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Classißcntion. — Les auteurs de ce içenre l'ont introduit dans la famille des ROTELLID.«, dans
laquelle il ne me semble pas pouvoir ßtre conservé à cause de l'absence de toute trace de callosité
convexe qui couvre la région ombilicale des coquilles appartenant à cette famille. Il me semble
mieux placé dans la famille des TURBINID^.
Distribution géologique. — Des deux espèces qui jusqu'ici composent ce genre, l'une appartient
aux assises supérieures du calcaire carbonifère et se trouve en Amérique et l'autre aux assises
moyennes de la Belgique.
I . A N O M P H A L Ü S N E R V I E N S I S , L.-G. de Köninck.
Coquille d'assez petite taille, un peu plus large que longue, à spire peu saillante, déprimée ù sa
base et composée de cinq tours convexes s'enveloppant aux deux tiers de la hauteur dans leur
enroulement. Le dernier lour occupe les deux tiers de la hauteur tolale de la coquille; son pourtour
est très convexe et subanguleux. La suture est linéaire et peu profonde. L'ouverture est ovale,
un peu plus large que longue; la columelle est mince et arquée. A l'exception du bord suturai,
qui est crénelé, la surface esi complélement lisse; cette crénelurc est composée d'uu grand nombre
de petits plis très courts, et convergeant ve r s le centre de la coquille.
—Longueur, 10 millimclres; épaisseur, 11 millimétrés; hauteur de l'ouverlure,
6 millimètres; largeur de la même , 7 millimèires. Ouverture de l'angle spiral, environ 100", la
coquille n'étant pas parfaitement conique.
Rapports et différences. — Cette espèce se distingue de rottihs, F.-B. Meek et A.-IL Wo r -
theu, par le bord crénelé de sa s u t u r e ; ce caractère lui donne quelque ressemblance avec les
Huplmtoma rq-diam et junior, à côté desquels il n'est pas possible de la placer à cause de
l'absence d'ombilic et de la convexité de ses tours de spire.
Gisemenl cl localité. — Celte espèce a été découverte par M. Éd. Dupont dans le calcaire de
Dréhance (assise III) et dans celui des Pauquys (assise IV).
GENRE III. TIRBOMTELLA, L.-G. de Köninck.
Tunoo. J. Pliillips, J8Ö6 ('), non C. I.tnré.
NATICA (pars). G. ^andberger, 1842 (2), non J.-B. de Laniurck.
LITTOBINA (pars). L.-G. do Köninck, 1845 ('), non A.-IÌ. de Férussac.
TAOCIIUS. L.-G. de Köninck, 1874 (»), non C. Linné.
Coquille généralement assez petite, turbiné e , à lours convexes, lisses on chargés de tubercules
plus ou moins épais. Ouverture arrondie ou ovale; bord interne, garni d'une callosité déprimée,
h.rge dan? sa p a n i e inférieure, sillonnée longitudinalemeni dans sa partie supé r i eur e ; bord externe
mince et tranchant. Point d'ombilic.
Dimensions. — Les dimensions des espèces appartenant à ce genre sont très variables. Quel-
((ues-nnes atleignent une longueur d'environ 5 centimètres, tandis que d'autres n'anùvent pas à
mesurer le cinquième de cette longueur.
liapporls Cl différences. - La diffîcullé que les paléontologistes éprouvent à classer gèneriquerneiit
les espèces réunies dans le nouveau groupe que j e propose, prouve que leurs caractères ne
(I) niusli-aiions of ihp geohtjy of Yorkshire, i, II, p. 22G.
(«) \eues Jatnbuch für Mineralogie md Geognosiaton K.-C. v. Leonhard und II.-G. Brom, 1842, p. 40a.
(=) PréciK élémentaire de Ciologic, par J.-J. d'Omalius d'ILilloy, p. 165.
(*) /liiHn/es de la Société géologique de lieUjique, 1. I, p, S.
FAUNE DU CALCAIRE CARBONIFERE DE LA BELGIQUE. 73
sont pas sulîisamment tranchés pour les maintenir dans l'un des genres dans lesquels elles ont été
classées. Eu eiïet, elles se distinguent de la plupart des Turbo par leur ouverture régulière et nullement
prolongée en avant et pur l'absence de sillons ou d'autres ornements spiraux qui couvrent
ordinairement la surface des Turbo récents ; des Litlorina par ce dernier caractère el par la callosité
dont le bord interne de leur ouverture est garnie. Cette callosité dillère de celle de l'ouverture
des Slrobcus par sa faible épaisseur et par Tabsence du pli qui garnit la columelle des coquilles de
ce genre.
