
38 F A I N E DU CALCAIRE CARB( )>; iFERE DE LA BELGIQUE.
( j i r d l e ne ressemble à celle du Dcltoplijchim acatiis, Ag., qu'il a cléci'ile et figurée. Les deux déni s
donl je \ i e i is d'indiquer la forme sont foi'tement lorduos sur clles-momes, surtout la deuxième . Louisurface
est lisse ou finenienl gi'iuiulée par les ouve r tur e s des eanîuix médullaire s qui y aboutissent.
L. Agassiz a commi s u ne e r r e u r en adme l l ant r exi s t enc e de qua t r e dents de cliaque colé de la
mâchoire. Cette eri'cur provienl de ce qu'il a considéré le sillon postérieur de la dernière dent
comme produit pa r une sutui'c et <|u"il a admis ainsi qu'elle était composée de deux dents distinctes,
tandis que les é(;Iiantillons de b o n n e conservation démont r en t le cont r a i r e.
Dimenmm. — Elles sont très va r i abl e s ; tandis q ue la dent postérieure peut atteindre u ne longueur
de 3 centimètres, la médi ane en a cqui e r t ii peine un.
fiapporis et cli/fcrcnccs. — L. Agassiz a désigné sous un seul nom et réuni en une seule espèce
un assez gr and n omb r e de iVagnients de dents (|u'il a l'cprésentés par les figures 16 à 3 3 de la
|)Ianclie XIV du troisième volume de ses Recherches sur les poissons fossiles, mais donl [¡lusieurs
ont été r e connus r é c emni eut c omme appa r t enan t à des espèces et même à des gein-es dilTérents.
Par suite des modifications api)orlées par L. Agassiz au genr e Cochliodxs, celui-ci a été excessivement
r édui t , et je ne connais pour le moni enl que l'espèce suivante q u i , out re celle dunl il
est ici (jueslion, en possède tous les caraclères. Le P. coiiloi-liis s'en distingue pa r u ne taille plus
foi'te et de s contours i)lus a r rondi s .
Gisement et localités. — Celte espèce se t rouve à la fois dans le calcaire carbonifère inférieur et
supérieur. C'est dans la pr emi è r e de ces formations qu'elle a été r encont r é e en Irlande, à Arma g h ;
en Angleterre, à Oretou, à Farlou et à Bi'islol; en Russie, à Podmokloyé , près Serpoukoff, dans le
gouvernement de To u l a , cl en Balgiquc, à Soigni e s et à Fe i uy (assise le/). M.M. J. Arms t rong et
.). Young indiquent sa jiréscnce dans les assises cai'bonifères supé r i eur e s de Bc i lh, près Glasgow.
En Belgique, elle a été recueillie à Visé (assise VI).
2. COClILlOnUS TENL'IS. L.-G. de Köninck.
:i'i VI, fig. 15.)
Des diverses dent s qui nie paraissent appartcnii- à celte e spè c e , la seule qui soit l'cstée à peu près
intacte, est celle du milieu. Elle est petite, minc e et f o r t eme nt lordue sur e l l e -même ; sa projection
représente à pou près un losange à bords parallèles^ ma i s donl les gr ands cotés seraient l égè r ement
sinueux. Sa section t r ansve r s e est à peu près s emi - c i r cul a i r e ; le bord postérieur est oblique et nette -
ment limité ; il se relève un pou poiu' donne r lieu à un assez long sillon peu profond, qui se relie
en avant et du còlè int e rne à un assez gros pli médi an, très obtus, suivi en a v a n l d'un second pli
plus étroit et plus aigu, dont il est séparé par un sillon éti'oil et à fond a n g u l e u x ; c e s . d e u x plis,
(fuoique bien prononcés sur la moitié e x t e r n e de la dent , s'effacent compl è l ement sur la moitié
interne qui est pr e sque plane ou s impl ement an peu ondulée. A l'exception de la [¡artie voisine du
bord int e rne qui a à ])ca près deux millimètres d'épaisseur, le r e s t e est très niince cl Irès fragile.
C'est à cette différence d'épaisseur <|u"il faut a t t r ibue r la dilliculté i[ue l'on a de se procur e r des
siiécimens d'une b o n n e conservation. Lu sur f a c e de la partie la plus mince, q u i a élé usée proba -
blement p a r l e contact de la dent cor]'es|)ondaute d e l à s e conde mâ c h o i r e , est ponctuée, tandis <|ue
le reste est couvert d'une couche de ganoïne cpii fait di spa r a î t r e ics ponc tua t ions .
La sli'ucture ana tomique est semblabl e à celle de l'espèce [)récédente.
