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ÍOS FAUNE DU O ALCAKUÌ GAR BONI FÉ (IR DE LA BELGIQUE.
Gisement el localités.— Cette espèce appnrticnt exchisivemeiU aux (itages supérieurs du calcaire
carbonifère; elle y a été trouvée ù H o I I î i i k I clans l ' \orks l i i r e , ù Hobroystoii et à Gnre, en Écosso
et il l'oolwasli, dans l'ilo de Mai). Le baron de Uyckholt l'a recueillie dans le calcaire de Visé
(assise VI), où elle est très rare.
1 3 . Ü O M A T I T E S T R U X C A T Ü S , J. Phillips.
. eg. 5. pl. lig. 1, s, pL XLi:
es. J. Phillips, 1856. Gcol. ofVorksli., i. II, p. 223, pl. -19, fig. 20, 21. non F. Rocincr.
is. J , -E. Por i lock , -1843. Repon on ihc Geol. o( the County ofLondnnd., p. 4 0 5 , pl. XXIX' .
TRS •
A ü a n i d e s t r i s o
A m m o n i t e s —
(ioM.MITBS —
N a u t i l u s rem-L.
GoXIATITCS T R I X C
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-A. d'Orbigny, 1846. Pafiont. univ-, pi. XLII, lig. 1, 2.
rus. F. M' Coy, I844-- Syn. of the char. of the carb. IhnesL
ll.-G. Bromi, 1848. .Vomeiiei. paiasont., p.
TIS. H.-G. Bvonn. 1848. ibidem, p. 79S.
rvs. T. Bi own , i 8 i 9 . Ulustr. of the fossil Conchoì. of Great Brita
pi. XXI, /ig. 3Ö, 5G.
s. A. d'Orbi i rny, 1850. Vrodr. de paléont. stratiar., t. I, p. H Ö .
C.-G. Giebol, m^. Faunader Voriceìt, liei, ili, Abili. I, p. 474
J . -Mon is, 18Ö4. Calai, of British fossik, p. 3 0 3 .
TIS. J. Morris, 1834. Ibidem, p. 308.
r t s . 11. Gr i f f i ih, 1 8 0 2 . Jotirn. of the geol. Soc. of Dublin, i. IX, p. 50
J . - J . Bigsby, 1878. Thcsaums deimiico-carbonifenis, p. 3 3 9 .
Tcs. J.-J. Bigsby, 1878. Ibidem, p. 541.
of Ireland, i). 1«.
•id ¡reland. p. 39,
Coquille assez grande , discoïde, composée de huit ou neuf lours de spire, se recouvrant presque
coniplèiement l'un l'autre et ne laissant exister qu'un ombilic étroit, inluiidibulirornie, dans lequel
les derniers tours seulement sonl visibles. Le dernier tour de spire est exclusivement l'ormé de la
dernière ioge. Les côtés latéraux sonl peu convexes; ils sont bordés de carènes obtuses qui servent
d é l imi t é à la partie ventrale, laquelle est étroite et presque plane chez les adultes; dans le j e u n e
âge, celle partie esl beaucou[i moins anguleuse et souvent arrondie.
L'ou\erturo a la forme d'une lyre renversée dont les deux bi'anche,« auraient la iongueui' du
coi'ps même.
Les cloisons, dont le nombr e exact n'a pu être déterminé, sonl peu distantes les unes des autre.-;;
la suliire légèremen! bifurquée à son extrémité et à bords .subparallèles
sur ])lus de la moitié de sa longueur, e,st r ema rquabl e par la
longueur du lobe ventral. Les lobes latéraux principaux sonl légèremenl
linguiformes et plongent un peu moins avant que le lolie ventral. Les selles ventrales sonl
assez largement arrondies et un peu plus élevées que les selles latérales doni la courbure est peu
pronuncèe.
La surface, qui paraît lisse à la simple vue, laisse apercevoir sous la loupe et sur de bons spéciinens,
des stries d'accroissement trc.s fines et un peu irrégulières quant à leur épa i s s eur ; leur
direction est sinueuse sur les côtés de la coquille et .«'incline en une courbe profonde sur la pai'tic
ventrale; la direction de ces slries fournit la forme qu'ont du avoir les boi'ds de l'ouverture dans
son état parfait.
Dimensions. — Le dianièire longitudinal du plus complet des .spécimens dont j'ai pu faire usage,
est de 80 millimètres; son diamètre transverse est de 63 millimètres; haut eur de l'ouvertni'e,
3 8 millimètres ; largeur de cette ouverture , 28 millimètres. Le diamètre de l'ombilic n'est que de
i- millimètres.
