
appartient au genre Verbesina. Et cependant, jusqu'à présent, presque toutes
Jes véritables espèces de ce genre habitent le nouveau continent. C’est
peut-être la raison qui a engagé M. C.-H. Schultz à en faire un genre distinct
sous le nom de Prestinaria, que plus tard il a réuni au genre Co-
reopsis.
Le Guelguel-Makhul est d’après une note du docteur Quartin Dillon une
P ante qui, comme notre primevère commune, annonce la première la Un des
p uies et le retour du printemps. Elle est excessivement commune sur les
leux e eves du plateau. Au premier jour de l’année abyssinienne (le 11 septembre)
et à la fête de la Croix, le 24 du même mois, on se rend des visites et
on offre des bouquets de cette fleur en prononçant le mot Emhobahgadé, l’un
es noms de cette plante. Les gens élevés en dignité sont dans l’habitude de
iaire des cadeaux en échange de ces bouquets.
Dans l’Amarah, la chanson principale du pays a rapport à cette fleur. Le
refrain est composé des mots iadeo abbaba iadi que l’on répète à satiété en
dansant, en battant des mains les jours de fête et de réjouissances publiques.
VERBESINA MACRANTHA. Nob.
p b e s t in a r ia m a c r a n t h a . C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. n,
n° 1236.
c o r e o p s is m a c r a n th a . C. H. Schultz, in Walpers, Repert., VI, 163.
V. caule tereti ramoso, 1-2-pedali, glabro ; foliis oppositis sessili-
bus profunde bipinnatisectis, segmentis linearibus acutis glabris
oppositis aut altérais ; capitulis magnis terminalibus longe pedun-
culatis ; involucri exterioris squamis 1 -seriatis lanceolatis, subpatulis
acutissimis crassiusculis, margîne subundulatis ; interni biseriati
squamis erectis lanceolatis, lineatis ( margine dorsbque setis crassiusculis
ciliatis; ligularum lamina elliptico-oblonga, lata, apice
subintegra ; akeniis oblongis compressis, subglabris exalatis ; setis
rigido-ciliatis.
Crescitin provincia Ouodgerate{Ant. Petit), et prope Entchet-
kab, in provincia Semiène, mense Augusto florens ( Schimper).
Observation. — Cette espèce est une des mieux caractérisées du genre par les
écailles de son involucre intérieur, qui sur leur dos et sur leurs bords portent
une rangée de cils épais, cbarnus et flexueux, et par ses akènes simplement
comprimés et non ailés sur leurs bords.
VERBESINA INVOLUCRATA. Nob.
c o r e o p s is ( p r e s t e n a r ia ) in v o l d c r a t a . C. H. Schulz, in Walpers, Reperì.,
VI, 463.
V. hirta : foliis bipinnatipartitis, lobis triangulari-oblongis acutis ;
capitulis corymbosis mediocribus : involucri squamis exterioribus
lineari-subspatulatis glabris internas oblongas, coloratas hirtas duplo
fere superantibus et quasi involucrantibus ; floribus flavis ; akeniis
( immaturis ) oblongis compressis glabris, pappi paleis duabus lan-
ceolato-linearibus sursum ciliatis. (Schultz, l. c.)
Crescit in Abyssinia inter Temben et Semiène (Schimper).
VERBESINA ABYSSINICA. Nob.
p r e s t in a r ia ( s t e p p ia ) a b v s s in ic a . C. H. Schulz, in pl. Schimp. Abyss., sect.
i, 332.
c o r e o p s is a b y s s in ic a . C. H. Schultz, in Walpers, Repert., VI, 163.
V. caule erecto bipedali et ultra tereti striato ; ramulis floriferis
nudis subhirtis; foliis petiolatis bipinnatifldis, pinnis oblongo-lan-
ceolatis acutis subpinnatifidis, segmentis brevibus acutis, utrinque
in nervis hirto-asperis margine ciliatis, involucri foliolis exterioribus
anguste linearibus acutis crassiusculis, margine sæpius integris
glabris : interioribus elliptico-oblongis acutis, duplo latioribus dorso
hirsuto-subechinatis, margine tenuioribus glabriusculis ciliatisque ;
ligularum lamina oblongo-elliptica apice obtusa et vix tridentata :
akeniis compressissimis subalatis, alis margine sericeis.
Crescit in monte Selleuda, prope Adoua (Quartin Dillon et Schimper),
et non procul a Debra-Sina (Quartin Dillon).
Observation. — Espèce assez variable par ses feuilles, dont les divisions sont
plus ou moins larges, toujours rudes au toucher, quelquefois presque tomen-
teuses à leur face inférieure. Les écailles extérieures de l’involucre sont lancéolées
, étroites, presque toujours glabres, quelquefois cependant un peu
velues ; les intérieures beaucoup plus larges sont lanugineuses et quelquefois
comme aiguillonneuses sur toute leur face dorsale, dont le bord seul est mince
et glabre.