
Nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer qu’il est peu de genres
qui auraient, autant que celui-ci, besoin d’un travail monographique. Quand on
considère les diverses espèces réunies dans les herbiers, on est tenté de les
considérer toutes comme de simples variétés d’un même type, tant leur ressemblance
est grande ; mais quand on étudie la structure de leur fleur, on reconnaît
dans les parties qui la constituent et surtout dans la forme des écailles qui
accompagnent les pétales, des différences très-tranchées.
Tribus II. SAPINDEÆ.
SCHMIDELIA. L., Mant., 67 ; DC., Prodr., I, 610.
SCHMIDELIA AFRICANA. DC., Prodr., I, 640.
a lo ph ild s africanüs. Beauv., Ow., 2, p. 54, t. CVII.
schmidelia ABYSSINICA. Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. h .
azamara t r ifo l ia ta . Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. I , n° 377.
(T ab. XXVII.)
S. foliis trifoliolatis petiolatis ; foliolis ellipticis, vix petiolulatis,
utrinqueacutis, margine distanter serratis, coriaceis, subtus palli-
dioribus et in axilla nervorum primariorum piloso-foveolatis, 4-5
uncias longis, 2 et 2 1 uncias latis ; floribus minimis polygamis, pa-
niculatis ; panicula axillari, e spicis elongatis constanti ; drupis so-
litariis aut geminis, obovalibus, glabris, pisiformibus ; putamiqe
osseo tenui, monospermo.
Crescit in provincia Ouodgérate (Ant. Petit), et inter Memsah et
Adoua (Quartin Dillon) et in regione septentrionali montis Semajata
prope pagum Antischoa ( Schimper).
Observation. — Celte espèce fait partie du genre Schmidelia, qui est très-
polymorphe. Elle me paraît être YAlophilus africanüs de Beauvais, ou Schmv-
déliaafricana de DC. Du moins, je ne vois aucune différence sensible, si ce
n’est que Beauvais a décrit et figuré son espèce d’après un échantillon dont la
panicule était en partie brisée. Mais du reste ce sont absolument les mêmes caractères.
Cet arbre porte différents noms en Abyssinie. Ainsi, selon M. Schimper, on
le nomme Anama/ra. MM. Petit et Quartin Dillon disent que dans le Tigré cet
arbre est connu sous le nom de Souaria. On se sert de ses fruits comme d’un
puissant vermifuge pour combattre le tcenia. Lorsque le fruit est sec, on le
pile, on le mêle avec de la farine, et l’on en fait une pâte queal’on mange.
SCHMIDELIA RUBIFOLIA. Höchst., in pl. Schimp. Abyss., sect. in , 464 3
et 4669.
S. ramulis tomentosis ; foliis petiolatis trifoliolatis ; foliolo terminali
majori, obovali-acuto aut obtuso, margine vix dentato aut integro,
basi sensim attenuato et petiolulato, lateralibus basi inæquilateris,
ovalibus, acutis aut obtusis, omnibus subtus dense pubentibus ,
et in axilla nervorum foveola pilis densis obsita notatis; racemis
axillaribus simplicibus, tomentosis, solitariis ; fructibus pisiformibus
ovoideis, pilosiusculis.
Crescit prope Tchélatchékanné, mense Septembre fructifera
(Schimper).
Observation. — Espèce douteuse pour moi. Je n’en ai vu qu’un seul petit
échantillon en fruits.
SAPINDUS. L., Gen., n° 499; DC., Prodr., I , 607.
SAPINDUS ABYSSINICUS. Fresen., Mus. Schenck., II, 277.
S. foliis paripinnatis, bijugis, foliolis integerrimiscoriaceis, bre-
viter petiolulatis, oblongo-lanceolatis , obtuse acuminatis, glabris,
petiolo supra complanato striato ; axibus florigeris in apice ramorum
aggregatis, cum bracteis rufo-tomentosis, in paniculam dispositis;
petalis ovalibus, margine ciliatis, basi intus appendiculato-villosis.
Crescit in Abyssinia (Ruppel).
Tribus III. DODONÆÆ.
DODONÆA. L., Gen., n° 855; DC., Prodr., I, 616.
DODONÆA VISCOSA. L., Mant., 238; DC., Prodr., I , 646.
dodonæa arabica. Höchst, et Steud., in pi. Arab., n° 766, et in pi,
Schimp. Abyss. 344, 705.
D. foliis maxime variis, obovali-oblongis autsubspatulatis, acutis,
obtusis aut emarginatis, integris, subviscosis, reticulato-venosis ; flo