
FAUiS'E DU CALCAIitE CARBO.MFÉRE DE LA BELGIQUE.
respoee que j e viens .le décrire. Les .-..teurs avouent eux-même s que ce „'est qu'à défaut d'uue
description suflisaniment délitillée, qu'ils l'ont considérée comme distincte.
Gisement e> localités. ~ Le professeur .1. Pl.illips a découvert cet,e petite espèce daus le calcaire
supérieur du Derbyshire , en .\iigleterre. Ou la trouve rarement d . n s le calcaire carbonifère de
Visé (assise V I ) ; d i e existe probablement aussi dans la partie inférieure du terrain houiller (coal
measures) au comté de Macoupin, en Illinois. ^
t. .VllCRODOMA QUADRISEHUATA, /.,-«. ,h Köninck.
(Pl. ix.fig. w, n, is.-
l'elite coquille conique, plus longue que large, composée de six loui^ de spire, dont la suture
est étroite et assez profonde. Les deux extrémités de chaque tour portent deux carènes, dont les
medianes sont distantes l'une de l'autre par un espace double de celui occupé par chacune des deux
couples; la carène inférieure de la couple supérieure est plus saillante que celle qu'elle accomp'.-'ne
et en est séparée par un sillon étroit. La base est convexe et privée de stries ou de côtes spirales
La surface est couverte d'un grand nombre de minces lames longitudinales, un peu obliques el
ressortant, sous forme de tubercules un peu allongés, sur les côtes spirales. L'ouverture est ovale et
plus haute que large. La columelle est très mince cl arquée.
— Longueur, 10 millimètres; épaisseur, C millimèlrcs; hauteur de l'ouverture,
i milliméires; largeur de la même , 3 millimètres. Ouverture de Tangle spiral, iS" .
nappons et différences. - Cette espèce, dont l'angle spiral a presque la m'ême ouverture que
celui de la M. bisonata, s'en distingue par l'absence de côtes spirales sur la base, par la convexité
de celle base et par le nombr e de ses cotes spirales sur les divers tours. Ce même nombre ainsi
que la dislance qui existe entre chacune des deux couples de cotes qui ornent la surface de ses
divers lours, peut encore servir pour (a différencier de la M. serrilimba, dont chacun des tours de
spn-c ne porte que trois côtes spirales également espacées entre elles.
i ? « / e/ localité. - Cette jolie petite espèce na encore été trouvée que dans le calcaire
carbonifère de Visé (assise VI).
F a m i l l e : E U O M P I I A L I D / E , L.~(i. de Koniuch
Défi,litio,i. - - Pa rmi les auteurs qui se sont occupés de la classification des genres dont se
compose la famille des E i j o m p i u l i d ^ , les uns les ont introduits dans la famille des SoLAmm..K, les
autres dans celle des TROcnm.E ou des L ì t t o r i n - , d . . e , et la plupart dans celle dos T w i n i N i n ^ . Cependant
la ma j e u r e partie des genres qui entrenl dans la composition de ces dernières, sauf peut-èlre
le genre Solarium, n'ont pas de bien grands rapports avec les genres Straparollas ou Euomphalas,
qui servent de type au groupe que j e propose.
Le désaccord même existant dans l'opinion des divers auteurs qui se sont le plus spécialen>eul
occupés de la classification des Mollusques, tels que A. d'Orbigny, II.-M. J)ucrolay de Blainville
G.-P. Deshayes, W. Kcferstein, J . -V. Carus, J. Hall, J.-C. Chenu, S,-I>. Woodward eî
A. Nicholson, prouve qu'une réforme est nécessaire.
L'importance de cette famille ressort d'ailleurs de la circonstance que, telle que j e la concois
elle est uniquement composée de coquilles fossiles dont la ma j eur e partie provient exclusivcmeiu
des terrains paléozoiques et dont quelques-unes seulement semblent avoir prolongé leur existence
jusque dans le terrain jurassique.
