
(>i F A I M - : D U C A L C A L K I - C A U B O M F È I \ E D E L A B E L G I Q U E
peu relevé j prod nil mi léger c r eux qui se prolouge sur lu pr e sque totalité de 1 e t eudue , en sorte
(|ue, vue de prolil, elle pornit de foritie s igmoïda i e ; la surface est lisse dans la ma j e u r e partie de
sou é t endue ; on n'y r ema rque que de fiiihles ondulations Iransversesj très larges et assez irrégulièrement
disposées. La base osseuse est nu pou pins épaisé;e d'un côté que de l ' aut r e ; elle est creuse
e! lisse en dessous et suit à i)eu pi'ès les conlours de la parlie émaillée.
Dimensions. — Je pr é sume que dans le cas où réelianlilloii mis à ma dis|)osi(ion eût pu éire
recueilli intact, il eût oiTei't une longueur d'environ 1 c enl imè t r c s ; sa largeur es! de 3 centimètres.
Rapports cl di/fércnce,^. — C e Ddlodas est très voisin cin D. comphnalus, .I.-S. Newb e r r y el
A.-IL Wo r l h e n , et il n'est pas impossible qu'il n'en soil qu'une variété un peu moins large, mais plus
allongée et un peu plus tordue sur e l l e -même. A défaut de spécimen qui puisse me servir de point de
comparaison^ j'ai préféré de lui donne r un nom spécifique en attendant q ue la question soit élucidée.
Gisemenl et locaUté. — Un seul échantillon de celte espèce a été découvert dans le calcaire
carbonifère supé r i eur de Visé (assise Vi ) .
V I I L GESRE ; X V S T H O D L S , L. Aycissiz,
Syn. CociiLiODis (pars). L. Agassiz, \Sù8. Recherches sur les poissons fossiles, 1. Ill, p. 174.
(l'est encore un des genr e s nonnnés, mais non définis pa r L. Agassiz. Comme il me serait impossible
d'en donne r les caractères d'après Tunitpie éclianlillon de Tespece (|ui y appa r t i enl et dont
j e dispose, j e me bornerai à en donne r la description qui pourra en quelque sorte se rvir de type.
Rapports et différences. — L e s Xi/strodus se r approchent évidemment des Deltodus dont ils onl
à peu près la forme générale et ne sembleni s'en distinguer (jue par la différence qui existe dans
l'ornementation de leur surface.
Distribution géolof/iquo. — Les deux Xi/strodus actuellemenl connus appa r t i ennent au calcaire
carbonifère inférieur de l'Irlande et de TAugleterre. L'espèce q ue je décris provient du calcaire
carbonifère supéi'ienr de Belgique.
XYSTKODUS ALATIS, L.-G. de Kuniiick.
(H. V, S'É. Ü.)
Dent de (aille médioci-e, à contour subirapézoïdal, t e rminé e en a r r i è re par un angle d'environ 3 0 " ;
son bord extérieur est régul i è r ement arqué sur tonte sa l o n g u e u r ; à deux millimètres de distance
il se replie à angle droit et donne lieu à la production d'une forte carène, d'où la sur f a c e s'abaisse
vers le côté opposé en se c r eus ant légèrement dans sa parlie moyemi e . Lci bord suj)érieur esl oblique
et se joint par u ne courbe au bord int e rne qui, sur les deux tiers de sa hautein-, se dirige vers le
bord inférieur par u ne ligne pr e sque parallèle au bord e x t e r n e et d o n n e ù ce côté u ne appa r enc e
ailée à laquelle le nom de l'espèce l'ail a l lus ion; le bord inférieur est presque droit. Celte dent est
remarquable pa r les ornement s de sa surface qui consistent en une quantité considérable de petites
lignes un peu onduleuses et subparallèles au boi'd i n f é r i e u r ; vues lu loupe, ces lignes paraissent
poncluées. Elle esl très unie dans loute son étendue.
Dimensions. — Lo ng ue u r 24 millimètres, l a rgeur environ 13 millimèlres.
