
Observation. — Je rapporte cette espèce à la Zornia glochidiata, et non à
la Zornia angustifolia, à cause de ses tiges dressées et non diffuses et de ses
bractées complètement dépourvues de glandes.
ÆSCHYNOMENE. L., Gen., n° 888; DC., Prodr., I I , 320.
ÆSCHYNOMENE SCHIMPERII. Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. n ,
n” 4073.
Var. « : Crassicaulis : caule fistuloso aut hispido.
Æ. caule herbaceo tereti piloso ; foliolis 10-25-jugîs, oblongis, an-
gustis, utrinque obtusis, apice seta terminatis, carnosulis, glaucis,
glabris , aut ciliatis, petiolo communi pilis quibusdam consperso ;
stipulis lanceolatis, acutis, inferne cum petiolo coalitis, infra basin in
appendicem pendentem acuminatum productis ; pedunculis axilla-
ribus elongatis, in diversis altitudinis punctis bracteas sessiles cor-
datas acuminatas gerentibus, sæpius l-floris ; legumine compresso
glabro, lævi, 2-unciali, basi ciliato, aut hispido, longe stipitato ;
articulis 9-12 subquadratis.
Crescit frequens in locis humidis circa Debrasina ; in provincia
Chiré (Quartin Dillon) et in paludosis circa Adouci, mense Novembre
fructifera et circa Axourn (Schimper).
Observation.Si On doit rapprocher beaucoup cette espèce de VÆschynomene
macropoda, DC.; mais ici les folioles sont très-obtuses, terminées par une
longue soie, et les pédoncules sont uniflores. C’est une des espèces les plus variables
que je connaisse. Ainsi, quelquefois ses fruits sont complètement glabres ;
d’autres fois ils sont simplement ciliés sur leurs bords ou bien hérissés de poils
longs et roides sur toute leur surface. Les feuilles se composent quelquefois
d’un petit nombre de paires de folioles; dans d’autres échantillons, j ’en ai
compté jusqu’à vingt-deux ou vingt-quatre paires. Ces folioles sont quelquefois
glabres, quelquefois munies dans leur contour de très-longs poils.
J’ai surtout remarqué deux formes particulières de cette plante. Dans l’une,
la tige est complètement herbacée, très-épaisse, creuse intérieurement: j ’en
forme une variété que je nomme Crassicaulis. Dans l’autre, la tige est plus
grêle et pleine intérieurement. Je n’ai pu observer entre ces deux formes
excessivement différentes au premier abord, aucun caractère conslant qui pût
servir à en faire deux espèces.
RÜPPELLIA. Nob.
RÜPPELL1A ABYSSINICA. Nob.
( T a b . XXXVII.)
R. glutinosa, caule erecto, ramoso, basi suffrutescente , tereti ;
foliis brevibus 6-15-jugis; foliolis oblongis angustis, basi apiceque
obtusis, apiculatis, glabris, parvulis ; stipulis lanceolatis, acutis ;
racemis axillaribus, strictis folio multo longioribus , glutinosis; flo-
ribus distantibus pedicellatis ; bracteis 2 oppositis, fiori appressis
lanceolatis, caducis; calycis bipartiti glabri labiis concavis oblongis,
obtusis; vexillo basi longe unguiculato; carina alis dimidio
breviori, leguminibus compressis, glabris, 1-2 articulis constan-
tibus.
Crescit in locis humidis prope fluvium Taccaz-é, mense Julio
florens et fructifera (Quartin Dillon).^
Observation. — J’ai cru voir dans cette plante le type d’un genre nouveau,
auquel j ’ai donné le nom deM.Riippell, célèbre zoologiste qui a, comme on sait,
parcouru l’Égypte, l’Arabie et une partie de l’Abyssinie, et qui, au milieu de ses
savantes observations sur les animaux, n’a pas négligé la botanique. Un certain
nombre des plantes recueillies en Abyssinie par M. Rüppell ont été publiées
par M. Fresenius dans le Muséum senckenbergianum. Le genre Büppellia est
voisin des genres Æschynomene et Smithia. II diffère du premier par son étendard
longuement onguiculé, étroit, allongé, et non orbiculaire et presque
sessile ; par ses ailes de la longueur de l’étendard, par sa carène de moitié
plus courte ; par son ovaire longuement pédicellé, ne contenant qu’un ou deux
ovules, et enfin par son fruit composé d’un ou de deux articles planes, presque
orbiculaires, séparés par un étranglement très-profond. Il se distingue du
Smithia par son fruit dressé, plane, plus long que le calice et non recourbé et
replié sur lui-même.
SMITHIA Ait., Hort. Kew., III, 496; DC. , Prodr., II, 323.
SMITHIA SENSITIVA. Ait., hc. cit., t. XIII; DC., loc. cit.
Var. a. ; Abyssinica. Nob.
sm it h ia a b y s s in ic a . Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. m , n° 1838.
S. annua ; caule erecto, ramoso, foliis imparipinnatis, 6-9-jugis,
foliolis anguste elliptico-oblongis, basi apiceque mucronulato-ob