
Ili FAUINR DU CALCAIIOE CARBONIFÈRE DE LA BELGIQUE.
2. COSSKLETfA TALLAX, L.-G. ih Ko,iinck.
(Pl. XXIV, fig. 0, 10. et pl. XXXI, C- 31, 55. 36.)
Peiile corimlle subglobuleu.e, u„ |,eu ¡.lus ép.isse qae longue, composite .le six lours ,1e spire
convexes, séparés par «ne suture linéaire et dont le dernier occupe plus des deux tiers de la longueur
totale de la coquille. La bande du sinus est déprimée et se trouve au fond d'un sillon c r e u x ' très
prononcé, visible sur tous les poinis de spi r e , qui l partage en deux parlies à peu près é ' - a ^ ù
rexception du dernior, sur lequel il est situé sur h. partie inférieure, à une faible distance de' la
suture, ce qui le masque en partie lorsqu'on regarde la coquille de profil. La base est légèrement
déprimée vers le centre. L'ouverture est subsemi-Innaire, plus haute que large; son bord eolumel
lan-e n'est épaissi que par une callosité assez faible, dont le diamètre n'excède pas 2 millimètres
Toute la surface est garnie de minces côtes spirales, peu apparentes, et que l'on ne perçoit bien
qu'à la loupe.
Dimensiom. Longueur, 10 millin,êtres; épaisseur, 13 millimètres; hauteur de louve r tur e
7 millmiètres; largeur <le la même, 3 millimetres. Ouverture do l'angle spiral, lOC"
Rappons et différences. Cette espèce n'a de rapports qu'avec la 6'. / « n J m . . / . " dont elle se
distingue par sa petite taille, par la dépression plus forte de sa bande du sinus, par sa callosité
columellaire moins prononcée et par le peu de relief de ses cotes spirales.
localité. - Un petit nombr e de spécimens de celte espèce a été recueilli par
M. Ed. Dupont dans le calcaire de Dréliance (assise III).
s. GOSSEÌ.ETÌA TOBN.^CENSIS, L.-G. de Koninch.
(Pl. XSX, llg. so, 5t, 5»)
Coquille de taille médiocre, subglobuleuse, presque aussi longue que large, composée de sept
tours de spire convexes, séparés par une suture linéaire peu profonde et s'enveloppant aux deux
tiers dans leur enroulement successif. Le dernier tour est déprimé à sa base et son pourtour est
légèrement aiigulcux. La bande de son sinus est s i tné e au quart inférieur du dernier tour de spireelle
est suturale sur les tours précédents et limitée inférieurcment par «n sillon plus profond
qne celui qui la borde supérieurement ; elle est lisse, tandis que le restant de la surface est - a rni
(l'un grand nombr e de minces cotes spirales, dont celles qui longent la bande sont un pcn^plrépaisses
que celles qui couvrent le reste de la surface. L'ouverture est su
que l a rge j son bord columellaire est obliquement recourbé et très épaissi
semi-circulaire partagée en deux parties par un sillon médian |)eu |)rofoi
jsemi-lunaire, plus baute
I sa base par une callosité
Dimensions. — Longueur, 18 millimètres; épaisseur, 49 millimètres;
h a u t t
de
11 millimèlres; largeur de la même, 9 millimètres. Ouverture de l'angle
spir;
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Rapports et dilfémices. — J'ai déjà fait observer que l'espèce préccd^nlc est la seule qui ait
des rapports avec celle que je viens de décrire et j'ai indiqué en même temps les caractèi'cs à l'aide
desquels on peut l e n distinguer. Je crois devoir faire, en out r e , la r ema rque que l'une et l'autre
diiTèrent de la G. {Pkurolomariu) spironema, R-B. Meek et A . - I I . Wo r t h e n , pai^ la finesse et le
peu de saillie de leurs cotes spirales et par l'abseuce de la série de petits tubercules suturaux qui
ornent cette dernière.
