
Í0() FAUNE DU CALGAIIIE CAHBONIFKIIE DE LA BKLGIQUE
slrialus, W. .Marlin, ce qui me piirail fort d o u t e u x , si l'on coiiipiire cette figure à celle r e p r é -
sentée pa r ks figures 1 et 2 de la plauclie XXIII. Le plateau cardinal est divisé en deux portions
auxquelles s'altaclienl les racines de l'appareil spii'al. Les mira soni réuuies par une lamelle, à
quelque distance de la ligne c a rdina l e ; les deux portions du plateau cardinal sont creuses; les
muscles c a rdinaux sont fixés sans doute au processus cardinal qui est petit et placé dans l'écliancrurc
du plateau c a rdina l ; sous celui-ci se voient
raient les muscles adduc t eur s .
A l'intérieur de la valve vent,
l'ouverture deltoïde et soutenue pi
jusqu'au l'ond de la va lve ; les den
ides empre intes allongées où s'inseale,
une courte dent cardinale est située de chaque côté de
r u n e lame verticale testacee étcuilue de l'intéiieur du crochet
c lames situées à droite et à gauche alTectcnt des formes et des
directions variées, suivant les e spè c e s ; elles se prolongent plus ou moins loin dans l'intérieur de la
coquille. Entre les hiuies il existe au fond de la valve uu espace libre, ordina i r ement divisé pa r
dtudinal ; cet espace était rein|)li pur des muscles,une forte crête ou septum le doni les empreintes
sont encore f r équemment conservées.
VHS. — La tnille des espèces de ce genr e est très va r i abl e; tandis (|ue certaines d'entre
elles peuvent largeur d'euviron 13 cenlimètres, d'autres dépassent r a r ement une
terran
oermi
carbonifère de nombr e t
d'étudier avec précision
X moules internes d'
lu consti'uction inter
t
t atteindre une 1
largeur de 4 ou de 2 centimètres.
Distribulion géologique. — Le g e n r e Spirifer a ses représentants dans tous les terrains (pii se
sont succédé depuis le silurien inférieur jusqu' au trias inclusivement. Comme le genr e est formé d'un
grand nombr e d'espèces et que celles-ci sont en géuéral assez abondantes , il n'y a, pour ainsi dire
pas de pays où ces terrains existent qui n'en ait fourni à la science un certain n omb r e d'échantillons
plus ou moins intéressanls. L'Australie est surtout r ema rquabl e sous ce r appor t . On connaît de son
e perfeclion r ema rquabl e et qui ont souvent
: de leurs valves, et cela avec d' aut ant plus
de facilité que la taille de ces exemplaires est souvent gigantesque comparée à celle des exeinj)
luires de la même espèce recueillis en Europe.
Les nombreuses observations dont les espèces de ce genr e , tel qu'il avait été établi pi'imitivemont
par J. SoNverby, ont été l'objet, ont permis de le partager en divers groupes, dont quelques-uns ont
pris une gr ande importance, mais dont d'autre s ont été fondes sur des caractères si peu différents
de ceux de la généralité des espèces qu'ils paraissent être plutôt spécifiques que génériques.
Par suite de ce partage, il a paru utile i» certains paléonlologisles, dans l'inlérét de la n ome n -
clature, de r e che r che r quelle a été l'espèce-type dont J. Sowe r b y s'esl servi pour l'établissement
du gem-e et quel est le groupe actuel auquel elle appartient.
