
50 PAUiNE DU CALCAIRE CAUBOMFEUi; DE LA BELGIQUE.
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DistribulioH géologique. — Le genre Orthoecras, qui de tous les Céphalopodes puléozoïques
est le plus nombreux^ a fail son apparilioii dans les assises moyennes du icrrain silurien et a eu
son pins grand développement dans les assises supérieures de ce même terrain. Selon M. J. Barrande
( ' ) , le nombre total des espèces connues est de onze cenl qnnrante-six dont huit cent
quatre-vingt-six appartiennent au terrain silurien, cent trente et un au terrain dcvonien, cent dou/e
ail terrain carbonifère, trois au terrain perniien et quatorze au terrain triasique. Les assises siluriennes
supérieures de Bohème ont fourni ù elles seules plus de la moitié de ce total, c'est-à-dire
six cent ving(-sis.
On trouvera plus loin la di.stribution horizontale cl verticale des Orthoccras carbonifères.
Groupement des Orthoccras carbonifères. — Le nombre de ces espèces n'étant pas considérable,
leur groupement n'olTrira pas de grandes diiïicultés.
Ainsi que j e l'ai di^jà fait observer plus haut , je chercherai à rciïectuer en me basant \ ° sur la
forme cylindroïde ou nnnnmdoïde du siphon; 2" sur l'absence plus ou moins complète d'ornemenis
à la surface; 3" sur la présence de plis ou d'anneaux circulaires, cl i" sur celle de stries ou de
cotes longitudinales.
Dans ce groupement, je fais abstraction des deux grandes divisions établies par il. J. Barrande,
à savoir : les Drcvicônes et les Longicones, par la raison que nos terrains carbonifères ne m'ont
fourni qu'une seule espèce qui puisse rentrer dans la première de ces divisions ; j e sépare néanmoins
les espèces à surface lisse, qui sont les plus nombreuses, en deux sections dont l'une comprend les
espèces grêles dont le diamètre supérieur ne dépasse pas 2 centimètres cl l'autre les espèces ordinaires
à diamètre plus grand.
Le tableau de groupement suivant a été construit d'après les principes que je viens d'énoncer.
Groupe 1 à Biplion cTlinilroïde. (ii'oiipc 11 il siplioii iiumniHloïd«.
i' L.ÍV1A à surface lisse ou presque lisse. 1« iNCM.MCLARIA à surface lisse ou iii-es<iue lisse.
GB(CII,]\. •i' .MOMLIKüHMlA i surface svriée loiigiuulinalc-
J3. HEGLI .AKM. iiipn(.
i» AXXUL.VTA b surface ornee de plis ou d'anm'aux
con Ci'ii niques.
5» I.INKATA à surface ornée de siries ou de cùics
1 ouKi tu üi nales.
(') Sysléine Sibirien du icnlre de la Bohème, vol, II, icxcc V, p. 1402-
FAU.NE DU CALCAIllE CARBONIFÈRE DE LA BELGIQUE.
GtiOli'E i. OUTI IOCEU.VS A SIPHO.-J CÏLI.NDROÏUE.
l" L ^ V I A .
J . GftACII.IA.
1. ORTIIOCERAS 'nBIALÏÏ, L.-G. de Köninck.
(Pl. XXXYI1!, «s- S.)
Coquille d'assez petite taille, grêle, peu conique, souvent un peu irrégulièremont développée.
Les cloisons sont modérément bombées et très rapprochées dans le jeune âge. Leur dislancc
est exactement de 1 millimètre dans un fragment ayant une longueur de 13 millimètres, dont le
diamètre supérieur est de 6 millimètres et le dïamèfre inférieur de i millimètres. Les dernières
cloisons, au contraire, sont à une dislance de 2 7, millimètres les unes des autres. La dernière
loge est presque cylindrique; elle occupe environ le tiers de la longueur totale de la coquille; ses
bords sont iranchants et obliques. La pointe initiale m'est inconnue.
Le siphon est central et mince; il est formé d'un petit tube cylindrique, continu.
Le tèt est très mince et extérieurement lisse; un léger épaississeraenl intérieur se fait remarquer
vers les bords de l'ouverture; il se traduit sur le moule interne de la dernière loge par un large
sillon oblique, peu marqué, qui entoure celte ouverture à «ne petite distance de ses bords.
Dimensions. — On ne connaît que des fragments de celte espèce, mais en les coordonnant il est
facile de s'assurer que sa longueur n'a pas du dépasser 13 à 16 centimètres; le diamètre de
l'ouverture du plus gros spécimen que j'ai sous les yeux, est de 12 millimètres. L'angle apicial
est de 4".
Rapports et di/férences. — Cette espèce a les plus grands rapports avec l'O. calamus par sa
taille et par la situation centrale de son siphon. Elle en diffère par le rapprochement et le plus grand
nombre de ses cloisons dans le jeune âge, par sa forme moins régulièrement conique et par un
angle apicial plus faible. La situation centrale de son siphon l'éloigné des 0. Martiiiianum et
simile dont elle se rapproche par sa forme générale.
Gisement et localités. — VOrthoceras tibíale appartient exclusivement aux couches moyennes du
calcaire carbonifère. M. Éd. Dupont en a recueilli un assez bon nombre de fragments aux Pau-
(|uvs (assise l\b) et quelques-uns à Furfooz (assise IV6), à Dréhance (assise Ille) et à Anseremme
(assise Uli?).
2. ORTIIOCEIIAS S.\ÜITTA, L.-G. de /(oiUnrk.
(PL XXXVllI. Rj. 4.)
Oiniioci-n.vs SACITT.4. L.-G. de Köninck, ISiJI, Descr. des anim. foss. du iei-r. curh. delà Reh/ii/uc
(Supplément), p. 70Ö, pl. TJX, fig. 3.
Cette coquille, quoique grêle, a dû atteindre une assez forte taille. Ses f ragment s, bien qu'alleignant
une longueur de 13 ù 14 centimèlres, sont très peu coniques, mais ne subissent cependant
pas de rétrécissement vers leur extrémité antérieure.
Los dernières cloisons solU assez fortement bombées et presque hémisphériques; elles sont l'clativement
très éloignées les unes dos autres; leur distance se mesure par les deux tiers de loin- diamèire
transverse. La dernière loge paraît avoir été très grande et avoir occupé un pou plus du tiers
de la longueur totale.
Le siphon est fdiforme et sa situation est tout à fait marginale.