
sed in provinciis Tigré et Amara non usque ad maturitatem per-
ficit fructus.
Nomen abyssinicum : Boun.
Observation. — Le café e s t-il primitivement originaire de l’Arabie, d’où il
s’est in tro d u it en Abyssinie, à l’époque où les Abyssins étendaient leu r domination
sur presque tous les peuples qui h ab iten t les rivages de la me r Rouge?
ou bien au c o n tra ire , comme Raynal l’a déjà d it, fau t-il reg a rd e r l’Abyssi-
nie comme sa véritable patrie primitive ? c’est une question qu’il n’est pas très-
aisé de ré so u d re au jo u rd ’hui. Ce qu’il y a de c e rta in , c’est que le cafeier croît
en abondance et to u t à fait sans culture dans le pays des Changallas. On le
cultive abondamment dans les provinces de l’Énarrea e t de Caffa. Mais p a rto u t
ailleurs, en Abyssinie, il est peu cultivé. Cependant il peu t réussir même à
une h au teu r c o n s id é rab le , p a r ex em p le , dans des régions élevées de six
à sept mille pieds au-dessus de la mer. Dans les provinces du Tigré e t de
l ’Amarah, il réussit p e u , quoique cependant on le cultive dans plusieurs localités.
En g é n é ra l, les Abyssins font peu usage de café ; il n’y a guère que ceux
qui professent la religion mahométane qui l’emploient p o u r en p rép a re r une
boisson. Pre sque to u t celui qui est récolté dans les diverses provinces est apporté
à Messoah p a r des caravanes. De là, on l’expédie à Moka où il est vendu
comme café d’Arabie.
CANTHIUM. Lamkc., Bic t., I , 602; DC., Prodr., TV, 473.
phallaria. Schum., pl. Guin., 112; DC., Prodr., IV, 619.
CANTHIUM SCHIMPERIANUM. Nob.
phallaria scHiMPEHi. Hochst., in p i. Schimp. Abyss., sect. i , 328.
C, inerme; foliis breviter petiolatis ovali-oblongis, aut ellipticis,
acuminatis, subobtusis, basi sensim angustatis glabris, superne
nitidis ; stipula interpetiolari basi lata, et cum altera subcoalita,
apice acuminata floribus parvulis, longe pedicellatis, in axilla folio-
rum fasciculatis, pedunculis præsertim versus basin subpubentibus ;
limbi calicini dentibus 5 latis margine ciliatis : corollæ tubo brevi :
limbo explanato, 5-partito ; stigmate crasso, subtereti, basi abrupte
truncàto, apice vix bilobo ; drupa globoso-depressa compressa ; py-
renis osseis reniformibus rugosis.
Crescit prope Maye-Gouagoua ( Quartin Dillon ), et in monte Sel-
leuda, provinciæ Tigré (Quartin Dillon et Schimper), mensibus
Octobre ad Novembrem.
Observation. — Le genre Phallaria de Schumacher n’est évidemment que le
genre Canthium. C’est la réunion de tous les caractères de la fleur et du fruit
qui distingue ce' dernier genre. Parmi les deux espèces rapportées à ce genre
par Schumacher, l’une est pourvue d’épines, et l’on sait que c’est ce qu’on observe
fréquemment parmi les espèces du genre Canthium. Celle d’Abyssinie que nous
nommons Canthium schimperianum, est dépourvue d’épines; elle croît également
au Sénégal : je la possède de ce dernier pays. Elle se rapproche beaucoup
du C. fasciculatum, Blume; mais ses feuilles sont acuminées, obtuses, moins
allongées. .
PAVETTA. A. Rich., Pub.
PAVETTA et IXORA. AuCt.
PAVETTA GARDEN1ÆFOLIA. Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. il,
n° 1141.
PAVETTA lo n g if lo r a . Hochst., i , 210 ( non Vahl).
P. ramulis glabris ; foliis obovali-oblongis breviter acuminatis,
aut acutis basi sensim angustatis aut oblongo-lanceolatis et brevissime
petiolatis ; stipulis latis brevibus acutis, margine lanuginoso-
ciliatis ; floribus albis cymas breves congestas, axillares efformanti-
bus ; calycis turbinati limbo bbselete dentato ; corollæ limbi laciniis
ovali-oblongis obtusis tubum æquantibus, aut vix superantibus ;
stigmate, staminibusque exsertis ; drupis globosis pisiformibus gla-
bris, limbo calycino breviter tubuloso obsolete dentato terminati s.
Crescit circa Add’erbati, in con valle fluvii Taccazé, mense Septembre
fructífera (Quartin Dillon), et ad montes in provincia
Choata, mense Julio florens (Schimper).
Nomen abyssinicum : Maundet, secund. clariss. Schimper,
Mougletç, secund. Quartin Dillon.
Observation. — C’est une espèce également assez variable dans la figure de
ses feuilles, tantôt presque lancéolées, aiguës ou obovales, oblongues. En examinant
attentivement l’espèce que M. Hochstetler nomme Pavetta longiflora,
Vahl, j ’ai reconnu qu’elle diffère de cette dernière plante par un caractère très-
tranché, le limbe de son calice est tubuleux à quatre dents, à peine marquées,
tandis que Vahl décrit son espèce comme ayant des dents, longues et aiguës.
Mais en comparant les échantillons ainsi étiquetés par M. Hochstetter, avec
ceux qu’il nomme Pavetta gardeniæfolia, il ne m’a pas été difficile de voir
qu’ils constituent une seule et même espèce.