
FAUNK I)L CALCAIIU-: CAIllJOiMFKRI' I)!î LA HKLiilQUK
Scileinoiil siiboviile ot (crmiiiée de ciuiqiic colò par nti angle assez aigu aiiqiiol doiineiit lieu les bords
li'anchants ita còno. De cha(]iio còlè de ceiui-ci, surgissenl deux petits cônes iatôi'aux, doni les moins
éloignés du ccnti-c sont placés im peu on avaiil du cône principal, tandis (juc les deux autres se
trouvcjit sur la niénie ligne. Leur surface, aussi bien <|ue celle du cône médian, est lisse et luisante.
Dimensions. — La r g e u r de la base 28 milliinélres; longueur 12 inillimèti'cs; épaisseur 7 millinièlres;
largeur du cône priuci|)i(l à son origine. 9 millimèires; haut eur environ 20 millimèti'es.
Happoris et différences. — Ce Cladodas dilVére de la plupai't de ses congénè r es par la disposition
cl pa r la forme de ses cônes accessoires et surtout par Tabsencc complète d'ornement s sur sa
surface.
Gisemcnl et lomlilés. — Cotte espèce a été découverle par M. Spr inge r d a n s le calcaire Inférieur
de Hui-lington, dans l'Iowa et pa r le baron de Uyckhol l , dans celui dos envi rons de Tourna i
(assise le). File y osi (rès rare.
CMDOD
;>. CLADOnUS S P IUNGI ÎRI . O. S'-Juhn et A.-II. Worlhcn.
(Pl. ni, lig 3, 6.;
O. S'-Joliii und A,-n. \\"orllicn, i87o. Report of Ihv r/oal. Surcoj of ¡Uh
I. VI, p. m pl. 11, lig. 1-J5.
Cede espèce de taille nioyeinio seniblo éti'e suj e t t e à varier assez iacilemenl. Celle disposition
dépend j)r(il)al)lenienl du gr and n omb r e de cônes accessoires dont la partie anl é i i eur e du la base
est hérissée et (¡ui conslilne un de ses pr inc ipaux caractères.
Lu base en est assez solide; elle est li-unsverse el son conloui' est r éni for ine ; le bord postéi-ieur
on esl assez régulièreinent courbé el r epr é s ent e u ne demi - e l l ips e ; ani é r i eur ement il est un pe u
arqué en dedans vers le milieu; sa surface, inférieur e est creuse et le c r e u x s'étend pr inc ipa l ement
loul le long cl à une ])etile dislance du boi'd antérieui'; sa surface esl couverte de slries longitudinales
inierrompues pai'-ci |)ar-Ià de petites fossettes qui n'onl rien de bien régulier.
An cenli'e el en avant de. la surface supé r i eur e , s'élève le cône principal r e l a t ivement assez grêle
si on le conq)are à celui des espèces pr é c édent e s ; il est faiblement rocoui-bé en a r r i è r e ; vers l'origine
de sa face anl é r i euro, on observe une petite dépression li'iangulaire; de c h a c u n des côtés do ce
ti'iangle isoscèlo, pai-lent obl iquement de minc e s i)lis qui se redressent à u ne pelile distance do leur
origine et se dirigent ensuite en ligne di'oitc vers le somme t ; le cône esl légèrement courbé on
ai'i'ière el sa faco postérieni'o est ])can(:oup moins sli'iée que r ant é r iouro el ses slries sont moins profondes.
Do cbacpie côté de ce cône el sui' la même l igne , s ' é l è \ enl deux cônes secondaires be aucoup
plus petits, à section circulaire, égalemoni r e courbé s en a r r i è re et jilissés ])ar-dcvanl ; les doux cônes
exlrèmes sont le double plus gros et ))lns longs que les inlermédiaires. lin avant de ceux-ci et lout
à l'ail sur les b o r d s , surgissent un cerlain n omb r e de cônes plus pclits encore et (pii n'offrent rien
de l'égulier quant à la place qu'ils o c c u p e n t ; ils sont tous à peu près lisses et pointus; d'un côté du
cône central j ' en compte d i x , tandis que sur Faulre côté je n'en trouve que quatre. La partie postérieure
et supé r i eur e de la base est ga rni e do quel(|iies tubercules peu r égul i e r s et peu saillanls
qui occupent à une pelile dislance du bord une ligne qui lui est parallèle; le bord môme est un peu
déchiqueté et plissé pa r de s sillons (jui y aboutissent.
J'ai considéré c omme variété de la même espèce une dent be aucoup plus petite et p l u s g r è l e et
dont les cônes accessoires sont encor e plus n omb r e u x et relativement jiliis minces. Ce s i la seule
dilTérence saillante que je lui aie trouvée. Je l'ai fail r epr é s ent e r pl anche I I I , fig. G.
