
It l'ALMÍ DU CAIXAIHI ' CARBONI FÈIOE DE LA BKLCIQUK FAl>iE J)Ü CALCAIUlî CAUBOMl -Èl lE Di : LA BF.LGIQUK.
2. STIGHACANTIIUS? UUMII.IS, L.-G. de KonincL
(Pl. YL, Kg. 6 . )
Celte osjièce dont on ne connaît qu'un l'ragnient est reinaniiiable par le fnible accroissement de
son dianièlre antéro-pcslérieui'j qui n'est que de 1 millimètre sur une lonj{ueur de 3 centimètres;
sa c o u r b u r e est très faible; sa surface est oi'néc à sa partie supé r i eur e de dix séries longitudinales
et parallèles de tubercules dont la base est ovale et qui sont pointus et lisses lorsqu'ils pe r s i s t ent,
comme cela se ro,mar(¡ue principalement sur les bords de r é chant i l lon; mais lorsqu'ils ont disparu,
leur place est ma n i u é e par de petites élévations o v a l e s , planes au-dessus et ga rni e s de trois ou
(juatre stries longitudinales; la surface intermédiair e est lisse. Ve r s la partie inférieur e de r é c h a n -
tillon, le n omb r e des séries luberculaires s'élève à douze par Finterposition de deux nouvelles séries
entre les premières à une petite distance de l'extrémiié. La section (l'ansverse est ovale el pointue
antérieurement du moins vers la partie supé r i eur e qui est la seule où elle soit visible; elle démont r e
que le r ayon était c r e u x et peu épais.
Dimensions. —L o n g u e u r du f r agment 3 3 millimètres; largeur de la partie inf é r i eur e 9 , 5 millimètres;
épaisseur de r e x t r émi t é supérieurCj environ 3 millimètres.
Rapports ot différences. — Comparée à Pespèce précédente, celle-ci en dilTère pa r u ne l a rgeur
relativement beaucou]) plus faible, par la ténuité de ses tubercules el surtout par la surface striée
qu'ils laissent subsister lorsqu'ils ont disparu. L'absence de stries intermédiaires ent r e les séries
tuberculaires me laisse quelques doutes sur l'identité du g e n r e avec celui de l'espèce précédente.
(iiscmenl et loculilé. — l ' n seul écbantillon a été trouvé par .M. l'ingénieur NVinoiz dans l'une des
carrières qu'il exploite a u x environs do Soignies dans le calcaire carbonifèi'c inférieur (assise le).
IV. GENRE : ANTACAXTIIUS ( 0 , G. Dewalqm, t877.
A N T K A N T I U S . G. Do\valf(ue, 1877. Annales de la Société géologique de Belgique, l. V, p. S9.
Les r ayons pour la réception desquels .M. G. Dewa l q u e a proposé ce genr e , sont de g r a n d e taille,
très larges à leui' base, très compr imé s latéralement et faiblement courbé s en avant; leur extrémité
est t e rminé e en p o i n t e ; leur hoi'd inférieur est t r a n c h a n t et a rmé d'un bout à l'autre d'une série
unique de pointes légèremenl inclinées en a r r i è r e el d'autant plus fortes qu'elles sont plus r approchées
de r e x t r émi t é poslérieure du r a j o n ; le bord sujiérieur est a r rondi et beaucou]) jilus épais
que l ' inf é r i eur ; les surfaces latérales sont ornées d'assez gros tube r cul e s dont la plupart sont à
base circulaii'e, mais dont un cei'tain n omb r e sont plus larges que longs ; presque tous sont disposés
en séries longiludinales assez régulières el à peu près parallèles au bord inférieur du l'ayon. Le
nombre de ces séries qui est souvent très cons idé r abl e , s ' a u gme n t e par interposition au fui- et à
mesure de l'accroissemcnl. Les tubercules sont lisses el exempt s de toute espèce ( rornement a t ion ;
en r e va nc he les espaces (pii les séi)arcnf sont couveris de fines stries longitudinales très supe r l i -
cielies. Les r a y o n s sont c r eux jusqu' à une petite distance de leur extrémité et de même que ceux
des Oracunthus, paraissent avoir été foi'niés d'un cône aplati et f e rmé de tous cotés.
Il est probable que les r a y o n s de ce genr e n' ent r a i ent pa s fort avant dans les cha i r s de l'anima!
et étaient ma int enus en place par des muscles puissants. Au-dessous de la cavilé principale, il existe
dans la substanc e osseuse du bord inférieur, cl ¡¡arallélément à ce bord, un canal cylindri(jue mince
(pii y règne tout le long et dont j'ai indiqué la position et la dimension exa c t e dans la section transverse
du r ayon qui se trouve r epr é s ent é e , pl. VI I I, fig. 3" el 3'^ C'est une disposition ¡¡ue je n'ai encor e
rencontrée dans aucun aut r e r ayon et sur laquelle j 'appe l l e spécialement l'attention de s naturalistes.
