
(» P À P I L L O N S
Même P l a n c h e , Numéro 4 5 2 .
* L ' É P I N E U S E .
É T A T P A R F A I T .
J L E S ailes fupérieures de cette Phalène font fort longues. Leur caraûèrç
diftin&if eft une pointe noire qui fort de la tache en rognon , & quelquefois
fe prolonge beaucoup au-delà, comme à la figure 432. b, La couleur du fond
de ces ailes varie beaucoup ; tantôt elles font d’un brun clair, comme au mâle
Fig. 2. a ; tantôt d’un brun foncé rougeâtre comme à la femelle Fig. 45-2.
b-, tantôt de beaucoup d’autres nuances intermédiaires. Les ailes inférieures
font d’un blanc bleuâtre , avec une bordure brune plus ou moins large. Le
mâle a les antennes peÊlinées.
La figure 4 y 2. c , eft le delfous de la femelle. Celui du mâle 4 j2 . a, eft
d’un brun plus jaunâtre.
Cette Phalène n’eft pas rare en Allemagne. On la trouve en Automne
dans les haies ôt contre les murailles. Efper eft le feul Auteur qui l’ait figurée
Tom. I I I , Pap. d’Europe, pag. 3 20 , Tab. LX III, fig. 7. Ph. Bomb.Sfinula.
Elle nous paroît être celle nommée Aquilina , Cat. Syft. des Pap. des
env. de Vienne, pag. 8 o , Fam. N , n°. 6. Les Auteurs de cet Ouvrage
difent dans leur Supplément, pag. 3 1 3 , qu’ils en ont trouvé la Chenille fur
le Galium verum L , Caillelait jaune , ôt qu ils l’en ont nourrie avec fuccès
jufqu’à fa métamorphofe.
P H A L È N " E S.
Planche CCLXXVII1 , Numéro 4 5 3 .
L A R U B I C O N D E .
É T A T P A R F A I T .
( y ’ËST principalement à l’Italie qu’appartient cette efpèce. On la trouve
cependant auffi en Allemagne, mais rarement ; ôt nous ne l’avons jamais vue
en France. Le male ôt la femelle, Fig. 433. c , b, viennent des environs de
Florence. Us reffemblent en deffous au 432. c , PI. précédente. Nous n’en
connoiffons pas la Chenille. Aucun Auteur ne fait mention de la Phalène.
Même P lanche, Numéro 4 5 4 .
CHENILLE DU E L E BL
A M O I S S O N N E U S E .
P R E M I E R & S E C O N D É T A T .
Nous n’avons pu nous procurer le portrait de la Chenille de cette efpèce }
mais nous en donnerons là defcription d’après Efper & le Cat. Syft. de
Vienne. Elle eft figurée dans ce dernier Ouvrage.
Elle vit dans la terre , des racines de toutes fortes d’herbes des champs,
& de légumes. Elle attaque les bleds de préférence, ôt les fait périr fans
qu’on en apperçoive la caufe au - dehors. Elle eft moins commune que
plufieurs autres des efpèces nuifibles avec lefquelles il paroît qu’on l’a