
femelle. La tache noirâtre en forme de croilfant que l’on remarque fur
les ailes inférieures de beaucoup de Phalènes, eft à celle-ci très-épaiffe, &
bien plus encore en. deffous , Fig. 4 7 5 . c. De ce côté elle eft coupée dans le
milieu par une ligne jaune & fur les ailes fupérieures on en voit encore une
femblable , mais moins épailfe , & fans ligne jaune. Une bande brune étroite
traverfe les quatre ailes dont le fond a une légère teinte d’un brun rouge. Le
deffous eft de même dans les deux fexes,-
Nous ne connoiffons pas la Chenille de cette Phalène qui nous paroît
être la Forphyrea des Viennois dans leur Cat. Syft. pag. 8 3. Noct. Fam. O.
n°. 17.
Nous ne croyons pas qu’elle ait été figurée dans aucun Ouvrage, mais
elle a été décrite par :
Jung , J ni. des Pap. d'Eur. pag. u s . .
Lang, Cat. des Pap. des env. d‘Augs. s e. ed., pag. 1 3 9 , n°. I O l f f .
A Auglbourg.
Goethe , Supp. Ent. part. I I I , tom. I I I , pag. s i 7. n°. 1 64.
Schneid. Nom. Ent. pag. 46".
M ême P l a n c h e , N umé ro 4 7 6 .
L ’ I N D I F F É R E N T E.
É T A T P A R F A I T .
TJLj A Chenille, Fig. 4.76'. a, nous a été envoyée en defiin en nous
affûtant quelle donnoit la Phalène, Fig. 4.76. c , d , & que c’étoit la même
efpèce que Knoch a repréfentée Tab. IV, fig. 1-4. de fon premier Cahier &
décrite pag. > 7 . fous le nom de DiJJimilis. Nous avons peine à nous
perfuader cette affertion. Cette Chenille reffemble bien à celle de Knoch,
mais nos Phalènes ne reffembleat point aux fiennes. Or Knoch a élevé
plufieurs Chenilles qui lui ont donné les Phalènes qu'il a repréfentées
lefquelles font bien plus reffemblantes à celle*, que nous avons figurées n°.
478 , PI. fuivante. Nous fouîmes donc fort portés à croire que cette Chenille
eft mal placée ic i, 6c quelle donne plutôt les Phalènes, Fig, 4 7 8. L ’opinion
de M. Knoch lui-même confirme la nôtre. Il nous a écrit que fa Phalène
Bijfimüis étoit la Suafà des Viennois, & c’eft précifément à celle-là que
nous rapportons notre 478. Il n’eft pas furprenant que des Amateurs qui
nont pas fait une étude bien approfondie des Infedes , confondent des
efpèces qui ont des rapports entr’elles, comme font celles de nos n°*. 4 7 4 ,
4 7 «V 4 78 , 475- C’eft aux perfonnes qui écrivent fur cette partie de
lHiftoire Naturelle à faire remarquer les caradères qui diftinguent ces
efpèces reffemblantes, & c’ eft auffi à quoi nous nous attachons principa-
lement. r
Celle figurée, 476'. c,.d, n’eft point connue en France, elle nous a été
envoyée d Allemagne. .Elle diffère "des précédentes & des fuivante* parla
grande longueur de fon, corps ; c’eft le feul caraftère qu’ayent de commun le
mâle & la femelle. Ceux de leurs ailes diffèrent tellement qu’on les prendroit
plutôt pour deux efpèces, que pour les deux fexes de la même efpèce.' Celles
du male, Fig. 476', c , ont quatre lignes tranfverfales ondées, claires,
tandis que celles de la femelle, Fig. 4 7 S. d, n’en ont qu’une de bien fenftble
ôt qui eft très-peu ondée. La tache en forme de cheville manque au mâle 6c
dans la femelle elle a une forme allongée qui lui eft particulière. Leurs ailes
inférieures font femblables, ainfi que leur deffous, qui diffère peu de celui
4 7 i • c, PL précédente.
Nous ne connoiffons aucun Auteur qui ait figuré ni décrit 'cette
efpèce.