
anneaux font parfemés des petits points noirs plus ou moins fins, & de chaque
cote au ventre on voit une ligne, jaune. ■ ■ • •
La figure 4-5 6 É eü une de ces Chenilles- dans fa grandeur parfaite. Les
taches rouges que l ’on y remarque font une Angularité dont on nourroit
trouver la caufe aans une obfervation curieufe que nous devons à M. Fuesfly
Il dit qu ayant trouvé quelques-unes de ces Chenilles fur des oeillets, & ayant
continué de les en nourrir, il avoir remarqué fur leur corns des taches de la
couleur de leur nourriture, foie rouge foncé, foit rouge clair, rouge violet,
& c. Leurs excrémens étoient auffi de la même teinte. .
Si l’on ne faifoit pas attention au nombre de pieds de ces Chenilles,
on pourroit, dans leur jeuneife, les prendre pour-des Arpenteufes donî
elles imitent la marche; elles ne fe fervent de tous leurs pieds que lorfqu’elles
ont acquis leur parfaite croiffance. Qyand elles fe fentent tourmentées,
fi elles font petites, elles-s’échappent en d'efeendant le long d’un f i l, & fi
elles-font grandes , elles fe roulent. J
Beaucoup de plantes potagères, comme'le navet, la betterave,' le
M I f C’ ’ f° nt. du ëoàt de ces Chenilles; elles attaquent auffi les
fvUilles & les fleurs du pavot, du fouci, de l'oeillet. Dans 1« pays où l’on
cultive le tabac, elles font très-friandes de cette, plante.
S E C O N D É T A T .
L o r sq u e cés Chenilles veulent fe transformer elles entrent en terre
& avec quelques brins de foie s’y conftruifent des coques très-peu foiides’
deS b° ules' DoUZe 0u <luinze i° l!rs après, elles s’y changent
nCnfalides, f ig . 4 yd. c. Quelques-unes relient à la fuperficie de la terre &
s y,transforment fans faire du tout de coques ; la même chofe arrive dans les
éducations particulières aux Chenilles à qui l ’on n’a pas fourni de terre La
■ M K i f » . « . M , fe di.ifee i, de,«
Fvu 1 , T r s fs reraue Peu ffiÈ g on la touche.paroit qu’en Juin fuivant. . Le P“appuililoonn nnee
P H A L È N E S.
É T A T P A R F A I T.
U N brun jaunâtre eft la nuance ordinaire du fond des ailes fupérieures
de cette Phalène, Fig. 4> 5. d. Elles font chargées de taches & de lignes
ondulées noires, mais ce qui caraâérife particulièrement cette efpèce, eft le
blanc que l’on voit dans la tache en rognon & la ligne blanchâtre finueufe
qui eft vers le bord de chaque aile fupérieure. Les ailes inférieures font gris-
brun vers leur bord extérieur & jaunâtres du côté du corps. Le corcelet eft
noirâtre. La partie poftérieure du corps & la frange des quatre ailes font de
la même couleur que. le fond des ailes fupérieures. Les deux fe.xes ne fe
diftinguent que par la forme du corps. Leurs antennes font filiformes & très-
longues.
La Figure 4Jf?. e, eft une' femelle dont le fond eft très-fombre, mais
qui, d’ailleurs, ne diffère pas de i’efpèce, au lieu que celle, Fig. 4 y 6. f , eft
une variété très-remarquable, furtout par cette large bordure blanchâtre qui
termine fes ailes fupérieures. Elle eft copiée du cabinet de M. Gernirg.
Ces trois individus reffemblent en deffous au 471 . c., de notre Fl.
CCLXXXV.
Ces Phalènes ne fe montrent point dans le jour. Laffemelle ne tarde pas
à s’appareiller, & bientôt après elle pond fes oeufs, non pas en tas, comme
beaucoup d’autres, mais épars un à un & fous les feuilles des plantes qui
doivent nourrir les jeunes Chenilles : quinze jours ou trois femaines fufiifent
pour les faire éclore.
Cette efpèce, commune partout, a été décrire par un très-grand nombre
d Auteurs , entr’aiuxes par :
Linn. Syjl. Nat. ed. X I I , Tom. T, Part. I I , pag. 852 , n°. z 6 j . Faun.
Suec. ed. nov. n°. 12 o5. Ph. N. Brafficæ.
Reaumur,' Inf. Tom. I , pag. 5 y g , 5j$ . PL -*i. Fig. i-g.
Cat. Syft. des Pap. des env. de Vienne , pag. 81 , Nocl. Fam. N, n°. 2 t .
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