
ACACIA CAMPYLACANTHA. Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sec t. n ,
nis 639 et 893.
A. ramulis tomentosis ; aculeis stipularibus binis basi latis apice
acutis recurvis et unguem felinum æmulantibus ; foliis magnis bi-
pinnatis, pinnis 36-40-jugis, pinnulis minimis linearibus cultri-
formibus subacutis, 45-50-jugis, margine subciliatis, petiolis petio-
lulisquevillosiseglandulosis, aut gianduia cyathiformi,infrasingulum
par; spicisfiliformibus 2-3ex eademaxilla,folio brevioribus, pedun-
culatis; pedunculo, calycibusque subtomentosis ; leguminibus com-
pressis marginatis coriaceis glabris glaucisque, reticulatis, 3-4 uncias
longis, 6-8 lineas latis.
Crescit ad latera montium versus fluvium Taccazé, prope Tché-
latchékanné ( Quartin Dillon et Schimper ), et in præruptis monta -
nis Maye-Dogale, mense Maio flores , Novembre fructus profqrens.
Observation. 3- C’est un grand et bel arbre, qui paraît assez généralement
répandu dans le Tigré. Il a une certaine ressemblance avec l’Acacia càtheca,
Willd. ; mais il est tomenteux dans toutes ses parties jeunes, et ses feuilles se
composent de trente à quarante pinnules.
ACACIA HECATOPHYLLA. Steud., in pl. Schimp. Abyss., sect. I l , nis 628
et 884.
A. ramufls junioribus inermibus tomentosis, annotinis subgla-
b ris , aculeatis ; aculeis infra stipularibus, brevibus, rectis, basi latis ;
foliis bipinnatis, pinnis 18-20-jugis; pinnulis 40-45-jugis ; foliolis
linearibus obtusis subtus pallidioribus margine ciliqtis ; gianduia
maxima oblonga sessili ad basin petioli communis ; racemis simpli-
cibus elongatis axillaribus, aggregatis, folio dimidio brevioribus;
pedunculo communi ; calyce corollaque tomentosis ; corolla calyce
vix duplo longiore; leguminibus compressis latis marginatis glabris,
4-5 uncias longis, vix unam unciam latis.
Crescit in locis umbrosis vallium prope Maye-Dogale, in regno
Tigré (Schimper). * *
Observation. — Grande et belle espèce formant un arbre de moyenne grandeur,
et ressemblant beaucoup à l’Acacia campylacantha; elle s’en distingue
d’abord par ses jeunes rameaux très-tomenteux et d’abord dépourvus d’aiguil-
lons; par ses folioles beaucoup plus grandes et plus nombreuses, par ses épis
de fleurs réunis plusieurs ensemble à l’aisselle des feuilles, et enfin par ses
gousses presque deux fois aussi larges sans être plus longues.
ACACIA ERYTHRANTHA. Steudel, in pl. Schimp. Abyss., sect. h ,
n° 1420.
A. ramis pubescentibus ; aculeis minimis infrastipularibus rectis;
pinnis 30-35-jugis; petiolo pubente glandulas sessiles quasdam
unam ad basin et cætëras sparsas gerenti ; pinnulis 40-50-jugis;
foliolis minimis linearibus obtusis, ciliatis ; spicis axillaribus 2 -3 ,
folio brevioribus ; calyce pubente, corollam fere æquante ; legu-
mine....
Crescit prope Tchélatchekanné (Quartin Dillon), et ad radices
montium prope Derragoussel, districtus Choada, in provincia Se-
miène, mense Julio florens (Schimper).
Observation. — Elle a beaucoup de ressemblance avec l’Acacia campylacantha;
mais en diffère surtout par ses fleurs rougeâtres, par ses aiguillons petits
et non aussi épais à leur base, ie n’ai pas observé ses gousses.
ACACIA GLAUCOPHYLLA. Steud., in pi. Schimp. Abyss., sect. ii , n° 728,
sect. n i, n° 1740.
A. inermis ;-foliis bipinnatis, pinnis 3-6-jugis; pinnulis 15-20-ju-
gis ; oblongo-angustis cultriformibus obtusis glabris glaucis ; petio-
lulis, petioloque basi gianduia sessili notato pubentibus, spicis
axillaribus 1-2, folia subæquantibus, densifloris ; floribus sessili-
bus ; corolla brevi, calycem vix duplo superante, glabra ; leguminibus
planis oblongis angustis glabris, glaucisque, obtusis, 3-4uncias
longis 5-6 lineas latis .
Crescit ad latera montium, versus fluvium Taccazé, infra Tehé-
latchékanné, mense Augusto florens et mense Novembre fructifera
(Quartin Dillon et Schimper).
Observation. — Cette espèce est-elle véritablement dépourvue d’aiguillons?
Nous le pensons sans en être complètement certains. En effet, il arrive quelquefois
que certains échantillons d’une espèce portent des aiguillons qui manquent
complètement dans d’autres échantillons de la même espèce. Notre plante
a une certaine analogie avec l’Acacia Verelc, décrit et figuré dans la Flore de
Sénégambie (p. 245, t. XLVI); mais l’absence des aiguillons, les folioles plus
larges, plus nombreuses, les feuilles également plus grandes et lés gousses plus
étroites, distinguent suffisamment cette espèce.