
354 FLORA ABYSSINICA.
Crescit in convalle fluvii Taccazé, prope Tchélatchékanné (Quar-
tin Dillon).
Observation, -s- Je n’ai pas vu les fruits de cette espèce, et cependant je suis
presque certain qu’elle appartient au genre auquel je la rapporte. Sa fleur, en effet,
offre la même struelureetla même forme que celle de la Vangüeria edulis; c’est
surtout le même stigmate cylindrique et tronqué, si remarquable dans ce
genre. Par quelques-uns de ses caractères et surtout par ses feuilles tomen-
teuses, cette espèce a quelque analogie avec la Vangueriainfausta de Burchell;
mais ses feuilles ne sont pas arrondies; elles sont au contraire ovales et allongées,
longuement acuminées.
Tribus VI. GARDENIACEÆ.
GARDENIA, L., Gen., 296; DC., Prodr., IY, 379.
GARDENIA LUTEA. Fresen., in Mus. Senckenb., II, 167; Hochst., in pl.
Schimp. Abyss., sect. n , 523.
G. inermis : ramulis pubentibus ; foliis 2-4 verticillatis, rarius op-
positis obovali-oblongis, ellipticis aut sublanceolatis, obtusis, rarius
acutis, basi sæpius sensim attenuatis, sessilibus utrinque glabris ;
stipulis intrapetiolaribus in vaginam pubentem, trilobâm coalitis;
floribus 1-3 pallide luteis, ramulos terminantibus, brevissime pe-
dunculatis ; calycis limbo tubuloso, 5-6-fido, laciniis angustis acutis;
corollæ tubo tereti, versus apicem dilatato, 1-2 uncias longo;
limbi 5-6-partiti laciniis ovalibus obtusissimis ; fructibus coriaceis
oblongis basi apiceque coronatis, angustatis, vix costato-nervosis.
Crescit in convalle fluvii Taccazé, non procul a Tchélatchékanné
( Quartin Dillon ) et in planitie montana prope Adde-Bohara, pro-
vinciæ Zana, mense Novembre fruçtifera ( Schimper ). ♦
Observation. — Espèce voisine de la Gardenia ternifolia (Thonning! in Schum.
pl. guin., 147), mais s’en distinguant surtout par les divisions de son calice
beaucoup plus longues et les lobes de sa corolle très-obtus.
GARDENIA DUMETORUM. Retz, Obs., XI, U;Roxb., Corom., t.CXXXVl.
r a n d ia dt jm eto rum . Lamk., III., t. CLVI, t. IV ; DC., Prodr., IV, -385,;’
Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. Ji, 1002.
G. spinosa : spinis rectis acutis, robustis; foliis obovalibus obtusissimis
basi sensim angustatis subeessilibus, glabris, parvulis ; floribus...
fructu coriáceo globoso, pedunculato, glabro, tubo calycino
coronato, lævi, 2-loculari.
Crescit adradices montium prope Adde-Ganna in provincia Meda,
mense Aprili fructífera (Schimper).
Observation. — Est-ce bien là la Gardenia ou Randia dumetorump Je serais
presque tenté de croire la plante abyssinienne différente de celle de l’Inde. En
effet, d’après la description qu’on en a donnée et d’après les figures, les épines
sont opposées dans cette dernière; elles sont au contraire alternes dans l’échantillon
d’Abyssinie que j ’ai sous les yeux. Mais cet échantillon est en fruit et en
assez mauvais état, et je m’abstiens de prononcer sur son identité spécifique.
POUCHETIA. A. Rich., Rub.
POUCHETIA SAXIFRAGA. Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. if, 863.
PTYCHOSTIGMA SAXIFRAGUM. Hochst., loC. cit., S e c t. I I I , 1586.
P. ramulis pubentibus; foliis oppositis breviter petiolatis elliptico-
oblongis acuminatis basi subacuminatis, utrinque præsertim in nervis
pubentibus ; stipulis brevibus latis, longe acuminatis, floribus in
axillis foliorum cymas breves, pedunculatas, ramosas, trichotomas
pubentes, vix petiolo longiores efformantibus ; limbo calycino 5-
dentato ; corollæ subrotatæ laciniis ovali-oblongis ; antheris oblongo-
lanceolatis subsessilibus erectis ; stigmate bipartito, lineis prominu-
lislongitudinalibus notato ; fructu ovoideo coriáceo carnoso, indéhiscente
pisiformi, dentibus calycis appressis coronato, 2-loculari,
loculis 3-5-spermis ; seminibus oblongis e parte superiore dissepi-
menti pendulis.
Crescit in sylvis humidis lateris borealis montis Aber prope Add’
silarn in provincia Semiène, mensibus Maio florens et Januario fruc-
tiferum ( Schimper).
Nomen abyssinicum : Dinkia-Sebber.
Observation. — Cet arbrisseau appartient bien certainement à mon genre
Pouchetia, ainsi que M. Hochstetter l’avait d’abord reconnu; il n’en diffère par
aucun caractère et ne doit, par conséquent, pas former un genre nouveau, ainsi
que M. Hochstetter l’avait plus tard pensé. Quant au stigmate marqué de lignes
longitudinales plus ou moins saillantes, elles sont évidemment dues, ainsi que
-je l’ai reconnu en analysant un bouton, à la pression que les anthères exercent,
étant dressées et immédiatement appliquées sur lui dans la fleur avant son
épanouissement.