
P A P I L L O N S
É T A T P A R F A I T .
C et t e Phalène a d’abord été confondue avec la fuivante, qui droit plu*
anciennement connue. Lorfque l’entomologie n’étoit pas encore très-cultivée,
on prenoit toutes k s efpèces qui avoient de la reffemblance pour une feule ÔC
même efpèce ; mais depuis que beaucoup d’Amateurs fefont occupés à faire des
collerions, a élever des Chenilles, qu’ils ont obfervé de près les infeaes dans
tous leurs états, ils ont apperçu des caractères distinaifs qui avoient échappé
a un examen fuperficiel ; de-là vient que , dans tous les nouveaux Ouvrages,
& en particulier dans le nôtre, on trouve une infinité d’efpèces non encore
décrites, ou parce qu’elles n’avoient pas été découvertes, ou parce qu’une
vue trop légère les avoit kit prendre pour de Amples variétés. M. de
Rottemburg, dans les remarques qu’il a inférées fur k s Planches de Hufnagel
dans le 8 . Cahier du Naturalifle, a fi parfaitement fait fentir k s caraclères qui
diftmguent la Phalène que nous décrivons d'avec la fuivante, La Double tache,
que Ion ne peut plus s’y méprendre. Celle-ci n’a fur le col que deux lignes
noires tres-fines; 1 autre a un large collier noir. La tache/en ffrroe de
cheville ou de c oud fur k s ailes fupérieures, eft ici affez large, d’un brun
fombre entouré de noir, Fig. | H | dans celle s , elle eft fi étroite que
k s deux bordures noires fe touchent prefque. Une troifième différence bien
remarquable, eft la rangée de taches noires en forme de coins, qui fe trouve
toujours près le bord de ces mêmes ailes à notre Phalène, & jamais à l’autre. Ces
k k k fo H T ’ I I FUt plUS méconftoître f l efpèce, quelque
loit le fond de couleur de fes ailes fupérieures. Il varie beaucoup; tantôt
i e gris cendré, tantôt d un brun clair, tantôt d’un brun foncé. Les figures
P V Cl " ’•/> ƒ ’ f()nr voir ces différentes nuances. Dans les individus dont le
on ^ e tres-om re, k s taches dés ailes font moins fenfibks. Les ailes
mfeneures font des deux côtés d'un gris plus ou moins blanc, bordé de brun
p e d in é l 5 ^ ^ P I t0UteS brunes’ Le mâle a 1« antennes
claire" I t É « B R du mâ,e claire, 441. e , eft prefque femblable. 1 | | I celui de la femelle
Le mâle Sx la femelle 4 4 i . ƒ , g , ont leur deffous comme le 4 4 1. h.
Cette Phalène n’eft pas rare en Allemagne. On la trouve fur toutes fortes
i ’herbes dans les terres labourées.
Elle a été décrite ou figurée fous le nom de Clavis, par :
Hufn. Mag. de Berlin , tom. I I I , pag. 4 2 6 , n°. 4 7.
Naturforscher, ou le Natur. 8‘ . Cahier, pag. 10 9 , n . 47.
Efper , Pap. d’ Eur. tom. 111, pag. 3 19 , tah. L X I I I , fig. 5 .
Cat. des Pap. des env. de Holrjn. pag. y t . Au mois de Juin en quantité
à Hclzminde.
Goe^e , Sup. Ent. part. I I I , tom. 111, pag. 4 6 , n°. 5.
Schneid. Nom. Ent. pag. 43.
M ême Pl a n c h e , N uméro 4 4 2 .
L A D O U B L E T A C H E .
É T A T P A R F A I T .
O U S donnerons dans le Supplément la Chenille & la Crifalide de cette
Phalène qui eft fort commune en Automne.-’On la trouve également dans k s
bois, les terres labourées, k s vignes, ks haies, contre lesmurs, mais toujours
cachée dans k s endroits ombragés ; louvent elle vole la nuit dans ks
appartemens. En décrivant l’efpèce précédente , nous avons déjà indiqué
plufieurs des caractères de celle - ci. Le fond de fes ailes fupérieures eft
également fujet à varier , comme on en peut juger par k s différentes figures
de cette Planche ; mais, quel qu’il fo it, il eft ordinairement traverfé par une
bande plus foncée qui remplace la rangée de taches noires en coins, que nous
avons fait obferver à l’efpèce 4 4 1. Les mâles ont k s ailes inférieures blanches,
Fig. 442. a, b, Sx. de même en deffous, Fig. 443. c. Leurs antennes ne
font pas fenfiblement peétinées.