
H i FAt iNE Di ; CALCAIRE CAHBOiNlFÎ aOE DR LA BELGIQUE.
NALTILIS LKVEILI.EAM'?. A. d'Orbigny, ISÎiO. Prodr. de palóonl. slralicjy., i. 1-, p. 110 (N
Paleoiil. wikcr-, l. Ì", pi. LXXXIX).
— - C.-C, G ici»-/, m[. Fmiiia def Vonreil, Ikl. ILL, Abili, I, p. 170.
J. Morris, ]8U. Cal. ofbril. fossils, p. 509 (synonymià exoliis»).
F - J . Pictci, 1854. Traité de paléoiil., t. Il, p. G23, pl. L, lig, ô.
C.-J. Chomi, ISGO. Manuel de concbyl, p. o7, ilg. 184 ci m .
J.-,l, ISigsliy, !878. rhesaunis devonico-carbonifoms, p. 540.
- LE V
— I .EY
— L ' IÎVEILLEENSI !
Co(iiiillc (le (aille mo y e n n e , discoïde cl eompr inioc lotoi'idoniont. Elle se compos e de (jualre lours
do spire conligiis, dont la seciioii traiiverso se niodille ;i\oe l'àgc.
La scclion du p r emi e r l e u r et (i'lino partie du deiixiènio est presciiio circuloire; ])kis loin le di a -
mèlre vent r e -dor s a l dépasse le dianièlre liilalérai cl la section pr end une forme ovale doiU les extrémités
l'epi'éscntées par les bords vcnti'al eldoi'sa l seraient un peu déprimés.
Les cotés latéraux de la spire étant bomliés et oxcmpl s de tonte Iraoe d'angle on de carène
saillanls, il eu résulte (jiie Tomliilic est mal délini ot |)ea profond.
Toiile la surface est ornée de stries transverses d' a c e roi s s cment , très i inc s , très serrées et p a r -
l'aiienienl perccplihles à Ta'il nu, Sur la partie lalérale cl supé r i eur e des trois pr emi e r s lour s , ces
siries sont traversées pa r dix on douze stries longitudinales un peu plus fortes, (jui les r endent g r a -
nuleuses, mais qui disparaissenl en ^l'andc partie au de rni e r tour. Quelques cotes longitudinales
fort minces se r ema r q u e n t sur loute r étciuiue du bord ventral de la spire.
J e n'ai pas encor e réussi à r encont r e r un exempl a i r e sur lequel il m'ait été possible d'oliserver la
forme des cloisons, ni la direction de leui-s su tu r e s , ni même la situation du siphon.
L'ouverlure ombilicale est étroite el Fextrémilé initiale assez pointue.
Le lét est mincc et solide.
Dimensions. —D i amè t r e Oi mi l l imèt r es ; liauteur de r o u v e r t u r e To mi l l imèt r es ; l a rgeur de la
même 2-4 mi l l imèt r e s ; largeur du dernier tour à son origine 11 milliniètres; di amè t re de l'ombilic
environ 30 mi l l imè t r e s ; dianièlre de r o u v e r t u r e centrale ö millinuHres.
Rapporla et di/férences. — Certains aut eur s ont cojifondu le IS'. Leveilleunus avec des espèces
avec lesquelles il a c e r l a inement boaucou)) de r a p p o r t s , mais qui né anmoin s s'en dislinguenl l'acilement.
C'est ainsi que iL J. Morris lui assimile le Is'. planoiergatus, F. M'' Coy ( ' ) donl la taille est
plus gr ande , les tours de spire be aucoup plus épais, le bord ventral moins a r rondi et dont la sur f a c e
n'esl pas couver le de stries profonde s et régulières; c'est ainsi encore que A. d 'Or b ig n y figure sous
le nom de X Lcvcilleamis (-), u n e espèce dont les p r emi e r s tours de spire sont bien pins minces el
dont les siries d'accroissement sont bien |)lus for t e s , plus profondes et be aucoup moins n omb r e u s e s
que celles qui ornenl la surface de l'espèce réelle.
Moi-même j'ai connni s une e r r eur en indiquant c omme possible l'idenlité de l'espèce (jue j'ai
dédiée à Cb. Leve i l l é , avec celle décrite et ligurée pa r G. Fi s cbe r de Wa l d b e im, sous le nom de
A", bidorsulus quoique le contour des d e u x espèces soit assez s embl abl e , rien ne prouve qu'elles
appartiennent au même I j p e , l'une n' étanl r epr é s ent é e que pa r son moule int e rne et l'auli'c n'élani
connue q u e par sa coquille.
Contrairement à l'avis d'Éd. d'Eicliwakl ( ' ) , le .V. Leploiji, Rousseau n'a pas le moindr e
rapport avec le X ieveilleanus, ainsi que j'ai pu m' en assurer direclemenl. Cette espèce appa r l i ent
C) Catalog of british fossils, p. 500.
