
avons toujours préféré le nom donné par les auteurs qui
ont décrit le petit nombre d’espèces de plantes abyssi-
niënüès, qui ont été publiées depuis qüéíques années, ce
nom ne fût-il pas plus ancien qüe celui que MM. Hochstetter
ët Steudel consignaient sur les étiquettes dans les
collections de M. Schimper.
Mais cependant nous devons faire ici une observation
et uné réserve qui nous paraissent de toute justice. Toutes
les plantes des collections de MM. Quartin Dillon et Petit
ont été déterminées et nommées par nous ; jusqu’ici, c’est-
à-dire jusqu’au moment où nous avons commencé l’impression
de Cet oüvrâge, noué avons rayé nos noms pour
adopter ceux de MM. Hochstetter et Steudel. Néânmoins il
nous reste plus de deux cents espèces tout à fait nouvelles,
dont les descriptions sont déjà faites. Notre travail doit
donc être regardé comme terminé pour nous. A l’avenir,
nous considérerons les noms que ces messieurs pourraient
donner aux plantes qu’ils distribueraient de nouveau
comme non avenus. Pour nous, les collections deM. Schimper
s’arrêteiit à la fin de la troisième série.
Indépendamment des herbiers faits en Abyssinie par
les docteurs Quartin Dillon et Petit, nous avons eu à
notre disposition un atlas d’environ trois cents espèces de
plantes, peintes en Abyssinie par M. Vignaud avec beaucoup
de talent, et qui nous a été souvent d’une très-
grande utilité pour connaître le port et les couleurs de
certains végétaux.
Ainsi que nous l’avons déjà annoncé, la seconde partie
de cette publication contiendra la description détaillée
des espèces qui auront été figurées dans l’atlas qui accompagne
cet ouvrage. Nous y joindrons également des
considérations générales et détaillées sur la géographie
botanique de l’Abyssinie ; nous renvoyons ainsi à la fin de
cet ouvrage, cette partie importante qui servira en quelque
sorte d’introduction à cette Flore, afin qu’ayant embrassé
toute la végétation de l’Abyssinie dans son ensemble
et ses détails, nous soyons plus en état de pouvoir
déterminer avec exactitude le caractère de sa végétation,
considérée dans ses diverses provinces, et de mieux saisir
les rapports qu’elle présente avec celle des autres parties
de l’ancien continent.
Paris, 4" février 4847.