetter a donné à celte espèce
le nom de Melanocarpa. Les fruits que j ’ai vus étaient couverts de poils
soyeux, jaunes, verdâtres.
Subtribus IV. edphaseoleæ.
PHASEOLUS1. L., Gen., n° 866; DC., Prodr., II, 390.
PHASEOLUS VÜLGARIS. Savi, Mém., III, p. 14; DC., Prodr,, II , 392.
P. volubilis glabriuseulus; foliolis ovatis, acuminatis; racemis
1 Nous avons éprouvé une trè s-g ran d e hésitation pour rapporter à leu r véritable genre c e r