
I-Ar>iK DI ' CAIXAIHE C A n n O I F É H E DE LA BELGIQUK.
U. GrxoK : SANDALOnrS, J.-S. dewberry el A.-ll. fVortlip».
Dents oi-(]inaironi("iii d'jissez forte taille, épaisses et niiissivcs, do forme siibirianguliiii'e, t e rmi -
nées cil pointe à l \ ine oti (¡iielquefois à deux de leurs ext r émi t é s ; oi-diuiiireincul un peu tordue s
sur elles-mêmes el légcrement convexes dons le sens de leur l o n g u e u r ; sur f a c e supé r i eur e uni for -
mément ponc iué c ; base profoudéniont concave en deux sens, dont les courbes suivent celles de l;i
couronne. Chez certaines espèces on observe un ou deux plis peu prononcés s'élendant obliquemeut
sur la surface , c omme chez les Coc/iliodiis.
Rapports el différences. — Le g e n r e Sandahchs ilont j e viens d uuliquer les caractères d^iprès
les aut eur s (|ui l'ont établi, est composé d'espèces qui ont une g r a n d e r e s s embl anc e avec les Dellodus
et les Cocldhdus: elles s'en distinguent par leurs formes plus étroites el inoins courbé e s et pa r
rid)sence des plis et des sillons si cai-actéristiques p o u r ces de rni e r s. Les aut eur s sont d'avis que
d'autres foi'mes ont été associées aux dents triangulaires des SamUdodus pour compléter la mâ choi r e ,
comme c'est le cas pour tous ou pour pros(iuc tous les geni-es voisins. .M. Davies ne s emble pas
éloigné de croire que les Sand(dudtia pourraient bien ne r epr é s ent e r que les dents de la mâ choi r e
inférieure d'un même genr e de poisson. Des r e che r che s ultérieures amè n e r o n t peut - ê t r e la solution
de cette question.
Aperçu historique. — La création de ce g e n r e ne date q u e de Í 8GG; elle est d u e à
3131. J.-S. Newb e r r y et A.-II. Woi'then qui en ont décrit six espèces ( ' ) . .'\LM. J. Moiris et
G.-E. Roberts en ont figuré une espèce qu'ils ont désignée uniquement par la définition suivante :
dent palatale voisine des Deltodus ai des Cochliodus (-).
Distribution géologique. - Tout e s les espèces du g e n r e actuellement connue s sont carbonifères
et appa r t i ennent soit a u \ assises inf é r i eur e s , soit aux assises supé r i eur e s du terrain. Klles sont
réjiarties sur une g r a n d e étendue horizontale, puiscpie, out re les espèces de l'IIlinois, on en connaît
quelques-uues de l'Angleterre et une de la Belgique.
SANDALOnUS ROBUSTOS, L.-G. Köninck.
;Pi. V, r,g. 7.)
Dent assez longue , épaisse et ma s s ive , t e rmi n é e à l'une de ses extrémités pa r lui angl e d' en-
\ iron Go". En su))posant que cet angle soil dii-igé vers le h a u t , son côté droit est pr e sque rcctiligne sur
une longueur d'au moins (|uatre c ent imè t r e s ; le coté gauche , au contraire, est l égè r ement c o u r b é ;
la dent est faiblement et obl iquement tordue sur elle-me me ; à la partie supé r i eur e de sa sui-face
et presque parallèlenieut au côté ili-oit de l'angle, on obs e rve une faible dépr e s s ion; le restant de la
surface qui est obl iquement convexe est tout à fait lisse. La jiai-tie médi ane est exI r eni ement épaisse
et traversée perpeiuliculairement à la surface d ' u n e g r a n d e quantité de tubes semblables à ceux des
Cochliodus. La base ou racine est moins épaisse q ue la partie émaillée. La surface inférieui'e est
sillonnée par un gr and n omb r e de stries rugueus e s dont la direction est parallèle ù celle du bord
rectiligne que j'ai indiqué plus haut ([)1. V, fig. lb.)
Dimensions. — La longueur approxima t ive est de 6, 0 centimètres, la l a rgeur de 3 , 5 cenlimèti'es
et l'épaisseur de la partie mo y e n n e de 11 millimètres.
Rapports et difj'érences. — Celte espèce a be aucoup de r e s s embl anc e avec celle qui a été figurée
par .M3L J. Jiorris et G.-E. lioberts, et dont il a été question plus haut . Quoique r u n i q u e échantillon
(I) Reporl of the (jcohcjkat Sarcey of Illinois, t. It, p. 102.
(i) Palatal looth allied to Ueliodun and Cochliodus? (Quanr. Jon
pi. III,iig. 1.)
