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52 FAUÍVE DU CALCAIRE CABBOiMFÈRI Î DE LA B E L C IQL E .
lUmjmse. - Ln cocuiillc acIiiKe est de (aille moyenne; distinctemeiil trilobée, subirigone ou
ovale suivant l'âge qu'elle a acquis; ses valves sont plus ou moins gibbeuses, garnies d'un nombre
variable do plis rayonnan(s sijiiplcs, Iranclianls, ayant leur origine aux crochets et s'élcndant
jusqu'aux bords; ses plis sont séparés les uns des autres, dans une grande partie de leur éteiidiie
par des sillons anguleux cl profonds; les plis médians sont il peu près droits, landis que les plis
latéraux sont plus ou moins courbés, suivant fa place qu'ils occtq)eut; leur nombre parali varier
de quatre à sept tians le sinus médian et de cinq à liait sin' chaque lobe latéral.
Le crochet de la valve ventrale est pelil, laibicmeut recourbé et peu saillant; immédialement
au-dessous de son extrémité pointue, se trouve un deltidium percé d'une petite ouverture circulaire;
son sinus est ordinaircmeni assez large, mais peu profond et le plus fré([uemment composé de
quatre plis bien limilés el nellement distinets de ceux des régions latérales par le développement
beaucoup plus considérable de Tun des côtés de chacun des plis adjaccnis aux plis des côtés
latéraux. Chez les indi\idus adultes, ce siinis se relève brusquement vers le froul après avoir
atteint environ la moitié de sa longueur et se joint aux bords de la valve opposée dans une même
Îace verticale ou légèrement bombée; souvent chez les adultes les plis anguleux de la
surface
deviennent plus plats vers le front et leur commissure est marquée par ur
Hire en zig/ag,
indiquant exactement les bords des valves.
La valve dorsale est plus convexe que la ventrale; ses lobes latéraux sont fortement repliés et
son lobe médian ou bourrelet n'est jamais fortement prononcé. Il porte ordinairement cinq plis,
(andis que le sinus n'en a que quatre (').
Dimemions. — Celles du plus grand spécimen de cette espèce recueilli dans le calcaire de
Visé sont les suivantes: longueur, IC millimètres; largeur, 23 millimètres; épaisseur, 13 millimètres;
rapports : 100 : 144. : 81 ; angle apicial, 124».
•Rapports a servi à J.-D.-C. Sowerby pour la description de sa T. Manlia-, ainsi qu'il a pu s'en assurer par
l'inspection du spécimen même dont le paléonlologisie anglais a fait usage. Malgré cela el quoique
ce nom soit de beaucoup antérieur à celui de T. pleurodon, proposé par .1. Phillips, le sa\
éminent, dont la science déplore la perle récente, est d'avis qu'il est préférable de
dernier nom, par la raison que le premier ayant été créé eu laveur d'un échantilioi
malheureusement fait commettre plusieurs erreurs dans l'application qui en a élé fa
cette opinion et je m'y conforme.
Eu 1853, M. F. JP Coy a décrit une espèce de BKACIUOPODE sous le nom de Spirujt
Sow., sp. (Si), mais la descriplion nélant accompagnée d'aucune figure, il est asse,
l'cndre compte des caraclères du fossile. Toul ce que l'on peut en dire de positif consiste à afiirmer
qu'il n'a aucun rapport avec la T. Mmuic, celle-ci possédant, suivant T. Davidson, tous les caraclères
d'une véritable Rhyiicitonellu et nullement ceux d'une Spiriyerim; en tous cas il ne possède
pas la grande et haute aréa cardinale, ni aucune apparence de têt ponctué doni la descriplion de
-M. F. yy Coy fait mention. Il est donc certain que cet auteur, pendant la descriplion qu'il en a
laite, a dii avoir sous les yeux une espèce dilTérente de celle que J. Sowerby a fail connaître.
L'espèce que j'ai décrite en 1843 sous le nom de T. Maitliw est aussi très différente de celle
à laquelle J.-D.-C. Sowerby a appliqué ce non;
T. Davidson n'exprime aucun doule relati\
m
nenir ce
défectueux, a
le. Je partage
•im? Munlia-,
ifncile de se
ement
que I on pour
l'identité de
sen assurer plus loin.
