
serrées, ont à peine un ou deux pouces d’élévation ; tantôt elles ont presque
un pied de hauteur. Elle est très-voisine de l’A. setacea d’Europe, mais en est
fort distincte.
MOLLUGO. Nob.
m o llu g o et g l in ü s Àuctorum.
MOLLUGO CERVIANA. Seringe,"in DC., Prodr., I, 392.
p h a r n a c e u m c e r v i a n a . L., Sp., 388 ; Lamkc., III., t . CCXIV, f . 1 .
M. annua; foliis inferioribus minimis, spatulatis, obtusis, glau-
cis, crassiusculis; caulinis linearibus, acutis aut obtusis, sùbmu-
cronulatis, caulibus erectis verticillatis; floribus (3-5) verticillatis,
divaricatis; capsula trivalvi.
Crescit in locis arenosis provinciæ Choho (Quartiii Dillon).
Observation. —? Petite plante annuelle généralement répandue dans presque
toutes les contrées chaudes de l’ancien continent.
MOLLUGO GLINOIDES. Nob.
g l in u s mollugo. Fezl., Annal. Wien. Mus., 1 , 359.
MOLLUGO SPERGULA. L., Sp., 134.
mollugo ve r t ic il la ta . Guill- e tP e rr., in FI. Seneg., I , 45 (non L.).
M. glabra, caule ramoso diffuso, subdichotomo; foliis pseudo-
verticillatis, ellipticis, acutis, aut lanceolatis ; floribus pedicellatis
umbellulatis ; capsula 3-valvi.
Crescit in provincia Chiré (Quartin Dillon),
Observation. — Je me suis assuré que la plante d’Abyssinie est bien la même
que celle du Sénégal.
MOLLUGO GLINÜS. Nob.
glinus LOTOiDES. L ., S p .,.663; DC., Prodr., Ill, 455; Fzl., in Ann. Wien.
Mus., I , 357 ; Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. n i , n° 1772.
M. cinereo-tomentosa, pilis stellatis; caule ramoso prostrato, foliis
caulinis pseudo-verticillatis, subspatulatis obovalibus, acutis
aut obtusis ; floribus breviter pedicellatis in axillis subumbellulatis ;
capsula 5-valvi.
Crescit in locis arenosis et humidis convallis fluvii Taccazé, prope
Tchélatchékanné (Quartin Dillon, Schimper).
Observation. — C’est bien la plante d’Egypte et du Sénégal.
L’examen scrupuleux auquel je me suis livré relativement à ces deux plantes
m’a convaincu que, malgré les travaux les plus récents, leur structure avait été
bien imparfaitement indiquée jusqu’à présent. En effet, si on lit avec attention
les caractères des deux genres Glinus et Mollugo, tels qu’ils ont été tracés par
M. Endlicher (Généra pl., p. 952), d’après les observations de Fenzl, il est impossible
d’y saisir la moindre différence de quelque importance. Autrefois on disait
que le genre Glinus différait du genre Mollugo : 1° par un ovaire à cinq loges,
et par cinq stigmates; 2° par la présence de pétales qui manquent dans ce dernier.
M. Endlicher au contraire admet que la corolle manque aussi quelquefois
dans les espèces du genre Glinus. Il en est de même de l’ovaire q u i, offrant
toujours trois loges dans les Mollugo, peut en présenter trois ou cinq dans les
Glinus. De l’analyse que nous avons faite de plusieurs des espèces de ces deux
genres , il est résulté pour nous qu’ils n’en constituent réellement qu’un seul.
En effet, il n’existe jamais de pétales dans les Glinus, pas plus que dans les
Mollugo. Les organes- que l’on a pris pour des pétales dans le premier de ces
deux genres ne sont que des filets d’éfamines plus ou moins minces, élargis et
membraneux, et plus ou moins soudés entre eux par leur base, dont les anthères
sont tombées. J’ai examiné avec soin dans le Glinus lotoides, L., des
fleurs avant leur épanouissement, et j ’ai reconnu que les prétendus pétales,
découpés en lanières étroites, portaient à peu près tous des anthères, àont une
partie se détache et tombe au moment où la fleur s’ouvre': ce sont ces filets d’é-
tamines dépourvus d’anthères qu’on a pris pour des pétales. Maintenant, dans
les espèces qui composent ces deux genres que nous réunissons en un seul, le
nombre des étamines est excessivement variable. Ainsi, on en compte de trois à
vingt dans les,Glinus, de troisà dix seulement dans les Mollugo. Ce nombre, dans
des limites aussi peu précises, peut-il être un caractère pour distinguer ces deux
genres ? Non, sans doute. Nous dirons la même chose de celui des stigmates, des
loges de l’ovaire et des valves de la capsule, qui varie de trois à cinq. Maintenant
les graines toujours plus ou moins réniformes et tuberculeuses, offrent la même
structure intérieure, c’est-à-dire ùn embryon recourbé, placé sur un endo-
sperme farineux ou charnu. Dans celles des Glinus lotoides et Glinus mollugo,
on voit naître du podosperme, qui est peu étendu, un appendice filiforme très-
long , environnant le bord convexe de la graine, sans contracter aucune sorte
d adhérence avec elle. Cet appendice a été à tort décrit comme un podosperme
filiforme (semina funiculis adscendentibus circumflexis inserta). Ce n’est pas
le podosperme, mais un simple appendice qui en naît au point où celui-ci
s insère au hile de la graine. Cet appendice manque, ou du moins je n’ai pu
l’observer dans les graines des Mollugo que j ’ai pu analyser. Mais, je le demande,
est-ce encore là un caractère suffisant, en admettant qu’il existe tou-,
jours, pour séparer deux genres? Nous ne partageons pas celte opinion, et nous
pensons, comme nous l’avons déjà dit, que ces deux genres doivent être réunis
pour en former un seul, auquel nous conservons le nom de Mollugo.