
M. Efper a repréfenté la première Tom. I I I , Tab. L X X V I , fig. 4 , fous
le nom de Vau Punciatum, pag. 3 8 y. Nous ne connoiffons aucun Auteur qui
ait fait mention de l’autre.
Même Planche, N uméro 4 z «9 *
C H E N I L L E D U TABAC -
L E C O R D O N B L A N C .
P R E M I E R É T A T .
NOCH & Kleemànn ont obtenu cette Phalène des deux Chenilles bien
différentes que nous repréfentons ici , Fig. 41p. a b. Quoique l’une foit
infiniment plus petite que l’autre, elles font cependant toutes deux parvenues
à leur entière croiffance. Knoch a trouvé fréquemment celle Fig. 41p. a ,
fur le Caillelait jaune, Galium verurn L. ; & au défaut.de cette plante, il leur
a donné de l’Arroche des jardins , Atriplex Hortenjts L „, dont elles ont fort
bien mangé. Kleemànn n'en a trouvé que fur la plante de Tabac, & quoiqu’il
ait réuffi à les nourrir avec d’autres plantes amères, comme les feuilles de
Pêcher & la Chicorée fauvage., il les a cherchées inutilement fur ces
plantes.
On les trouve parvenues à leur parfaite grandeur, depuis .le mois de Juillet
jufqu’au mois- de Septembre , fuivant que les oeufs ont été pondus plutôt ou
plus tard ; il ne faut à ces oeufs que quinze jours ou trois femaines pour
éclorre. Toutes les Chenilles de Kleemànn étoient femblables à celle Fig.
'41p. b. Ce,Naturalise dit qu’elles vivent folitaires, que leur démarche eft
lente, qu’elles fe roulent dès qu’on les touche, 8c relient dans cette pofition,
tant qu’elles voient autour d’elles quelque chofe qui les effraie.
O
P H A L E N E S. A 1
S E C O N E ) É T A T.
L orsque le tems de leur métamorphofe eft arrivé, elles unifient enfemble
des particules de terre dont elles forment la coque dans laquelle elles doivent
fubir leur transformation. Les Chenilles tardives ne fe changent en Crifalide
qu’au Printems fuivant. Cette Crifalide, d’abord verte, devient enfuite d’un
brun rougeâtre, & enfin noire, Fig. 41p. c. Elle eft terminée par deux
crochets un peu grands, & -deux—antres petits qu'on n’apperçoit guère?
qu’à, la loupe. Elle fe fufpend dans fa coque par ces crochets, 6c fe remue
avec le derrière du corps -dès qu’on la touche ; ce mouvement eft plus vif
dans le commencement que lorfque le Papillon eft à peu près parvenu à fa
perfection. Six femaines font le terme de cette maturité. Le Papillon paroît
à la fin de Mai ou au commencement de Juin.
É T A T P A R F A I T .
U N coup - d’oeil fur les figures 41p. c , d , qui repréfentent le de(fus du
mâle & de la femelle de cette Phalène/ indiquera mieux leurs caraètères
diftinflifs que toutes les defcriptions que nous en pourrions donner. L ’on y
verra le fond dès ailes du mâle un peu plus brun ; mais cette légère différence
fe pourroit rencontrer dans les deux fexes, La partie claire du bord d’en haut
eft quelquefois jaunâtre.
La figure 41p. ƒ eft le deffous de la femelle. Celui du mâle en diffère
■ très peu.
Nous avons vu , mais rarement, cette Phalène aux environs de Paris.
M. de Villers l ’a prife en Breffe ; elle fe trouve aufli en Suiffe ôc en
Allemagne.
Elle a été figurée ou décrite par :
Linn. Syfl. Nat. ed. X I V tom. V part. I I , pag. 8 5 1 n°. t 5j .
Nçct. Plecta. FautiSuec. , n°. 12.16. Habitat in Sylvis,