
Hufn. Mag. de Berlin , tom. I I I , pag. 300 , n°. So. Phal. Dypterigia.
Naturforscher ,.g ‘ . Cahier, n°. So , pag. 120. Dypterigia de Hufn a g e l,
Pinaftri de Linné.
■ Cat. des Pap. des env. de Hobpn. pag. q 5 , n°. 5 o. Ph. Dypterigia.
Go erp , Sup. Ent. part. I I I ., tom. I I I , pag. iS G , 1 5 y , n°. 16.0.
Lang, Cat. des Pap. des env. déAugs. 2e. ed. pag. 1 3 6 , n°. Qgy. Ph, N.
Pinaftri. , . ’ -s,'-
Knoch, Sup. ent. 3 e. Cahier, pag. y 8-85. tah. TV,fig. 1-3. Id.
Ejper, Pap. déEur. tom. I V , tah. C V I I , Nocl. 2 8 , fig, 4 Tripterygia.
Il dit pag. 1 7 y , 'dans la note, qiie c’eft l’efpèce Pinaftri de Linné.
Gefenius, Eff. dé une Encycl, Lepid. pag. i 5 i , n°. Si.
Même P l a n c HEt Numéro 45g.
CHENI LLE DU CHI ENDENT.
L A G L O U T O N N E .
P R E M I E R & S E C O N D É T A T .
C_/E T T E elpèee a jufqu’ici échappé-à nos recherches. M. Gerning a
trouvé aflez louvent la Phalène auprès de Francfort, niais c’eft .à M.
Kleem ann que nous devons la connoiflance de la Chenille. Il en a trouvé
plufieurs années de fuite un aflez grand nombre dans le courant de Juin, les
unes fort jeunes, les autres parvenues à leur grandeur, & toujours dans les
prairies où il y avoir du chiendent dpnt elles "font leur nourri ture. Elles ne
vivent pas en fociété, mais peu éloignées les unes des autres ; fou vent deux
ou trois fur la même tige d’herbe. Dans leur jeunefle elles font d’un joli
verd plus ou moins clair. Avant leur dernier changement la plupart deviennent
d’un brun de canelle clair; & après l e dernier, elles font ou.d’ùn brun
chatain ou d’une couleur de cuivre reluifante, ou d’un brun noir. Les cinq
rayes
rayes claires longitudinales dont leur corps eft traverfé , varient aufli pour
la nuance dans les différens âges ; tantôt elles font d’un beau jaune , tantôt
d un jaune terne, tantôt blanches, & fur les Chenilles les plus brunes,
elles font d’un brun clair.
Ces Chenilles retient ordinairement en repos dans Afférentes pofitions,
tant que la faim ne les en fait pas fortir, 6c que rien ne les tracafle. Dans
leurs mouvemens elles font beaucoup plus alertes que l’on ne devroit s’y
attendre de leur apparente nonchalance. Elles mangent avec une telle voracité
que Kleeniann dit qu’il étoit obligé de. leur fournir dix fois le jour de
nouvelle nourriture pour qu’elles ne fe dévoraflent pas entr’elles. Leur
éducation exige beaucoup de foins; l’herbe trop sèche les épüife.ôc les fait
mourir de confomption ; celle trop humide leur caufe des tumeurs qui les
font pourrir; elles fe communiquent ce mal les unes aux autres & meurent.
C’eft dans le courant de Juillet qu’elles font parvenues à toute leur
grandeur ; alors elles ceflent de manger 6c entrent dans la terre qui ne doit
être ni trop'sèche ni trop humide; elles n’y font pas.de tiffu, 6c au bout de
deux jours elles fe changent en Crifalide d’un brun rougeâtre qui devient
enfuite d’un brun fombre. Les Phalènes éclofent cinq à Cx femainss après.
É T A T P A R F A I T .
L e fond de leurs ailes fupérieures eft plus ou moins brun, Fig. qy
a, h. 11 eft traverfé de trois lignes dentellées d’un jaune brun ; celle près
le bord extérieur de la femelle, Fig. 4yy>. h, eft jaune clair. Le corcelet.eft
brun.fombre, 6t la partie poftérieure du corps gris brun. Les ailes inférieures
font blanches avec une bordure brune., très-étroite dans le mâle, 6c tres-
large dans la femelle. Les deux fexes d’ailleurs ne fe diftinguent que par
leurs antennes; dans le mâlë elles font barbues, dans la femelle filiformes;
La Figure 4 y y. c , est leur dessous. On y apperçoit la tache ronde 6c
celle en rognon qui dans les autres efpècès, ne paroiffent qu en deflfus.
La femelle dépofe fes oeufs fur les plantes qui doivent nourrir les jeunes
Chenilles. Kleemann dit avoir eu d’une seule femelle cent cinquante oeufs
bien serrés. enfemble. Lorfque la ponte eft faite de bonne heure , les
Chenilles éclofent la même année et palfent l’hyver dans cet état ; lorfqu au
Tome VII. ty g t . L