La forme générale de la G. tonuoeensis ressemble à celle de la Mourlonia Portlockiana qui a souvent
été confondue avec elle; néanmoins celte e r r eur aurait pu être facilement évitée, si l'on" avail
FAUNE DU CALCAIKE CARBOiNIFEIOE DR LA BELGIQUE.
me de ces espèces est ombiliquée, tandis que l'autre ne Test pas et qu'en
les de sa surface sont inégales et alternativement un peu plus minces et plus
fait attention que
outre les côles sj
épaisses les unes que les autres.
Gisement et localilc. — Quoique cette espèce ne soit pas très rare dans le cnlschisie des e
de Tournai (assise 1), cependant les bons exemplaires ne s'y rencontrenl pas souvent.
Gesîii! : l'TYCIIOM PII ALUS, L. .Ujossi:.
ItELix? J, Sowcrby, 1828 ('), non C. Liimù.
Trimo. A. Dumoni, 1851 non C. IJniié.
I>Li;iKOTO.>i.iiUA. J. (le <:. Sowoiby, 1834 (=), non Dcfranco,
Ptvciiompmalis. i.. Agossk, 18û8C).
Les coquilles de ce genr e peuvent atteindre une assez grande taille. Elles sont généralement liélicoïdcs,
coniques ou trocliiformes, non ombiliqnées, à base plus plus ou moins convexe, composées
d'un grand nombr e de tours, dont la surface est ornée d'un certain nombr e de côtes spirales plus ou
moins saillantes, traversées obliquemenl par une infinité de stries d'accroissement. Ouverture
oblique, ovale, bord externe garni d'un sinus profond et étroit, dont l'oblitération successive
donne lieu à la formation d'une bande plate ou légèrement creuse, visible sur tous les tours
de spire. Col uni elle simple, arquée. La surface de quelques espèces est zébrée de taclies noires,
irréguliôres.
Divicmions. — La longueur de la plus grande espèce du genre peut atteindre environ 6 centimètres
e( son épaisseur 7 centimètres.
Rapports et di/férences. — Ce genre ne diffère essentiellement du genre .llourlonia que par
l'absence d'ombilic et en généra) par la convexité de ses tours de spire. Il se distingue des genres
Luciella et Rlnneoderma par le même caractère; du genre Gosseletia par l'absence de callosité
columellaire; du genre Worlhenia par la forme creuse ou plate de la bande du sinus, tandis qu'elle
est crénelée chez les espèces de ce dernier genre, et cnlin du genre Buyica par la forme turriculée
de cehii-ci et la situation de la bande de son sinus. Jusqu'à présent, toutes les espèces décrites ont
été introduites dans le gein-e Pleurotomaria.
Aperçu historique. — J. Sowerby, en décrivant en 1 8 2 8 l'espèce de ce genre qui a servi de
lype à L. Agassiz, fut frappé de sa forme qui rappelle assez bien celle de certains lielix et la plaça
avec doute dans ce genre. En 1 8 3 1 et en 1 8 3 2 , A. Dumo n t , C. Davreux et A. Goldfuss che r -
chèrent à corriger l'erreur du savant paléontologiste anglais, en rapportant l'espèce décrite par lui au
genre Turbo. En 1 8 3 4 , le fils de J. Sowerby en lit une espèce de Pleurotomaria dans l'ordre
alphabétique des espèces décrites et figurées dans les six premiers volumes de l'ouvrage commencé
par son père.
Ce n'est qu'en 1 8 3 8 que L. Agassiz proposa la création du genre Ptychomphalas, destiné à
recevoir les espèces non ombiliquées, ayant des rapports avec le P. (Pleurolomaria) strialus.
Cette proposition ne fut pas adoptée par les paléontologistes qui préférèrent suivre l'opinion
émise par J. de C. Sowerby et conserver parmi les Pleiirolomaria des coquilles n'ayant que des
rapports très éloignés avec celles pour lesquelles le genr e a été créé par Del'rance.
C) The minerai Conchology of Great Britain, t. Il, p. 159.
(') Conslilvlion géologique de la province de Liège, p. 353.
(3) The minerai Conctiohgy of Créai Britain, Alpliabeiicat Index, p. 9.
(<) ConctujHologif minérahijique de la Grande-lirelagne, traduction de L. Agassiz, p. 222,