(') De i'-Ti conu-c, en suns contraire, el axa-An épine.
liapporis et différences. — Les r ayons de ce genr e sont très voisins de ceux pour lesquels
MM. J.-S. Newbe r ry et A.-II. Wo r t h e n ont créé le g e n r e Drepunacanthus ( ' ) . Ces savants paléontologistes
ont fait obserM'r (]ue, parmi les caractères qui éloignent ces r ayons de ceux de la plupart
des ])oissons placoïdes encore vivants et fossiles, il en esl un très r ema rquabl e el très facile à saisir;
il consiste dans la courbur e en sens inverso de celui que l'on observe géné r a l ement chez ces poissons.
Ce même caractère existe choz V-'.s Anlucunthas, quoique à un degré uu peu moins prononc é ;
leurs rayons sont implantés obli(|ucment dans le corps el leur axe pi'incipal forme avec la ligne du
dos un angle d'environ oO" connue le démont r e la ligne de démarcat ion qui limile la sur f a c e t u b c r -
culée et la sépare de la base réelle; cont rai rement donc à ce qui s'observe chez les Clenucanthus,
les Gyracanihus et beaucoup d'autres geiu-es encore , celte ligiu'. forme uu angle obtus avec le
bord convexe et un angl e aigu avec le boi'd c o n c a v e ; en même temps c'est le bord convexe qui
ici est tranchanl et garni de pointes ou de dentelures, et lo, bord concave qui est arrondi.
Sous Ions ces r appor t s , les deux genr e s se ressem!)lcnl et il n'y a pas <le doute (|u ils ne soienl
hétérostrophes; aussi n'aurais-je pas hésité à introduire pa rmi les Drrpanueantims l'ospèi^e [tour
laquelle mon collègue M. G. Dewa lque a cru devoir |)r()poser une nouvelle coupe géné r ique , si sa
partie osseuse n'avait poini été percée dans tout e sa longueur du canal cyl indr ique sur l'existeuce
duquel j'ai déjà appelé r a t t enl ion cl ([ui me s emble tout à fail caractéristiiiue el sulfisani
pour la distinguer de loule aut re.
En oiiire les r ayons des DrepanHcanlhas, selon les aut eur s même s du g e n r e , sont formé s d'un
tissu osseux très dense et libreux et ne possèdent (|u'unc cavité interne assez peu spacieuse, tandis
que celte cavité est c xt r cmeme n l développée chez les Anlacanlhus, chez lesquels elle s'étend jusque
fori près de leur exirémilé supé r i eur e . Pa r ce de rni e r caractère ils se rapprocl ient un peu des Or a -
canlhus dont les parois exlei'ues semblenl né a nmoins avoir encore été moins solides el en tout cas
moins épaisses.
11 est à r ema rque r toutefois (pie parmi les espèces inlroduiles dans ce de rni e r goure ])ar L. .Vgassiz,
il v en a une (0. pusiiilostis) ( - ) , qui est évidemment hélérostro[>be el dont une étude approfondie
faite sur r exempl a i r e original, décidera s'il appartient au genr e Drepanacanthns ou au geni-e Anlacanlhus.
Distrihulion géologique. — Je ne connais qu'une seule espèce de ce genr e . Elle a été recueillie
dans le calcaire carbonifèr e inférieur noir des envi rons de Liège.
.VNTACAM'IIUS l.SSiGNIS, G. Devidque.
(?L. VI I I , flg- 1, •>, 3 . )
.V.NTACA.NTIILS IXS ICMS . G. Dcwalque, 1877. Anmdes de la Société (¡éoloijique de ¡lehjique, l, |). 59.
Gi'iuid el fort r a y o n , ti'ès allongé, faiblement courbé en avant vers son extrémité et de forme
snblriangulaire dans son ensemble. Côtés latéraux très dépr imé s et très faiblement c o n v e x e s ; bord
antérieuj' assez épais et a r r o n d i ; bord postérieur t r anchan t et a rmé d'une exirémilé à l'aiitiv, de
fortes pointes ou denlelures légèrement inclinées en arrière et d'autant plus éloignées les unes des
autres et plus fories, qu'elles sonl plus voisines du somme t . Le c r eux inlérienr est ti'ès considérable
et se prolonge probabl ement jusque vers le s omme t , si j 'en j u g e par l'espace qu'il oc cupe dans
l"uni<]ue exonqilairo mis à ma disposition et, dont l'exlrémité a été cassée et a ma lheur eus ement
dispai'u.
La section transverse du r ayon faite en divers endroits, démont re que ce c r eux très étroit dans
une gr ande partie d o s a haul eur vers la base du r ayon et là où il est implanté dans les chairs de
(') Rrporl nf the (jeolorjical Stineu of Illinois, Palwontolorjy,
0 ) Redicrches sur les poissons fossiles, l. l i t , p. 15, pi. II, li|
11.
II, p. 120.
3 et L
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