S o c . 01' LOXDOX lOi),
FALlNE DU CALCAIRE CAKBO.NIFÈUE DE LA BELGIQUE, 63
dont j e dispose ne soit pas complet, il me parait moins long que celui dont ces savants ont fait us age ;
en même temps l'angle de son extrémité est mi eux prononc é et sou épaisseur me parait i)lus forte.
Gisement el loadité. — Un seul échantillon en a été découver t par M. l'ingénieur Wincqz dans
le calcaire inférieur de Soignies (assise le/).
(¡KNHE : DELÏODUS, L. Acjassiz, 18^9.
Syii. P.i:ai.ODvs (l'ars), 1858.
Los dénis de ce genr e sont souvent d'assez g r a n d e taille et ordina i r ement cai'actérisées par leur
forme triangulaire qui est celle de la lettre A, el qui leur a valu le nom sous lc(iucl elles ont été
désignées; elles sont assez généralenieut a r qué e s dans le sens de leur longueur el parfois enroulées
à leur extrémité pointue ; la sur f a c e est lisse ou l égè r ement ondulée en travers el ponctuée con-inie
chez les Psammodiis; l'un des longs cotés est replié à angle droit. La section t r ansve r s e est
sinueuse et laisse aj)crccvoir de s c a n a u x médul l a i r e s droils et |)arallèlcs, quelquefois bifurquès et
éloignés les uns des autres par une distance équiva l ant au doubl e de leur diamètre.
Rapports et différences. — On ne i)eut pas nier que ce g e n r e ait be aucoup de rapports avec les
genres Cochliodus et Poecilodus. Il diffère du p r emi e r pa r sa forme })eaucoup plus triangulaire et
par sa moindre c o u r b u r e el du second, par l'absence des plis li-ansverses, continus et bien définis
qui ornent au moins une g r a n d e ¡¡artie de leur surface el (jui n'ont aucune ressemblance avec les
linéiques ondulations que l'on r ema r q u e sur colle de s Deltodus.
Selon .MM. J . -S. Xewb e r r y et A.-II. Wo r i h c n , il n'y a p a s de doute (¡ne les dents triangulaires
dont ou a fait le genr e Dellodus, ne constituent qu'une pai'tie de rap|)areil dent a i r e des poissons qui
les ont portées el qu'elles ne soient les homologue s des gr a nde s dent s des Cochliodus. Cependant,
dans les conditions actuelles, il leur a s emblé impossible de dé t e rmine r le caractère, le n omb r e et
la position des dents avec lesquelles elles ont été associées ( ' ) .
Aperçu historique. — Il est très probabl e que si 31M. J . -S. Xewberi'y et A.-II. Wo r t h e n avaient
connu le travail que .M.M. J. .Morris et G.-E. Uoberts ont publié en 18fi'2 dans le Qaarterly Journal
of the (jeoloijival Socielii of London (t. XVI I I , p. Oi ) et dans lequel ils ont tiguré sous le nom
générique de Deltodus, deux es|)èces ainsi désignées en ISuO par L. Agassiz, ils ne se sci'aient pas
attribué la paternité de ce genr e . En ellet, la définition qu'ils en d o n n e n t s'ap|)li(iue pa r f a i t ement à
ces espèces el il n'y a pas de doule que leur g e n r e Dellodus ne soit idenlique à celui d'Agassiz
donl l'antériorité ne peut pas être contcsléc.
Distribution géologique. - - Les Deltodus appa r t i ennent tous à FepOipie carbonifère. La [ilupart
des espèces américaines se trouvent dans les assises inférieure s du calcaire de celle formaiion. En
Angleterre il en existe également dans ces même s assises, comme le prouvenl celles ligurées pa r
3IM. J. .Morris cl G.^E. Robert s J eu ai li'ouvé c ependant une fort belle espèce dans le calcaire
supérieur de Ri c hmo n d , en Yorkshi r e , que j'ai déposé dans les galeries du ïîj'itish Mu s e um, à
Londres, et Je vais en décr i r e une aut r e non moins intéressante du calcaire supé r i eur de Visé.
nEJ>TODüS SAMIALJNUS, L.-G. île Köninck.
(l'i. V, ig. 8.)
L'uni(|ue deni de celte belle cs[>êee qui me soit connue est d'assez g r a n d e taille, de forme, triangulaire
allongée, à bords presque dr oi t s ; sa surface est assez régulièrenienl a rqué e el faiblement
tordue sur e l l e -même ; l'un des bords est angul eux et replié à angle d r o i t , fandis que l ' a u t r e , un
(') IlcpoH of Iho (jeolo<iic(d Surccy of Illinois, t. IV. p, 90, 18Cß.
Quarlerbj Journal of the (jeokujical Society of London, i. XVtll, pl, III.