Les genres qui, à mon avis, doivent servir à former la nouvelle famille et dont je donnerai
FAUf^E DU CALCAIKE CARBONIFÈUL: Dli LA BfXGlQUE. 107
une plus ample définition lorsqu'ils auront des représentants dans le calcaire carbonifère, sont
les suivants ;
1" i'IaUjschisma, F. M" Coy, espèce
2" Siraparollin«, E. Billings,
ô" Slraparollus, 1). de Moncfori,
Raplmloma, J. Hall,
Ö" iMaclurea, C.-A. hc Sueur,
ti" liuomphalus, J. Sowcrb),
7° Phipiialifer, L.-G. de Köninck,
8» ScJiizoslomu, tl.-G. Broni),
9° Poh/lropis, L.-G. de Köninck,
— Inachiis, W. Ilisiiiger (i), -
1Ü« Phanc-oimvs. J. do C. Sowcrby, -
type helicoïdes, .1. Sowei'bj.
pelagica, E. Billings.
Dionysii, 1). do .Monifori.
striala, J. Hall.
magna, C.-A. Lu Sueur.
pentaiigulalus, J. Sowerby.
pugüis, J. Piiillips.
cal ¡Ulli, \V. Marlin.
dsscoj's, J. Sowerby.
cristalus, J. Phillips.
Les coquilles de tous ces genres se font r ema rque r par un ombilic plus ou moins grand et
quelquefois même par l'isolement complet de leur spire transformée en spirale à tours disjoints.
Elles ont pour caractère commun d'avoir le bord externe de leur ouverture garni d'un, de deux et
même de trois sinus plus ou moins larges, dont la surface n'accuse souvent que de faibles traces,
tandis que dans la plupart des cas, ils révèlent leur existence, soit par des bandes ou des carènes
plus ou moins aiguës, soit par des lamelles imbriquées dont les expansions sont quelquefois très
considérables.
Un autre caractère sur lequel j e crois devoir attirer l'attention, mais qui peut-être n'est pas
général, quoique j'aie eu l'occasion de le constater sur des espèces appartenant à plusieurs des
genres cités, consiste dans la faculté que possédaient leurs animaux de fermer par des cloisons
successives l'exlrémilé initiale de leur spire au fur et à mesure de rallongement de celle-ci. La
figure 4 de la planche XV en fournit un exemple.
Je suis, en outre, porté à croire que, de même que les Maclurea, d'autres genres des E u o m p h a -
I.ID.E ont eu leur ouverture fermée par un opercule.
Eu eflel, je suis d'avis, en ce moment , que les fossiles que j'ai décrits en 1 8 4 3 sous le nom de
Culceola Ihmontiana {-) et pour lesquels j'ai pro|)osé, en 1 8 3 3 , le nom générique de Hypoclema
constituent cet opercule, sans cependant pouvoir indiquer d'une façon absolue l'espèce
ou les espèces auxquelles il appartient, par la raison que j e ne l'ai jamai s trouvé en place.
Une semblable observation a cependant été faite par ,I.-W. Sailer (•') et par M. J, Oarrande (®),
qui, l'iii! et l'autre, ont eu TavaiUage do rencontrer des individus ayant encore leur opercule
en place.
Les ligures 73 à 80 de la |ilanclie IX représentent quelques-uns de ces opercules dont les uns
sont jilus symétriques que les autres.
Apcr{'u historique. — L'abondance avec Inquelle certaines esj)èccs appartenant à la famille se
irodvent répandues dans les terrains paléozoiqucs, a attiré raltenlion de quelques naturalistes dès
le commencement do ce siècle.
Eu 1805) déjà, W. Martin a décrit une espèce du genre Schizostoma sous le nom de ConrhiliuHlinis
J félicités cat ¡11 us (®).
(0 Je n'ai pu conserver le nom de Inar/ius |,arce qu'il a éié appliqué antéricuvemeni par Lcaeli à un antre
geme d'iiiiininnx.
(2) Dcscripiiou desajinnaux fossiles dit icrrain carbonifere de la Belgique, ¡>. 512, pl. XXI, (ig. ii.
(') Mi'mires de la Société royale des sciences de Liège, 1" sci-ie, i. \ ' l l l , p, 140.
(*) Manuel de Conchyliologie, par S.-P. Woodward, p. 278.
(5) Die Versleinerungen des lilieiiiisclwu SdiictUensyslenis in Nassau, von ti. und F. Sandbcrger, p. 209.
C') Petri/icala Derbiensia, pl. A 11, lig. 1, 2.