
74 FAI NE DU CALCAIRE CARBOMF ÈRE DE LA BEI.C.IQLE. 1-AÜNE DU CALCAIRE CAIIBOÎ^IFÈRE ÜE LA BEI.(Î1QUE. 7;;
raiiiiiioi (pl. VI I I, fig. 3'^), s'elargii enstiitc ol prend u ne forme ovale allongée qu'il conserve snr le
l'CSte de sa longneur en se rétrécissant graclnelleincnl (pl. VIH, fìg. 3" et 3*^).
La pa r t i e osseuse ou cornée qui compose les parois du r ayon est solide, très compact e et très
líbrense; son épaisseur est en uioyeiine de i à 5 millimètres sur Ionie la longueur et clans lontcs
ses parties, le bord t r a n c h a n l seul excepté. La section transverse do ce bord csl triangulaire et ver.s
la ba s e du triangle se trouve le canal cylindrique qui perce la partie osseuse d'une extrémilé à
l'autre et cloni la l'onction m'est inconnue (pl. VI I I, fig. 1, 3" et 3^).
La paroi intérieure du e r o u \ est couverte de stries longitudinales, pai-allèles entro elles et d a n t a n t
plus fines qu'elles sont jikis éloignées de la b a s e ; l'une des parois latérales de l'exemplaire dont
j e dispose, est bosselée dans sa moitié supé r i eur e (pl. VI I I, (ig. 2 ) , tandis (|i.ie l'autre ne por te
aucune trace de ces bosseliives qui pai'aissent avoir été accidentelles.
La surface extérieur e est entièrement couve r t e crime ext r émi t é à l'autre de tubercules presque
tous disi)osés en séries longitudinales parallèles ou sabparallèlcs an bord supé r i eur du r ayon.
L'augmentation du n omb r e de ces séries se lait par interposition du côté do la base, où l'on en
compte environ qua r ant e , tandis (pie du cùté 0[)p0sé ce n omb r e n'atteint pas la moi t i é ; en oiiire,
leur disposition t r ansve r s e est géné r a l ement oblique el plus ou mo i n s parallèle à la ligne do
demarcalion qui limite l'inscrlion de la ba s e dans les chairs de l'animal.
Ces tnbercnles sont assez gros et obtus. La plupart sont à base circulair e ou ova l e ; le diamètre
de celles (|ui couvr ent la moitié environ du r ayon du côté de l ' exl f émi té pointue est un peu plus
foi't q ue celui des tubercules de l'extrémité opposée; ces de rni e r s sont en mcine temps pins r a p p r o -
chés les uns des autres el un ccrUiin n omb r e d'entr e eux sont coul luent s ; leur surface est lisse;
l'espace qui les s épa r e est f r équemmen) orné e de fines siries longitudinales très peu appa r ent e s et
souvent même invisibles à l'oeil nu.
Les dentelures du bord postérieur qui ma l h e u r e u s eme n t n'existent du côté de la base q ue sur
le tiers environ de la longueur totale, sont moins fortes et pins nombr eus e s du côté inférieur c|ue
du côté supé r i eur ; leur direction parait en même tenips être difTérente et tandis (|ue les plus petites
se dii'igent obl iquement vers le bas, les aut r e s se tournent vers le somme t du r ayon.
La base p r o p r eme n t dite, celle qui a pénétré dans les cha i r s , n'est pas fort longue et sa surface
n'est ornée que de fines stries longitudinales; elle est aussi compa c t e el aussi fibreuse que le ¡'este
d e l à partie osseuse du r a y o n.
Dimensions. — Le seul exempl a i r e de cette espèce qui me soit connu est loin d'être compl e t ;
(|uoique son extrémité pointue soit t ronqué e , il a encore u ne longueur de -42 c ent imè t r e s , abs t r a c -
tion faite de la partie non tube r cnl é e de la base (pii en a 5. Complet, il a du avoir u ne longueur de
5 0 à 00 centimètres. Di amè t re vertical de la base environ 13 cenlimèlres ; épaisseur vers sa p a n i e
supérieure 3 , o centimètres.
Rapports cl différences. — Cet le espèce ressemble pa r ses ornemenl s extérieurs au Slichucanthus
Coemmsi; mais ce de rni e r , n'étant pas hé t é ros t rophe , ne peut ê t r e confondu avec lui , même
sous le r appor t générique. La même observation est applicable à certaines espèces iVOramnthuH
avec lesquelles il peut avoir (pielque r e s s embl anc e à cause de ses lubercules. Je ferai c ependant
observer (pie chez la plupart de ces espèces ces tubercules sont étoilées, tandis qu'elles soni lisses
chez les Anlacanlhnx.