(S) Paléontologie wiüersellc, pl. LXXXIX.
(S) Orijclofjrapìiic du 'jouvernemcnt de Moscou, p. 122, ¡il. XLV, iig. 1.
(•) Lcthoea rossicii, l. I", p. 1510.
(5) r)F..MiüOKK, Voyage dans la ¡(ussic méridionale et la Crimée, l. Il, p- 785, pl. Xl l , l ig.2 .
FAUNE DU CALCAIUE GARBONIFEIIE DE LA BELGIQUE. m
cvidemmeul au groupe des Disciforines et par sa forme dépr imé e ressemble beaucoup plus à mou
X difficiiis qu'à tout autre.
Gisement et localité. — Cette espèce n'a encore été trouvée que dans le calcaire carl)onifêre supérieur
de Visé (assise VI ) , où elle est très r a r e .
<i% NAUTILUS OKNATISSIMUS, L.-G- de Köninck.
(¡>1. XXIX, fi«. 0)
N.\CTILI;S f,RYKII,I.E.\M;s. A. d'Orliigny, m7.Paléontologie universelle, (.1"', pl. LXXXIX,
lig. 1, 2, 5, i , 5 (non L.-G. <lc Köninck).
Coquille de mo y e n n e taille, discoïde, composée de quatre tours des))ire conligus dont les dimen -
sions s'accroissent lentement et ne produisent pa r leur enroul ement qu'un ombilic peu profond,
dans lequel les divers tours sont très faciles à apercevoir.
La section transverse de la spire varie peu avec l'âge; jusqu' au troisième tour elle est presque
circulaire; au dernier tour elle s'allonge un peu el pr end la forme d ' u n parallélogi'aninie dont les
angles sont arrondis. Les cloisons sont très peu profonde s ; leurs sutur e s latérales sont légèrement
arquées et leui'S ventrales sont à peu près droites. Le u r n omb r e est de vingt-deux pour un tour
complet; elles sont assez distantes les unes des aulrcs, el au troisième tour cette distance est d'environ
cinq millimètres du côté ventral.
La dernière loge est gr ande et occupe au moins la moitié du de rni e r tour de spi r e ; l'ouverture
est semblable à celle de l'espèce précédente.
Le siphon est assez mince et situé au tiers supé r i eur du di amè t re dorso-ventral.
L'ombilic est g r a n d , très ouvert et peu p r o f o n d ; son ouve r tur e centrale n'est pas bien l a rge ,
mais la spire est plus pointue et plus effilée à son origine que ne l'est celle de l'espèce précédente.
La surface est ent ièr ement couverte de fortes siries i r anver ses de forme s igmoida l e , assez
distantes et assez profondément creusées sur les parties l a t é r a l e s , p o u r d o n n e r lieu à la formation
de cotes minces el régulières.
Sur les trois premiers tours de spire ces côtes sont traversées pa r huit ou neuf fortes siries longiludinales
ou spirales, occupant lout l'espace libre exisianl ent r e les sutures des divers tours de
spire et produisant ainsi un dessin quadrillé dont chaque point d'in terseci ion est sin'monté d'un
petit tubercule.
Sur le dernier tour, les stries longitudinales ont complètement disparu et les cotes traiisverses
continuent seules à se produire.
Dimensions. — Le plus gr and des exemplaire s figurés pa r A. d'Or bign y a un diamètre de
!)cenlimètres, le diamètre du seul échantillon doni j'aie pu disposer n'est que de 3 , 3 centimètres; la
hauteur de son ouver ture est de 9 millimètres et la l a rgeur de la môme de 8 millimèires envi ron;
le diamètre de son ombilic est de 2 centimètres.
Rapports et différences. —J ' a i déjà eu occasion de faire obs e rve r qu'A. d'Orbigny avait r e p r é -
senté l'espèce que j e viens de décrire sous le n om de N. Leveillcanus, et qu'il l'a confondue avec
lui. Cependant en comparant ces deux espèces l'une à l'autre en n a t u r e , ¡1 esl facile de les s épa r e r ;
d'abord les siries de l'une sont beaucoup plus fortes et plus profonde s que celles de l 'aut r e , et tandis
que leur distance est d'environ un nn-lliinèlre sur la p r emi è r e , elle ne l'esl que d'un liers de millimetre
sur la seconde; de sorte que dans un même espace pris sur u n e partie de spire de même épaisseur
cliez les deux espèces, on compte Irois fois plus de stries sur Tune que sur l ' aut r e ; en outre
le nombr e de stries longitudinales est inférieur chez le N. ornatissimus à celui qui se ti'ouve sur le
iV. Leveillcanus cl chez le pr emi e r elles occupent tout l'espace compris entre la suture venti'ale et la
suture dorsale des spires, tandis qu'elle n'existe principalement que du côté ventral chez le second.
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