Rapports et différences. — Des deux espèces pour lesquelles le g e n r e Xystrodus a été créé, je
ne connais ¡lue celle dont M. F. M" Coy a d o n n é la figure et la description sous le nom de Coch-
Uodus striaius, L. Agassiz. Celle espèce se distingue facilement de la nôtre pai- sa petite taille et
surtout pa r sa forme pa r f a i t ement t r i angul a i r e et l'acuïlé de son angle supérieur .
Gisement et localité. — .le n'ai trouvé (¡u'un seul exempl a i r e assez dé f e c tueux de cette espèce
dans le calcaire carbonifère supé r i eur de Visé (assise VI).
F A U N E D U C A L C A I R E C A R B O N I F È R E D E L A B E L G I Q U E fis
APPENDIX.
{ C H T H Y O D O R U L Î T H E S .
A l'exemple de L. Agassiz, j'ai relégué dans un chapi t r e S[)écial tous les débr i s de poissons que
Buckland et de la Bêche ont désignés sous le nom d'IonTiivonouuLrruES.
Il ne peut plus y avoir de douie (pie la plupart des espèces carbonifères r epr é s ent ent les rayons
osseux des migeoires de poissons quelquefois gigant e sques de l'ordre des SELACUII, aux dents
desquels on les trouve géné r a l ement associés. Mais si l'on peut être d'accord sur ce point, on
manque encore des éléments nécessaires pour décider du g e n r e et de l'espèce auxque l s se r appor -
tent les nombr eus e s forme s déjà connue s .
Il est donc utile de les groupe r suivant leurs affinités et leur res semblance et de laisser au
temps le soin d'établir les r appor t s qui peuvent exister ent r e eux et les divers aut r e s débris d'une
même assise, en attendant qu'une heur eus e découverte pe rme t t e d' a r r ive r à la solution complète tie
la question.
Les espèces d'IcnTiivoDORiLiTUES de notre t e r r a in carbonifèi'e ne sont pas très n omb r e u s e s , mais
il y en a quelques-unes pa rmi elles qui sont r ema r q u a b l e s par les proportions gigantesques qu'elles
peuvent atteindre et dont on n'avait aucune idée jusqu'ici.
L GE^nK : C T E \ A C A ! S T I I U S , L. Agassiz, 1 8 3 6 .
Syn. IcuTiiYODonCLiTiiEs, Buckland et de la Bêche.
Ce genr e compr end des r ayons de plus ou moins g r a n d e taille, c omp r imé s l a t é r a l ement , s'allongeant
en s'amincissaul progressivement et plus ou moins courbé s en a r r i è r e ; leur côté antéi'ieur
est arrondi et assez étroit, tandis que le côlé postérieur esl concave, à bords plus ou moins minces
et garnis cliacun d'une r angé e de petites épines inclinées vers le bas. La sur f a c e est ornée d'un
certain n omb r e de côtes longitudinales, séparées par des sillons bien ma r q u é s et cha rgé s de tube r -
cules ou de lamelles transverses imbriquées. La base ou la parlie de ces r ayons qui a élé implantée
dans les cha i r s , esl géné r a l ement assez cons idé r abl e ; elle est striée en long et t e rminé e par une
extrémité obtuse.
Rapports et différences. — Les Ctenacanthus dilïèrent pi'incipalement des autres genr e s (¡ue l'on
a créés ])our recevoir les noml i r eux IC(IT]IVODORUI,ITUES découverts depui s quelque t emp s , par la
présence des lamelles transverses dont leurs côtes sont ornées.
Il serait assez dilllcile de dire à quel genr e de poissons plagiostomes ils onl a p p a r t e n u .
Je ne parUige aucunement l'avis de L. Agassiz qui croit pouvoi r a t t r i b u e r les Ctenacaathtis au
genre Psammodus et les Oracantlms au genr e Orodns ( ' ) pa r la raison que les roche s qui m'ont
fourni les Ctenacanthus, ne m'ont doimé aucun échantillon de Psammodus et (¡ue dans le seul
calcaire dans lequel j'ai r encont r é un Oracanthus, je n'ai j ama i s trouvé la moindi-e li'ace A'Orodm,
mais, au cont r a i r e , un certain n omb r e de Psammodus.
(I) liecherches svr les poissons fossiles, I. Ill, p. t71.