C'est M, W. King qui, en 1 8 3 0 , s'est occupé le pr emi e r de cette question : considérant que
J. Sowe r b y n'avait accompagné la définition du genr e Spirifer, insérée en 181?J dans le deuxième
volume de sa Minerai Concholoyy of Greal Drilain, que d'une seule espèce, qui est le Suriiujodo
type au genre, a préféré adopter la déno-
E. Koenig, pour caractériser des espèces du
ihjr uspidulHn, et c royant que celle-ci avait serv
minalion de Triyonolrela, proposée en 1 8 2 3 pa r
genre Spirifer, tel qu'on le compr end actuellement
T. Davidson a prouvé que AI. W, King était dans l'erreui', c omme celui-ci l'a rec
lui-même, cl voici comment cet illustre paléontologiste s ' expr ime à la page 91 de so
à l'hisloire naiiirelle des Bruchiopodes vivants el fossiles, traduite de l'anglais |);
Deslongchamps, père el fils :
mm plus lard
Inlrodiiclion
.MM. Eudes
" Il est nécessaire de r cma ï q u e r que dans l'année 1 8 1 i l'auteur ( J . Suwe r l jy) appelle d'abord
l'attention sur l'organisation intérieure de YAnomites slrialus, dans un mé jnoi r e lu à la Société
linnéenne de Londres et publié dans le douzième volume, page u l i , de ses Transaclions. L' aul cur
FAUNE DU CALCAlEiE CAIIBONIFÈIIE DE I.A BELGIQUE
ajoute en même temps : « J e soup^-onne que VAnoinites cuspiilalus, figuré depuis la lecture de ce
mémoire, dans le Minmd Concholoyy, tab. 120, sous le nom de Spirifer cuspidaius, doit avoir
intérieurement une consiruclion semblable, de même que VAnomiles subconims, de W. Martin
(pl. XLVI l ) . »
Celte r ema rque subséquente, publiée la même année que la description générique dans le Miiiend
Conchology, I S l i j , prouve que l'auteur considérait VAnomiles slrialus comma son type el non
rJwojiuVes cuspidaius sur le caractère intérieur duquel il n'avait pas une enlière cerlilude. N'ayant
pas connaissance de ces particularités, le professeur W. King, dans sa Monoyrapky of Eiujlisli
Permian Fossils, insiste sur l'adoption du 5. cuspidaius comme type du genr e de J. Sowe rby, et
emploie le nom de TrigonolreUi, proposé par E. Koenig en 1 8 2 3 , pour les coquilles q
blent au Spirifer strialxts. Mais le savant professeur a abandonné sa première manière de voir el
admet mainlenant le Spirifer slrialus, comme type de l'excellent genr e Spirifer, créé par
.1. Sowe rby. Le professeur F. .M'-' Coy signale le fait cité pr é c édemment dans son Synopsis of the
Characters of the Carboniferous Limeslone Fossils of Ireland, page 1 3 3 ; en décrivant le Spirifer
slrialus, il ajoute : « Celte coquille esl Irés conmie siir le continent comme l'espèce sur laquelle
./. Soiocrby découvrit en premier lieu les appai-eils spiraux «.
Comme les caractères différentiels des divers groupe s seront décrits ultérieurement, j e m'abstiens
de les indiquer eu ce moment afin d'éviter un double emploi.
Il est à r ema r q u e r seulement que le t e rme Spirifer, créé par J. Sowe rby, a été transformé en
celui de Spirifera par .1. Phillips en 1 8 3 6 , et qu'il a été préféré el suivi par M. F. M" Coy en [&ii,
par T. Davidson en 1 8 3 7 , el pa r un certain n omb r e d'autres paléonlologisles anglais, tandis que
sur le continent on s'en lieni géné ra lement au nom primitif établi pa r J. Sowe rby.
Les Spirifer propres, lels que je viens de les définir, se partagent aisément en deux sections,
suivant l'étendue de leur aréa. La pr emi è r e section compr end les espèces dont l'aréa occupe toute
la largeur do la coquille et dont les extrémités cardinales latérales sont anguleuses ou pointues.
La seconde section est composée des espèces dont i'clenduc de l'aréa esl inférieure à la plus
grande largeur de la coquille, dont l'aréa a une forme plus exactement triangulaire el dont les
oxlrémilés cardinales latérales ne sont ni anguleuses, ni pointues, mais souvent arrondies, de façon
à donne r à la coquille une forme presque régulièrement ovale. Celle section compr end les
que M. F. M'' Coy a proposé de r éuni r sous le nom générique de Br a c u y t u y r i s .