Rapports el différences. — Quoique n' ayant pas eu l'occasion d'observer les sutures cloison-
FAUNE Dû CALCAIUR CARBOiSIFÈRE DE LA BELGIQUE. 109
iiaires de cette espèce, le professeur ,1. Phillips n'hésila pas à la r anger parmi les doniatiles. Le
l'olonol J.-E. Portiock, ou contraire, l'introduisit dans le genre Nautilus et la décrivit sous le nom
de Nauiilas pcrplanatus; son exemple fut suivi par quelques paléontologistes. La découverte des
sutures cloisonnaires que j'ai fait connaître, ne laisse plus subsister le moindr e doute à l'égard du
classement de l'espèce et du genre auquel elle appartient.
Lorsqu'elle est adulte, elle a une gr ande analogie de forme avec le G. inconslans également
adulte. Celte analogie s'étend même ii la forme de ses sutures qui sont à peu près les mêmes dans
les deux espèces. Mais, outre qu'à l'origine elle ne possède jamais les sillons transverses qui sont
constants chez le Gonialiles que j e viens de nommei', les proportions qui existent dans ses diverses
dimensions sont toutes difîérentes ; ainsi la liauleur de son ouverture est grande relativement k sa
largeur, et son ombilic est relativement beaucoup plus étroit. Aucune autre espèce carbonifère ne
peut se confondre avec elle à cause de la forme de ses sutures cloisonnaires, forme qui ne ressemble
à aucune autre. Malgré cela, F.-A. Roemer lui a assimilé une espèce de (îrund, dans le Ilarz,
espèce qui me semble avoir plus de rapports avec le ii. imitaOilis qu'avec (oule autre.
Gisement et localités. — Cette espèce ne se trouve que dans les assises supérieures du calcaire
carbonifère. En Angleterre, elle s'est rencontrée à Bolland, dans l 'Yorksbi re; eu I r l ande , à Fe r -
managh el à TankavdsloAvn, et en Belgique, à Visé (assise VI) ainsi qu'à la Valle-Bouvignes
(assise VI/;).
lu. COXIATITES VESICUI L.-G. de Köninck.
Coquille assez petite, dépi'imée latéralement, composée de sept ou huit tours de spire. S|>ire
irès ondmissante et ne laissant subsister qu'un fort pclit espace libre pour l'ombilic qui, par conséquent,
est très étroit. La partie dorsale de la spire est régulièrement a r q u é e ; l'ouverture est
semi-lunaire el à peu près aussi haute que large.
Lorsque la coquille a [lerdu son dernier tour de spire, on aperçoit sur chacun de ses côtés une
bande longiludinale saillante composée d'une innombrable quantité de petites vésicules, qui s'est
formée pendant le développement de l'animal; ce dépôt donne à la section de la spire une forme
particulière que je n'ai renconirce chez aucune autre espèce de Gonialites. J'avais pensé d'abord
que la présence de celte matière vésiculeuse était accidentelle el dépendait d'un étal maladif; mais
nuire qu'aucune autre espèce no m'a oITerl quelque chose de semblable, j'ai pu me convaincre par
l'examen d'un nombr e assez considérable de spécimens que, dès le jeuiie âge, celle malière existait
et que môme la coquille, en fù!-elle dépouillée, ne pouvait être assimilée à aucune autre qui en serait
nalurellemcnt |>i'ivée.
Le lobe ventral esl très large et peu profond ; il esl t e rminé par deux petits lobes latéraux dont
la direction est un peu obliqufe el qui sont eux-même s séparés par
une petite selle un peu sinueuse dans sa partie mé d i a n e ; le lobe
laléi'al est linguiforme et |)longe presque aussi avant que le lobe
ventral. La selle latérale |)rincipale est assez élevée el n'offre pas une courbe régulière; la selle
latérale accessoii e ne se ivcotirbe i)as 1res fort sur elle-même.
ííí'wcHs/oH,?. ~ Diamètre longitudinal, ^0 millimètres; diamètre transverse, 16 millimètres;
hauteur de l'ouverture, 12 millimètres ; largeur de la môme, IS millimètres; largeur de l'ombilic,
2 millimètres.
Rapports el différences. ~ Absiraclion faite de sa partie vésiculeuse, le G. vesiculifer a quelque
ressemblance avec le 6'. sienolobus, J. Phillips, dont la sulure cloisonnaire a beaucoup de rappoj't
avec la sienne; il ou diiïère par la largeur de son ouverture qui dépasse sa hauteur, tandis que