
w
AVANT-PROPOS.
O n s'étonnera peul-élre qu'arrivé à la fin de ma carrière et à un âge où souvcnl le besoin du
re[)ûs se fail sentir, j'aie encore enirepris une oeuvre considérable destinée faire connaiti-e l'ensemble
d'une des faunes les jjius imporlanles et les plus variées des terrains paldozoïques.
Je ferai remar(jucr que, lorsqu'eti 1 8 4 2 je commençai un Iravail analogue, deux ceuls espèces
carbonifères de notre pays étaient à peine nommées, et je parvins cependant à eu réunir quatre
cent quatre-vingt-iiuit, dont je donnai la description et la figure.
Néanmoins, à celle époque, je n'avais pas toute l'expérience que j'aurais désirée el j'étais du reste
enlièrement livré à mes propres forces.
Ceux qui n'ont pas trouvé sur la voie dans laquelle ils se sont engagés, les obstacles que j'eus
alors à vaincre, se rendront diflicilemenl compte des efforts que j'ai dû faire, de l'étendue des
sacrifices auxquels j'ai été obligé de me soumettre pour atteindre le but que je m'étais proposé.
A ces circonstances déjà si défavorables vint s'ajouter, comme il n'est que trop oitlinaire,
l'accueil tantôt indilîérent, uinlôt hostile que des recbcrcl.es de ce genre reçoivent surtout dans
leur |)ropre pays et ipii, pour résister, réclament toute la force morale des auteurs.
Je parvins pourtant à terminer un Iravail qui, bien (¡u'i m parfait, n'a pas été inutile et a pu même
rendre quelques services à la science.
Depuis lors, et je le constate avec Je plus grand plaisii', les circonstances ont complètement
cbange la face des choses. Aujourd'hui les encoui'agements ne me manquent pins et je trouve dans
la Dii-ection du Musée royal d'bisloire naturelle un appui désintéressé et sympathique qui à lui seul
sullirait pour me soutenir, si même le concours de la plupart des amateurs et géologues belges el
d'un grand nombre de savants étrangers ne m'était assuré.
i mmm a- h-^^m. M B