Dislribution géologique. — Ce genre ne possède qu'un petil nombr e de représentants, dont la
majeure .partie se trouve dans les assises supérieures et moyennes du calcaire carbonifère de la
Belgique et de l'Angleterre. Quelques espèces, appartenant aux assises moyenne s du terrain dévouien,
ont été signalées en Allemagne par les frères G. et F. Sandberger.
1. TL'RBOMTELL.V BISERÍAMS, J. Phillips.
(Pl. IX, fig. 7, 8. 9. 10, 11, 12.1
T U H B O DI S E I I IAL I S . J. Phillips, 1836. Illvslr. of the Geo!, of Yorksh., I. I I , p. 226, pi. Xlil, fig. H .
— SES I I SCLCATUS . J. Pliiliips, 1856- JLide/n, p. 220, pi. XIII, ßg. 10.
l.ITTOIIINA MS E I I I A L I S . L.-G. dc Köninck, 1845. Descr. des nnim. foss. du lerr. carbon, de la Belgique, p. iliS,
pi. XL, fig. 6.
TI HUO — A. Goldliiss, 1844. i'elref Germania;, t. III, p. 92, pl. CXCII, fig. 15.
_ _ |j..(i. Bronn, •1848. Momencl. palwonl., p. 13i8.
— — A. d'Oibigny, 1850.1'rodr. de paléont. síraíigr., 1.1, p. 121.
— .1. Mun is, 18ÍÍ4. Cal. of Brìi, fossils, p. 282.
— SEMistLCATUS. .1. MorfLs, 1854. Ibidem, p, 285.
TtniiO ? B I S E R I A L I S . 1' . M' Coy, } 8 . ' 5 3 . Syst. descrijil. of the Brit, palwoz. fossils, p. 3 5 3 .
l.iTTORisA BisRniAMs. -I.-C, Clienu, 1800. Mannel de conchi/liologie, t. I, p. 299, fig. 2088.
Ti-auo — C. Giebel, 1860. Report, zu Goldfuss' Prelref Deulschì., p. 104.
T R O C I I Ï S - L.-G. de Köninck, 187^. Ann. de la Soc. <jéol. de Belgique, 1.1. p. ii.
Tunno — J.Arnisirunjr,J. Young and Ü. ftoberisoti, 1876. Coi. of the Westeì-n Scott, fossils. i>. 57.
— — .l.-J. Bigsby, 1878. Thésaurus devonico-earboji., p. 533.
— SEMisuLCATts. J.-J- Bigsby, 1878- ibidem, p. 35Ö.
Co(|uille d'assez petite taille, un peu plus longue que l a rge , composée de cinq ou six tours de
spire, modérément convexes et iégèrcmcnl déprimés dans leur milieu; sa surface est ordinairement
garnie d'une double rangée de plis longitudinaux, plus ou moins épais et un peu obliques,
dont la supérieure esl l'ccouverte par le retour de la spire et n'est visible que sur le dernier tour ;
lorsque celle-ci fait défaut, comme cela arrive assez fréquenuneni, alors on a aO'aire à la variété à
laquelle le professeur J. Phillips a donné le nom de T. seinistriaius. Lorsque les plis se correspondent,
ce qui n'est pas toujours le cas, il arrive que leurs extrémités se joignent pour former des
côtes simples et régulières, dis|)Osition qui néanmoins ne s'observe que pendant le j eune âge. Le
nombre de ces plis varie de quatorze à dix-buit par tour de spire ; il est en rapport inverse avec
leur épaisseur. Une dépression bien marquée existe le long de la suture et y produit un sillon spiral
(]u¡ amincit le bord de la spire et la fait paraître imbriquée sur celle qui précède. L'ouverture est
subovale; le bord externe est mince et t r anchant ; le bord interne est garni d'une callosité assez
large et plate qui s'étend jusque sur l'extrémité de la columelle où elle se creuse légèrement. Le
un est assez épais cl sa surface est entièroment couverte de fines stries d'accroissement qui traversent
les plis aussi bien que les inlerstices qui les séparent les uns dos autres.
Dimensions. — Longueur, 19 millimètres ; épaisseur, 13 millimètres; hauteur de l'ouverture,
y niillimètres; lai'geur de la môme, 7 millimètres. Ouverture de l'angle spiral, 70°.
Rapports ci différences. — Anciennement j'avais cru reconnaître l'espèce dont il est ici question,
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