Rkynchondla {Terebralula)
(') Il esi à remarquer que ilans les liiivxcHOSELLiDfES le nombre des plis qn
médinn esi loiijours supérieur d'une unité à celui <Ies plis qui serveni ii la prod'
(2) Sustemaiic Descriplion of the liriiisl, Pakeozoic Fossils, p. iô7.
oncoureni à In l'ormoiior
FA15NE DU CALCAIRE CARBONI FÈRE DE LA BELGIQUE. 53
Ltonsidè Dmme ne formant
i poinls quc je viens de
Ili i[ue la /{. Duvreuxìdìiu
istiiicte. J'ai déji^ exposé
i cet égard en I S i i l .
de assurer en la
miyala el appartieni.
venlikénm, J. Phillips, avec sa /?. pleurodon et la
variété de celle-ci, ainsi que cela est tj'ès probable.
Mais tout en étant d'accord avec mon éminent confrère sur les diver
signaler, et maigre sa grande autorité, il m'est impossible d'admettre avec 1
constitue le jeune âge de la [l. pleiirodon et n'en forme pas une espèce <
les motifs qui m'engagent à persévérer dans l'opinion que j'ai ex|irimée
Je doule aussi que le spécimen décrit cl üguré en ïSiA- par M. F. M' Coy, sous le nom (VAMjpa
triplex ('J, puisse èire considéré comme représentant un jeune individu de la II pleurodon, ainsi
que l'admetT. Davidson ; à mon avis la figure indiquée représente bien plutôt l'espèce que j'ai désignée
en 1831 sous le nom de T. Davrenxianu (-).T. Davidson a consacré une planche entière à représenter,
selon lui, un grand nombre de variétés de !a ii. pleurodon, mais n'apparlenanl pas toutes, h mon
avis, ù la même espèce, bien que j'admette que le nombre des plis ne doive pas être considéré comme
invariable dans chaque espèce et ne puisse pas être employé comme un caractère spécifique
constant. C'est ainsi, par exemple, que le sivani paléontologiste a compris parmi les jeunes individus
de la fí. pleurodon une figure de la /Í. trilatera ('), comme il est fa
comparant aux figures 25 et 26 de sa planche XXIV.
La /?. pleurodon possède ù peu près les mêmes caractères que la H. m\
[a même section ; elle en difiere principalcmenl par sa taille qui est plus forte, par le nombre de ses
plis qui est plus faible el par l'étendue de ceux-ci qui onl leur origine aux crochets chez la ¡i. pleurodon,^^
dwViS que chez la H. multirui/dta ils ne sont perceptibles i[u'à une certaine distance de ces
crochets dont l'extrémité est lisse,
Giseinenl et localités. — Malgré l'autorité incontestable de T. Davidson el l'avis conforme de
T. Morris, de M. F. Roemer et d'autres paléontologistes renommés, je ne puis croire que la
R. pleurodon ail pris naissance dans les assises supérieures du terrain devonien et se soit perpétuée
jusqu'à l'étage supérieur du calcaire carbonifère, sans laisser la moindre trace dans les étages
inférieurs de ce terrain, à moins d'admettre comme en formant des variétés, les spécimens auxquels
je reconnais les caraclères essentiels d'une forme spécifique.
A mon avis, la R. pleurodon décrite et illustrée par J, Phillips dans sa Géoloyie du Yorkshire
est une espèce qui appartient exclusivement à l'étage supérieur du calcaire carbonifère. C'est dans
cet étage qu'elle a été recueillie abondamment à 15oliand et à Settle dans l'Yorksliire ; à Carluke el
à Campsie en Ecosse el à Little-Island en Irlande. En Russie elle a été signalée à Cosatcby-Datchy,
à Arcliangelskoï, Sterlilamak, etc. T. Davidson la cite de Bundaba et de Port Stephen en Australie
et dit qu'elle est commune en Amérique, quoique je ne la trouve cilée dans aucun des nombreux
travaux paléontologiques publiés depuis quelques années dans ce pays. On la rencontre encore à
Djulfa en Arménie d'après A. Abich; à Bleiberg, en Carinlhie, cl M. C. Barrois la dit exister
dans l'assise de Lena, à Prix el à Viliayana, en Espagne. En Belgique elle est très fréquente dans
le calcaire de Visé (étage III).
(I) SI/lio psi s (iflke Characlers ofllic carboniferons UNI M tone Fossils of ¡reiniid, p. 1 ;i7, pl. XXII, flji. !7.
(5) Si/sicnialii: Docripiioii of the hriíisli l'atoeozoic Fossils, p, i U , pl. 5°, fi g. 20, -21.
('") l'I. XXIIl, lig. 10'.