Dimensions. — La longueur d ' u n e extréniilé à l'autre est de 22 mi l l imè t r e s ; la l a rgeur est de
11 millimètres et la haut eur de 8 millimètres.
Hupperts el différences. — Les dent s de celle espèce sont be aucoup plus g r ê l e s cl plus minces
que celles de l'espèce pr é c édent e ; leurs plis, étant en géné r a l mi eux ]mir(|ués cl moins a r rondi s,
rendent la confusion impos s ibl e .
FAUNE DU CALCAIRE CARBONI FÈRE DE LA BELGIQUE, öi)
Gisement et kcadlés. — Quelques échantillons onl été recueillis par le baron de Ryckiiolt et pa r
le professeur Cantraine dans le caiscliiste des envi rons de Tourna i (assise l e ) ; un seid eu a élé
trouvé par .M. l'ingénieur Wincqz dans le calcaire de Soignies (assise I(/).
I!l. (k.MiH : P.ECILODUS, L. Acjassiz.
Los dénis de ce genr e , sim[)lcmcnt n ommé e s et non définies par L. Agassiz, ont la même disposition
que celles des Cochliodiis. La dent terminale est obl iquement trigoiude et l'iuhlement
enroulée ; la dent médiane est forlemenl enroul é e et étroite ; toutes ces dent s sont garnie s de rides
plates disposées |)araili'lemenl les unes au-dessus des aut r e s et formant un angl e droit avec les
bords articulaires. La surface est |)oreusn cojimie celle des genr e s précédents.
Rapports el différences. — C.e genr e l'cssemble parfailernenl au genr e Cochliodiis par le tioinbi'c
et la forme des dents qui le compos ent ; la seule di(Terence impor t ant e ([ui s emble exister ent r e ces
deux genres, consiste dans les plis longitudinaux plus ou moins bien prononcés qui t raver sent les
dénis parallèlement à leur bord interne.
Distribution géologique. — Le nombr e des espèces de ce geiu'e est assez restreint. Jusqu'ici il
ne s'élève qu'à qua t r e dont deux appa r t i ennen l aux assises inf é r i eur e s et deux aux assises supé -
rieures du calcaire carbonifère. Elles sont dispersées en Anglelerre, en Ii'lande et en Ecosse. Je
n'en connais qu'une seule du calcaire inférieur de Belgique et elle m' a pa ru diUèrcnle de celles qui
sont déjà décrites.
P.IXLIODUS ELEC.VXS, L.-G. de Koninct;.
(l'i. VI, lig. n.;
Je ne connais de celle espèce q u ' u n e petite dent inférieure, de forme sublrigone , faiblement
recourbée sur e l l e -même et dont le bord ext e rne forme un angle pr e sque droit avec le bord postérieur;
le bord interne est sinueux et assez fortement a r q u é vers sa partie mé d i a n e ; cette convexité
est produite par un gros bourrelet qui la traverse obl iquement cl qui est limité de chaque côté par
un large sillon peu profond. Le bord int e rne n'est garni que d'un seul pli parallèle. La dent est
extrêmement mince et fragile dans toute son é t e n d u e ; sa surface est très finement et également
ponctuée.
Dimensions. — Longue u r 12 mi l l imèl res ; lai'geur 7 millimètres.
Ropports et différences. — Cette espèce se r a p p r o c h e pa r sa forme géné r a l e du IK JunesH,
L. Agassiz; elle s'en écarte par l'absence des n omb r e u x plis ({ui ornent la surface de cette espèce.
Elle n'a aucun r appor t avec les aut r e s congénères.
Gisement et localité. — Un seul exemplai r e de celle espèce a été découvert dans le caischiste
carbonifèi'c intérieur de Tourna i (assise le).
\y. (;I;M(F. : PSEPtIODUS, L. Agcmiz.
COCIILIODVS, L. Agassiz, dSoS.
C'est encore un des genr e s créés eu 1 8 3 9 par L. Agassiz aux dépens d'un cerlaiu n omb r e
d'espèces qu'il avait pr imi t ivement classées pai-mi les Coch/iodas;h Cochliodus magnus lui sei-l de
type; mais l'uni([uc échanlillon de cette espèce dont j e dispose, n'étant pas d'une conservaliou aullisante
pour qu'on puisse y constater les caraclères essentiels du genr e , j e me borne à le ment ionne r ,
en a t t endant qu'une bonne défiuilion puisse en être donné e d'après des spé c imens plus parfaits.
Distribution géologique. ^Ln seule espèce do ce g e n r e actuellement coniufc appai^lient au calcaire
carbonifère inférieur, dans le(piel sa présence a été constatée en Irlande, en Angleterre et en Belgique.