
212 FLORA ABYSSINICA.
Observation. — Cette espèce est facile à distinguer de la Glycine micrantha,
avec laquelle elle a une certaine ressemblance. Mais elle se distingue de suite
par son aspect d’un gris cendré; par ses fleurs encore plus petites; son calice
presque aussi long que la corolle; ses grappes de fleurs extrêmement grêles et
au moins trois fois plus longues que les feuilles, et ses fruits encore plus étroits.
GLYCINE MICRANTHA. Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. i , n° 8.
G. caule scandente ferrugineo-villoso ; foliis longe petiolatis, foliolo
terminali elliptico, basi subcuneato, 3-nervi ; lateralibus ellipticis
inæquilateris acutis, superne pubentibus, subtus ferrugineo-subpi-
losis; floribusparvulisinracemumaxillarem, gracilem, multiflorum
longitudine folii, dispositis; calycis laciniis lineari-lanceolatis acu-
tissimis, leguminibus angustis dependentibus, uncialibus, submoni-
liformibus, acutis, subtomentosis, 4-6-spermis; seminibus ovoideocompressis,
lævibus.
Crescit prope Memessah, Adoua, etc., in regno Tigreensi (Quartin
Dillon), in regno Choa (Ant. Pe tit), et per virgulta et gramina
serpens in inferiore parte septentrional! montis Selleudct ( Schiin-
pe r).
Nomen abyssinicum : Harag.
Observation. — Cette espèce n’est pas très-éloignée du Glycine senegalensis,
DC. Cependant elle s’en distingue facilement par ses fleurs beaucoup plus petites
et plus nombreuses, par ses gousses tomenteuses et par le duvet ferrugineux
qui recouvre presque toutes ses parties.
GLYCINE ABYSSINICA. Hochst., in pi. Schimp. Abyss., sect. 11 4057.
G. cinerea ; caule volubili ramoso, gracili, dense pubenti ; foliolis
p a r v u l i s ellipticis utrinqueobtusis, similibus et æquilateris, superne
glabriusculis, subtus sericeis ; floribus minimis 2-3 racemum axilla-
rem folio breviorem distantiflorum efformantibus ; leguminibus
linearibus acutis, griseo-sericeis, sesquiunciam longis, polyspermis.
Crescit circa Kouayetha, in provincia Chiré ( Quartin Dillon ), et
in paludosis prope Adoua, inter gramina, mense Novembre fructífera
(Schimper).
Observation. — Espèce vivace ayant quelques rapports avec les Glycine minima,
'Willd., et Glycine sericea, Willd., mais s’en distinguant parfaitement
par ses folioles obtuses et non aiguës à leurs deux extrémités ; par ses fleurs pédi-
cellées à l’aisselle des feuilles et par ses gousses velues et très-grêles.
Sùbtribus III. e r y t h r i n e æ .
ERYTHRINA. L., Gen., n° 855; DC., Prodr., II, 410.
ERYTHRINA TOMENTOSA. R. Brown., in App. Sait. voy. Abyss. (tr. franc.),
p. 379; Hochst. etSteudel, in pl. Schimp. Abyss., sect. h , 531.
euaha. Bruce, Voy. Abyss., V, 82, t. XIX.
E. caule arboreo; ramis incrassatis; petiolis subinermibus aut
aculeatis ; foliolo terminali late ovali subdeltoideo obtuso ; lateralibus
ovalibus maxime inæquilateris, omnibus utrinque dense et
ferrugineo-tomentosis ; racemis axillaribus simplicibus, folio bre-
vioribus ; calyce spathaceo tomentoso, apice 5-fido, laciniis linearibus;
corollæ alis, carinaque brevissimis; legumine tereti ferru-
gineo-tomentoso moniliformi, sublignoso, longitudinaliter déhiscente.
Crescit prope Morotte, in regno Choa (Rochetd’Héricourt), prope
Tchélatchékanné, in convalle fluvii Taccazé (Quartin Dillon), in
provincia Tchéleukote, et in regione maritima vulgo Choho dicta
(Ant. Petit), circa Choada, in provincia Semiène (Schimper).
Nomina abyssinica, in lingua amarica : Khouara, in lingua
tigreensi ; Zououâouhm ; et in regno Choa : Gourgaud.
Observation. — M. Brown, comme on sait, n’a pas donné de description des
plantes d’Abyssinie, dont il a publié un catalogue à la suite du voyage de Sait.
C’est donc en quelque sorte un peu au hasard que MM. Hochstetter et Steudel ont
rapporté à celte espèce un arbre trouvé par Schimper dans la province duSemiène.
MM. Quartin Dillon et Petit ont retrouvé le même arbre dans plusieurs autres
provinces d’Abyssinie. Quoiqu’il en soit, ce sont les échantillons deSchimperqui
nous ont servi de type pour tracer les caractères de VErythrina tomentosa. Nous
avons observé une variation remarquable, c’est que la même plante peut avoir
des aiguillons sur ses jeunes rameaux et ses pétioles ou en manquer. Ce sont
surtout les individus jeunes qui ont ces aiguillons, c’est-à-dire au moment où
ces organes commencent à se développer ; plus ta rd , ils disparaissent ; c’est à
VErythrina tomentosa que l’on doit rapporter l’espèce figurée par Bruce sous
le nom de Kouara, pl. XIX. En effet, d’après les notes de MM. les docteurs
Quartin Dillon et Petit, la plante que nous nommons ici porte, en Abyssinie, les
noms de Khouara et Zououâouhm. Son bois sert de charpente pour la construction
des maisons.