
P l a n c h e CXLVIL N uméro i g z .
L ' É C A I L L E N O IR E A B AN D E S B L A N C H E Sj
É T A T P A R F A I T .
O U S ne connoiffons point les deux premiers états de cette Phalène
qui a beaucoup de rapport avec k précédente j & qui en eft regardée comme
une variété par Efper & par Fuesîïy. Nous croyons avec lac Auteurs Viennois
quelle eft une efpèce particulière, & voici les raifons qui nous portent à
adopter cette opinion, i °. Le principal caractère de l’efpèce précédente j
comme on l’a vu , eft que le fond des ailes inférieures eft jaune dans le
mâle & rouge dans la femelle ; ici au contraire le fond de ces mêmes ailes
eft blanc dans le mâle , 6c jaune dans la femelle. 20. Des éducations
particulières dé Chenille? de l’Ecaille noire à bandes jaunes, faites à plufieurs
reprifes, 8c dans des pays différens, ont conftamment produit des mâles
à ailes inférieures jaunes, 6c jamais blanches. 3 °. L ’une 6c l’autre efpèce
habitent des contrées différentes : on ne voit aucune Écaille à bandes
jaunes dans des parties de la Baffe-Autriche , où celle à bandes blanches fe
trouve le plus communément ; au contraire , on n’a jamais découvert les
dernières , aux environs de Francfort fur le Mein où les premières le
rencontrent fréquemment. Ces circonftances. réunies paroiffent fuffifantes
pour conftituer deux efpèces , en attendant que la" découverte de la
Chenille qui produit la dernière, nous offre des caractères peut-être encore
plus faillans qui confirment notre opinion,
La Figure 152. a. repréfente le deffus du mâle, qui, comme nous venons
de le dire, ne diffère de celui de l’Écaille à bandes jaunes que par les bandes
blanches des ailes fupérieures, 6c le fond blanc des ailes inférieures. Nous
n’en donnons point le deffous qui reffemble au deffus,
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