
M ê m e P l a n c h e , N u m é r o 52. 6.
L A P A I L L É E .
É T A T P A R F A I T .
E T T E Phalène eft très-peu connue ici. M. Bofc (Dantic) un des
Amateurs de Paris qui réunit le plus d’efpéces & qui fe donne plus de foins
pour leur recherche ne l’a trouvée qu’une lèule fois. Elle eft plus commune
en Allemagne, d’où nous l’avons reçue. Le fond de fes ailes fupérieures eft d’un
jaune plus ou moins clair, Fig. y 2 6. a, c , quelquefois très-pâle, comme celui
de la femelle, Fig. y 2 6. b. Les lignes d’un rouge foncé dont il eft traverfé
ont des formes particulières qui diftinguent cette efpécé des autres de cette
Famille. La première de ces lignes , près du corps, fe tourne en croiffant.
La fécondé, brifée à la moitié de fa longueur , forme un angle obtus. La
troifiéme, contre laquelle eft appuyée la tache en rognon, fait auffi un creux
profond à l’endroit de cette tache. Enfin la quatrième forme encore un
anglg obtus près du bord d’en-haut. Toutes ces lignes font peu marquées
à la femelle claire, mais elles font bien fenfibles au mile & à la femelle,
Fig. y 2 6. a , c ; dans cette dernière leur nuance eft plus fombre , &
tout le fond des ailes eft comme piqueté de noir.
Son deffous eft repréfenté Fig. y 2 6. dL. Le fond des quatre ailes eft
d’un blanc jaunâtre. Elles font traverfées d’une petite ligne rouge allez
large au bord d’en-haut, & qui va toujours en diminuant vers le bord
- d’en-bas. La tache en rognon & celle annuitaire font très - vifibles. La
première 'p o r te , comme en delfus , un point fombre. La frange des
ailes fupérieures eft rouge - brun, celles dés inférieures eft de la même
couleur que. les ailes. Le corps eft blanchâtre. Les pattes font d’un jaune
rouge.
P H A L È N E S .
Le delîous des deux autres individus diffère très-peu de celui-ci.
M. de Rottemburg, dans le </■ Cahier du Natur. pag. 134 , donne
de la Ph. No3. Circellaris de Hufnagel, n°. 731 , une Defcription qui
s accorde fort bien avec notre Phalène.
Nous ne connoiffons qu’Efper qui l’ait repréfentée, Pap. d’Eur. Tom.
I V , Tab. C X X I I , Noâ. 43 , Fig. 3 & 4 , fous le nom de Paleacea.
M. Hubner la prend pour la Gilvago des Viennois ; elle en a bien quelques
caraûères, mais elle ' ne les réunit pas tous auffi bien que notre
,yaa. Voy. ce que nous avons dit à ce fujet au n®, précédent.
M ê m e P l a n c h e , N u m é r o 5 2 7 .
L A C I T R O N E L L E .
É T A T P A R F A I T .
CV
^/ETTE Phalène que nous rencontrons dans nos environs, fe trouve
également dans plufieurs parties de l’Europe. Nous l’avons reçue de Suède,
de Hongrie & d’Allemagne. Nous n’en connoiffons pas la Chenille. De Geer
qui en a trouvé une fur le Tilleul, dit qu’elle étoit rafe, d’un gris brun,
& marquée de plufieurs taches noirâtres. Elle n’entra peint en terre pour fe
transformer, mais fe fit une coque mince entre des feuilles, dont la Phalène
fortit avant la fin de l’Été. Ses ailes fiipérieures font d’un jaune
d’ocre , Fig. 3 2 7 . a , c, traverfées de quatre lignes d’un- jaune rougeâtre ,
qui forment peu de finuofités. Celle près du corps ne traverfe pas toute
l’aile. Entre la fécondé & la troifiéme, on trouve la tache annuitaire, &
entre la troifiéme & la quatrième, celle en rognon , mais de manière que
celle-ci tient à la troifiéme par un de fes côtés. Cette troifiéme ligne
eft quelquefois accompagnée en dedans d’une autre ligne noirâtre, comme
au mâle, Fig. 327. a. Les ailes inférieures font d’un jaune pâle ou plutôt
d’un blanc jaunâtre.
Z ij .