31. G. Dewa lque expi'ime avec doute l'opinion q u e le r ayon que j e viens de décrire pourrait bien
ap])artenir à l'espèce de poisson que nous avons désignée moi et mon ami P. - J . Van Rimeden sons
le nom de l'aloeda/ihits insiyim. .le ne pa r t age pas cet avis, d'abord parce (pie les deux cxen)|)laires
n'ont pu être ti'ouvés dans la même localité et ensuite, parce que ce de rni e r provieni |)robal)lemenL
des assises supérieures du calcaire d é v o n i e n , et non des assises inférieures du calcaire c a rboni f è r e ,
comme je l'ai cru d'abord.
Gisement et localilé. — Cette espèce a été trouvée vers 1 8 3 0 à '183o dans un calcaire noirâtre
et légèrement schistoïde des envii'ons de Liège pa r le doclenr Îi.-J. Courtois qui s'est occupé de la
n o r e \ l c noire terrain boniller et qui l'a déposée au Musée de rCnive r s i t é de Liège. C'est à
JJ. G. Dewa l q u e , qui a bien voulu me la confier pour en faire la de s c r ipt ion, (]U(; j ' en dois la counaissance.
La présence du Phillipsia pnslulata E. -F. v. Schlothe im dans une partie du calcaire adhé r enl à
l'exemplaii'c, me permet d'alTirmer qu'il provient des assises inférieures du calcaire carbonifère.
GENRE : LiSTIÎACANTHUS, J.-S. Nvxvberry et A.-H. tyorlltcn, 1870.
Les r ayons de ce g e n r e sont généralejnent assez petits et g r ê l e s , r éga l i è r ement et faihhnnenl
arqués, déprimés el minc e s ; leurs cotés latéraux sont oriuis de nombr eus e s C(jtes longitudinales qui
prennent leur origine à la base et dont les médiane s seulement atteignent le somme t , tandis qu'une
grande partie des côtes latiirales s'isolent vers leur extrcimité et se t r ans forment en pointes allongées
eli)lus on moins r e courbé e s .
La base est tron(iuée obliquement el terminée pa r une surface |dane et ovale.
Rapports et différences. — Les auteur s de ce genr e font r ema r q u e r qu'il n'a aucune analogie
avec les genr e s déjà connus. Les r ayons dont il se compose ont des oi'nements ressemblant quehfue
peu à ceux des Leptacunlhus, L. Agassiz; on les en distingue facilement par les pointes dont leurs
bords antérieur et postérieur sont nnmis. Leur base diffère esscntieliement de celle de la plupart
des r ayons servant à la défense, par leur troncature et la surface plane qui la t e rmine et qui donne
en môme temps la pr euve qu'elle n'a pas dû péné t r e r dans les chairs.
Sous ce rapport, ces r ayons ressemblent à ceux de s Climulius c omme à ceux de certains poissons
écaiileux de nos me r s actuelles et penveiit être considérés comme des écailles modifiées ou des
excroissances de la tète. Il est probabl e qu'ils se trouvaient fixés pa r leur sur f a c e basale, soit à la
lèle, soit à tonte aut r e partie du corps pour lui servir de défense ou d'ornement ( ' ) .
Aperçu historique. — Ce genr e a été établi en 1 8 7 0 par .MM. J . -S. îS'ewbei'ry et A.-IL Wo r t h e n
pour une seule espèce do r a yon assez abondant e dans les assises sn))érieures du terrain carbonifère
de rillinois. En 1 8 7 3 , M. J . -S. Xewb e r r y en a décrit une seconde espèce de l'Obio ( - ) .
Distribution géoloijique. — Jusqu'ici les espèces de ce genr e appa r t i ennent exclusivement aux
assises supérieures du terrain carbonifère.
C'est dans cetle position (pi'elles ont été l'ccueillies tant aux États-Unis (|u'en Belgique. Elles ne
paraissent pas être comines ni en Angleterre, ni en Ecosse, où cependant les roclies carbonifères
supérieures ne mam[nent pas.
LISTRACANTIIUS IIYSÏHl.X, J.-S. .Ymben-;/ et A.-I/. \Vortlien.
LISTHACAMIIUS IIïSTUix. J.-S. NcwbciTV Qiul A.-H. Worilicti, 1870. licporl of the <jeol. Survey of
Illinois, t. IV, p. 572, pl. Il, tig. 5.
— — J.-S. Newbcny, 1870. lieport of the gcolofjicul Siirceij of Ohio, l. Il, p. jG,
pl. LlX.fig. a.
Les r ayons de cetle espèce sont assez petits, faiblement a rqué s , minces, relativement assez larges
vers leur base, mais ils se rétrécissent r apidement pour se t e rmine r en pointe aiguë. Leur surface esl
(.') Geoloejical Survey of Illinois, t. W, p. 571.
(2) Report of the geological Survey of Ohio, t. I I , p. o6.