Dimensions. — Les dimensions do la plus g r a n d e des deux dent s que j e considère c omme spéciliquemcnt
identiques, sont les suivantes : h a u t e u r totale environ i l millimètres; l a rgeur 23 milli-
FAUNE DU CALCAIHB CARBONI FÈRE DE LA BELGIQUE. 29
mèlres; longueur de la bnso 10 millimètres; épaisseur de la base 5 millimètres; largeur du cône
médian à son origine 6 millimètres.
¡hpports el différences. — Il me serait assez dillicilo d' indique r les différences essentielles qui
ex isle ni entre le €,. Springeri, 0. S'-Jolin et A.-II. Wor th en et les Cl. suce inclus, alternat us el
Wachsmulhi des même s auteurs. Il no me parait pas impossible que ces diverses formes qui se
ressemblent cl qui ne diffèrent les unes des aut r e s que par une légère modificalion, soit dans les
stries du cône médian, soit dans le n omb r e et la disposition des cônes accessoires, soil dans la forme
et l'épaisseur de la base, puissent appa r t eni r à la même espèce. On voit en eiîot combien les dents
des IIvBODOXTES varient suivant la place qu'elles occupent dans la gueul e de l'animal; il est à
observer même que parmi les n omb r e u x exemplaire s ligures par les aut eur s américains , il n'y ea a
pas deux qui soient part'aitemeut idenlitjues l'un à l'atili'e.
Gisement el loculilés. — Ce Cladodas a c compagne l'espèce ))récédenle dans le calcaire carbonifèr e
inférieur de Bcu'Iinglon on lowa et de To u r n a i (assise le) en Belgique. Il est très race dans celle
dernière localité.
II. F.vjiiLLii : CESTUACiONTID/E, .-/. Giuillier.
Cette fann'Ile qui a pour lype la seule espèce de Cestracion encore vivante dans nos me r s actuelles
comprend un gr and n omb r e de genr e s fossiles dont les relations sont loin d'être fixées d'une mani è r e
dénnilive et dont la classificalion mé thodique exigerait une étude approfondie . En attendant que
cette étude puisse se faire par d'autres qui auront à leur disposition les n omb r e u x matériaux qu'elle
exige impé r i eus ement, je me borne à proposer de réunir dans un cerlain n omb r e de groupe s ou
do sous-familles, les divers genr e s de CESTKACÎONTID.E dont les espèces recueillies en Belgique m'onl
été communiqué e s .
C'est ainsi que sous la dénomination géné r a l e de OUODOXTID.E, j e réunirai les genr e s Orodus,
Agassiz, Lophodas, Uomanowsky et Petrodas, F. 31" Coy, parce que les dents des doux in-cmiers
de ces genres ont une forme générale qui les r a p p r o c h e les unes des aut res , el que celles du troisième
ont une très g r a n d e analogie par leur s t ruc tur e i n t e r n e et par leur ibrmo extérieur e avec les
dents antérieures des Cestracion. Il suffît de c omp a r e r leurs espèces, pour s'assurer que le contour
de la couronne des unes est identique à celui dos a u t r e s , que leurs racines et leur slructuro générale
sont les même s .
Sous la dénomination de PS.\ÎI.IIOI)ONTID..E j e compr endr a i les genr e s Psammodas et Hdodus tels
que j e les délinis. Les espèces de dents de ce g e n r e sont ordina i r ement gr ande s, Irès plaies et possèdent
une racine dont r é t e n d n c équivaut à peu de chose près à celle de la couronne.
J'adopte le groupe des PETAi.ODOYnD.E loi iiu'il a été établi ¡lar MM j . - S . Newb e r r y el
A.-H. Wor then el j e t e rmine r a i pa r celui des COCIII.IODOXTID^ dans lequel j ' int rodui r a i les genres
Slreblodus, Cochliodu.-, Poecilodus, Psephodns, Deltodiis, X^strodus de L. Agassiz cl Samhdodus
de 0 . S' - J o h n et H. Wo r t h e n , parce que toutes les espèces de ces genr e s qui me sont connues, sont
.•emar(,uables par leur t endanc e à s'enrouler sur e l l e s -même s ; sauf les espèces ûc Sandalodus, elles
sont rolalivement peu épaisses et n'onl géné r a l ement du former que deux rangées obliques sur
chacune des mâ choi r e s de la gueule do l'animal.
I (IROll'E ; 0 n 0 » 0 : t T lD. ' I ^ . I.-G. àf Kotiiiit-k.
I . ORNUK : O R O D I S, / , . Arjamz, 1 8 3 8 ,
Les dénis de ces poissons ont u n e forme qu'il est assez difficile de définir coiivenabiement ; elles
sont a l longé e s , à structure por eus e , ayant leur région mo y e n n e pins élevée que les e xt r émi l é s ,