
Tribus Y. CYNAREÆ.
TRIPTERIS. Lessing, in L in noe a , 1831, p. 95; DC., P ro d r ., VI,
456.
TRIPTERIS VAILLANTII. Decaisne, Ann. sc. m l., 1834 ; DC., Prodr., VI,
. 457.
TRiPTERis cHEiRANTHiFOMA. C. H. Schultz, in pi. Schimp. Abyss., s e c t; I ,
n° 345.
T. caule erecto bipedali et ultra ramoso, basi suffrutescente? ramis
rectis teretibus, striatis echinulato-asperis ; foliis alternis sessilibus,
figura maxime variis, nunc lanceolatis acutis, distanter et inæquali-
ter dentatis, nunc elliptico-oblongis profunde inciso-dentatis, sub-
pinnatifidis, utrinque echinulato-asperis ; capitulis pedunculatis ; involucri
subuniseriati foliolis lanceolatis acutissimis, margine tenuis-
simis, dorso echinulatis et nigro punctatis, basi inter se paulisper
'coalitis: akeniis oblongis echinulatis, tripteris, alis inæqualibus pel-
lucidis glabris.
Crescit in ruderatis et montosis circa Adoua, Maye-Gouagoua
(Quartin Dillon), in provincia Choa (Ant. Petit), et in locis nudis
siccis mediæ et inferioris regionis australis montis Selleuda, mense
Novembre florens (Schimper).
Observation, jjjjs II n’osl pas biencertain que cette espèce soit sousfrutescente.
Elle est extrêmement variable dans la figure de ses feuilles, tantôt linéaires,
lancéolées et à peine dentées, tantôt au contraire plus larges, elliptiques, allongées,
à dents écartées, très-saillantes et comme pinnatifides.
Par tous ses caractères, cette espèce m’a paru identique avec la Tripteris
Vaillantii de M. Decaisne.
SCHNITTSPAHNIA. C. H. Schultz, in Fl. bot. z e it., XXV, 438;
Walpers, R e v e rt., VI, 276.
SCHNITTSPAHNIA RUPPELLII. C. H. Schultz, loc. eit., 439; ibid., in
pl. Schimp. Abyss., ii , 1119.
S. foliis radicalibus longe pfetiolatis ovalibus obtusis, basi sensim
cum petiolo confusis, margine grosse crenato-dentatis, superne vi-
ridibus glabriusculis vix pilis quibusdam grossis conspersis, subtus
albido-tomentosis; capitulis solitariis pedunculatis, folia sæpius
æquantibus ; involucri foliolis linearibus, externis, uti pedunculo,
albo-tomentosis, fructiferis subnutantibus ; akeniis obovatis sub tri -
gonis, glabris pappo brevi erecto vel inflexo marginali coronatis ra-
rius nudis.
’ Crescit in locis humidis regionis superioris montis B o u a h it, in
provincia Semiène, mense Junio florens (Schimper).
Observation. — Je décris cette espèce d’après un échantillon assez incomplet
des collections de Schimper. Elle n’a pas été recueillie en Abyssinie par
MM. Quartin Dillon et Petit.
M. J. Gày, dans les notes de son herbier, a reconnu que les deux plantes,
qui selon M. Schultz forment ce genre, constituent chacune un genre distinct
et nouveau. Celle-ci retient le nom de Schnittspahnia ; la seconde est pour
M. Gay le type de son genre Ubiæa.
UBIÆA. J. Gay, ms.
UBIÆA SCHIMPERI. Gay, ms.
s c h n i t t s p a h n i a s c h im p e r i. C. H. Schultz, in pl. Schimp. Abyss., sect. i i ,
4087 et 1176.
'■ S. foliis obovali-oblongis subacutis, basi sensim angustatis et in
petiolum longum attenuatis, margine inciso aut lobato-pinnatifidis,
lobis varie configuratis obtusis aut acutis, inæqualiter dentatis, superne
viridibus; subtus albido-tomentosis; capitulis pedunculatis,
pedunculis foliis multoties brevioribus ; akeniis obovatis, transverse
sinuoso-lamellatis glabris ; pappo membranaceo, irregulariter lacerato,
tenuissimo deciduo superai is.
Crescit in locis montosis inter Maye-Gouagoua et Deb ra -S in a , et
in provincia Ouodgerate (Ant. Petit), in agris humidis prope Adoua
et in-prato montano humido prope Entchetcab, in provincia S e miène,
mense Maio florens (Schimper).
Observation. — Ainsi que nous venons de le dire tout à l’heure, celte espèce
constitue un genre nouveau distinct du genre Schnittspahnia, auquel elle avait
été rapportée par M. Schultz. Ce genre est consacré par M. Gay au roi ou chef
O obié , qui gouverne le Tigré et s’est toujours montré favorable aux recherches
des naturalistes qui ont visité l’Abyssinie, çt en particulier de MM. Schimper,
Quartin Dillon et Ant. Petit. Voici les caractères du genre Ubiæa tels qu’ils ont