
P À P I U L O N S
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Ken lés mêmes cârââères. Le mâle, Fig. jo o . a , eft pins clair que
la femelle, Fig. jo o . b. La tache d’un beau violet, au milieu des ailes
fbpérieûres de celle-ci, eft grife dans le mâle.
La Figure j o o. c , eft le deffous de la femelle. Celui du mâle eft
plus pâle.
Nous rie connoifTons aucun Ouvrage dans lequel cette Phalène' foit
repréfentée ni décrite, & nous ne favons fous quel nom les Auteurs Viennois
l’ont défignée.
P lanche C C X CVI t Num éro 502.
L A F A U V E . .
É T A T P A R F A I T .
U i O U S devons cette Phalène à M. Lang d’Auglbourg. Elle a été trouvée
en Bavière ; nous ne l’avons jamais reçue d’ailleurs. Le fond des ailes fupé-
rieures du mâle en delfus, Fig. f o i . a , eft fauve & coupé de nervures
noires très-fines ; chacune desquelles, vers le bord extérieur, eft .chargée
d’un petit point noir. Il y a aufli quelques autres petits points noirs fur les
principales nervures du côté du corps; fes ailes inférieures font d’un gris
noirâtre.
La femelle en deffus, Fig. f o i . c , ne diffère du mâle qu’en ce qu’elle
a le fond des ailes fupérîeures plus clair , & que fes ailes inférieures font
d’un gris pourpré ; fon corps eft long & mince.
La Figure f o i . b, eft le deffous du mâle. Celui de la femelle, Fig,
f o i . d , eft plus clair.
Efper eft le feul Auteur qui ait figuré cette efpéce, Pap. d’Eur. Tom. IV,
Tab. C X L , Noû. 6 1 , fig. i , 2. Il lui a donné le nom d'Algee , mais
il ne faut pas la confondre avec la No3. Algee de Fabricius qui eft
notre n°. 3 a 4 , PL CCXXVII.
Lang, Cat. des Pap. des env. d’Augfbourg, ae. éd. pag. 14 a , n . 1030,
d o j i , la nomme Nervofa, la foupçonnant la même que la Nervofa des
Viennois , à laquelle cependant il ne fait s’il ne doit pas plutôt rapporter fon
efpéce n°. 103 2-103 f , qui eft notre numéro fuivant. Nous croyons que
ni l’une ni l ’autre n’eft la Nervofa des Viennois, & nous adoptons bien
plutôt le fentiment de M. Hubner , qui rapporte a cette Phalène notre
n°. 3 6y , PI. CCXLVII. Nous en reparlerons dans notre Supplément.
M. Hubner fe propofe de nommer celle-ci Circumpun3a.
Même P lanche, N uméro $ oz.
CHENILLE DES ROSEAUXL
A M A S S E T T E .
P R E M I E R É T A T .
C e t t e efpéce n’a encore été découverte que dans les pays du Nord de
l’Europe , en Saxe , en Dannemark. Nous l’avons reçue de Suède. Les Chenilles
qui la produifent font leur féjour dans les pieds de la plante aquatique
du genre des rofeaux que l’on nomme Maffette ou Maffe d’eau ( i ).
Typha Latifolia, L. Elles fe nourriffent de fa moele. On les trouve dan»
les tronçons, après qu’on a coupé les tiges. Comme les chevaux font
très-friands de cette plante , ils avalent quelquefois de ces Chenilles , ce qui
leur eft très-nuifible. On dit même qu’elles font pour eux un poifon, ce
qui les fait appeller par les Payfans, qui les prennent pour des vers , des vers
envenimés. Ces Chenilles ne font dangereufes que pour les chevaux, & n’ont
aucun venin pour les hommes. Il eft très-difficile de concevoir comment elles fe
, (i) Flo. Franc. Tom. II, pag. i t ) , B". i4<. I .V Î& . de Bom. éd. de I77Î , Tom. VII, pag. <50.