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soit par leurs heur eux possesseurs, soil par des savants (pii onl eu l'occasion de les consulter.
M. F. Coy qui est un de ces savants, est d'avis q u i l iic serait pas impossible que l'espèce dont il
est ici que s t ion, ne fut qu'une variété de petite taille du l . gibberuins ou du L. subieres, L. Agassiz;
dans ce cas, elle aurait dû occuper u ne iilace différente de celle-ci, duns la gueule du même
poisson. Je ne parlage pas celte opinion, par la raison (¡ue ni le L. (jibbemlus, ni le L. mbiercs
n'offrenl la moindr e Irace des tube r cul e s pointus qui se t rouvenl placés à la partie ani é r i eur e et
poslérieiu-e du cône médian du A. mammUlaris et dont la présence est caractéristique pour ce
dernier.
Gisement el localilés. — Colle espèce caractérise les assises inlerieures du calcaire carbonifère.
Elle parait être assez r a r e à Ar i n a g b , en Irlande et à Or e lon, en Aiiglelerre; elle ne l'est pas moins
dans le calcaire des environs de Fe l uy (assise 1'/) et de Tourna i (assise le) dans lequel elle a
été recueillie par M. Ad. Pirei.
II. tic
I.ANCEOLAÏUS, //. tiomu.
!in. IV, fi-, li.:
sk\, 1864. Hull, de la Soc
162, |il. IV, liii.S'-i.
oici/r'/.
>ip. des :\aU(r. ibt .l/o.-ccoii
Les dents de celle espèce stml petites, presipie symé t r ique s et t r i angul a i r e s ; le somme t de leur
couronne qui a la forme d'un fer île l a n c e , ou plutôt d'un V r e n v e r s é , est leiièrement o b l u s ; ses
extrémités latérales se relèvent un peu et se t e rminent en poinle. La racine est courte, creuse du
côté postérieui' cl ga rni e de petites fossetles allongées; ant é r i eur ement elle est convexe el divisée
superficiellement en petites br anche s verticales el saillanles; la hase même est concave et lisse. La
surface éniaillée est très finement ponctuée.
Dimensions. — Haut eur 3 millimètres; l a rgeur 8 mi l l imè t r e s ; épaisseur de la couronne 3 niilliinètres.
Rapporis et dilférences. — On ne peut pas nier qu'il y ail une assez gi'ande an:dogic ent r e les
dents de cette espèce el celles que L. Agassi/, a désignées sous le nom de Lophodus {Holodus)
didamus. Né anmoins elles se distinguent de ces dernières pa r la forme plus élancée et plus
pointue de leur couronne ; toutefois il ne serait pas impossible que les unes et les aulres aient a p p a r -
teim au même animal et que leur diiTérence ne fût que le résultat de la place respective qu'elles
ont occupées.
(Usemenl et localilés. — Cette espèce provient des assises inférieures du calcaire carbonifère
dans lesquelles elle a été recueillie en Russie , dans le g o u v e r n eme n t de Toul a el eti Belgique, aux
environs de Tourna i (assise le).
II). Gknrk : PKTliODt S, F. M' Coij, 1848 (').
San. OSTINASPIS'? II. Traulçcliold, '1874.
Délits plus ou moins coniques dont la base osseuse est circulaire ou polygonale et conc a \ e en
dessous et dont la h a u t e u r égale à peu près le diamètre. La couronne possède une sur f a c e compiicte,
dont les bords sont ornés de plis r ayonnant s , plus ou moins' épais. L' examen microscopique de leur
section démont re que leur c ent r e est compos é de tuhes médullaire s li'ès s e r r é s , se ramifianl et
s'anastomosaii! ii'régulièremeul près de la pé r iphé r i e et servani e u x -même s d'origine à u ne quantité
considérable de petits canaux e x t r êmeme n t lins cl serrés qui les enveloppent el iorment avec elles
( ') Annals aiul .Magazine of Saturai ]1 istori/, ser 132.
FAUNE DU CALCAI l lE CAHBONIFÈl lE 1)1- I.A BI 'LCIQUE Ö7
un an^l e droit. La surface est formée d'une couche ext e rne noi r e , assez minc e , composée d'un
nombre considérable de petits tubes.parallèles ent r e eux el disposés vcrlicalemenl à la partie externe
à laquelle ils aboutissent.
Uapports el différences. — Les dent s des Pelrodus se dislingucnl facilement de celles des genr e s
précédents par leur base circulair e el leur forme conique el pa r la disposilion r ayonnant e des plis
de leur surface. La base est légèrement creuse en de s sous ; sa texture est osseuse el Iraversèc d'un
grand n omb r e de petits c anaux vasculaires.
M. F. M" Coy fait observer que de toutes les s t ruc tur e s microscopiipies actuellement connues, c'est
celle des Pelrodus qui parmi les dent s fossiles se r approche le plus des caractères internes des
Ceslracion encore exi s l ant s ; j'ajoulei'ai à cette observation que par leur forme elles onl la plus
grande analogie avec les dents aniérieures de ces a n ima u x et qu'il n e s l pas impossible([u'ellcs aient
appartenu à des [)oissons dont les dents ont été aussi dill'érentes de forme (pie le sont celles des
Ceslracion.
Aperçu historique. — Ce g e n r e a été c r é é en 184.8 pa r M. F. 31'' Coy en faveur d'une espèce <le
dent qui ne se rangeait dans aucun des genr e s connus el à laquelle il a donné le n om de P. putclliforinis.
Quoique la s t ruc tur e interne de cette espèce ne laissât aucun doule sur son organisation et sur
l'usage auquel elle a dû servir, M. .I.-S. Newb e r r y el A.-II. WorUien et après eux, 31. 11. Traul scbold
ont ci'U d e \ o i r r appor t e r au genr e Pelrodus, uu certain n omb r e de fossiles ([ui en apparence ont les
|)lus gr ands r appor i s avec lui, mais qui en réalité ne peuvent en aucune façon y être introduits.
En eiTet, la section qui en a été faite pa r >1. H. Tr aul s cbold prouve que leur s t ruc lur e inlerne est
plutôt celle d'une concrétion de rmique s embl abl e aux boucles des raies, que celle d ' u n e dent , et
(lu'eile esl toule dilVérenle de celle que M. F. M'' Coy a doiinée du Pelrodus pulelliformis. C'est
donc avec raison que le savant paléontologiste rus s e a proposé le n om iVOslinuspis pour ce genr e
de concrélious, mais à coiulition de le considérer c omme enl i è r ement indépendant du genr e Pelrodus
avec lequel, à mon avis, il n'a aucun r appor t .
Distribution géologique. — Les deux espèces de ce g e n r e actuellement connues sont carboni -
fères; l'une a été dé couve r te dans le De rbyshi r e et l'autre en Belgique.
PETRODUS RYCKIIOLTI, L-.G. de Köninck.
(l'I. V, (ig. li.)
Lu den! de celle espèce, dont ma l h e u r e u s eme n t une partie des bords est Îraelurée, csl petite, à
base subquadr angul a i r e et obUisément pyramidale ; la haut eur est à peu près égale à son diamètre
Iransverse; sa partie supé r i eur e el centrale est lisse; deux des cotés inférieurs soni ga rni s d'un assez
grand nombr e de petits plis rayonuiuits irréguliers qui ne s'étendent pas au delà de la moitié de la
hauteur lolale de la dent ; le (roisiènie côté ayan t été f r a c tur é m'est inconnu, tandis que le quatrième
à surface a b r u p t e , s embl e avoir été juxt apos é à celui d'une dent voisine; celui-ci qui est plane
et vertical porte dans son milieu deux l'angées verticales, composée cha cune de trois petits tube r -
cules arrondis et saillants; doux autres petits tubercules s embl abl e s , mais dont la direction est
oblique se trouvent à g a u c h e , près de la sur f a c e ; ent r e ces trois r angé e s de tubercules la surface est
linement striée. La base osseuse est légèromeni creuse cl ne dépasse pas les limites de la couronne ;
sa surface est criblée d'un gr and n omb r e de petits pores un peu in'éguliers et dont la section est
souvent légèremenl ovale.
Dimensions. — La haut eur et le diamètj'c de l 'unique échantillon (pii me soit connu, ne dépas-
S(;nl pas () millimètres.
Happons et différences. — Pa r la forme subquadr angul a i r e de sa hase et le peu de largeur de