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a caufe de deux tubercules qui partent du premier anneau, 6c fe dirigent
vers la tête : ils font chargés de poils longs & épais qui lui forment deux
efpecès d oreilles. La figure i 8 p. a. qui nous a été envoyée par le Docteur
Gruwel , repréfente la Chenille du mâle. Son corps & fes pattes
font d un brun foncé , fa tête blanche bordée de brun. La féparation des
anneaux eft marquée par une ligne jaune, & des lignes pareilles régnent
tout lé long du corps fur le dos & fur les côtés. Les touffes de poils
des 4 , ye, 5% 0 e & t I e anneaux font blanchâtres, les autres, font,
rouffes. On apperçoit deux taches rouges fur chacun des deux premiers
& trois lùr le 3e.
La femelle , Fig. i So.b . eft plus groffe que le mâle ; tout fon
corps eft jaune d ocre a 1 exception de la partie écailieufe de 'la tête qui
eft grife. Les touffes de poils roux du mâle font ici d’un rouge brun, les
autres font d’un blanc fale avec une légère teinte rougeâtre.
M. Walch, dans la 12 e. piece du Naturalifte , dit que cette Chenille
.eft très-fujettç à être rongée par les lehneumons,
S E C O N D É T A T .
S o n cocon eft d un tiffu fort lâche, elle s’y transforme en une
belle ^Crifalide verte , d’où le Papillon fort au bout d’un mois. Celle
du male, Fig. i So. c. eft travèrfée fuivant fa longueur par trois raies
(dun vert plus pale ; des raies pareilles féparent chacun des anneaux du
ventre qui eft terminé par une pointe mouffe & jaune à laquelle refte
ordinairement lulpendue la dépouille de la Chenille. La partie du fourreau
qui couvre les ailes eft bordée d’une ligne jaunâtre. En-deffous , Fig.
üBo. d ., on apperçoit feulement les raies qiii marquent la féparation des
anneaux.
La Crifalide femelle , Fig, j So. e. dont nous devons aufli le portrait
-au DoQem Gruwel, eft d’un vert beaucoup plus pâle : Ja pointe de fon
.extrémité eft courte .fit blanchâtre,
É T A T
P H A L É N E 3k *9
É T A T P A R F A I T .
M. W a l c h , que nous venons de citer, affure que cette Phalène
en Portant dé la Crifalide, (.eft d’un très - beau vert clair qui fe perd
infenfiblement, 6c devient entièrement blanc auflitôt après la mort de
l ’Infefte.
La femelle , Fig. i 8 o.- g. , ne diffère du mâle, Fig. 180. f . , que
par fa grandeur, la groffeur de fon corps & fes antennes moins pectinées.
L ’un 8c l’autre font blancs avec une tache noire en forme de ■ < vers
le milieu des ailes fupérieures. Les nervures font noirâtres, ainfi que
les lignes tranfverfales lur les anneaux du corps, mais elles paroiffent
feulement grilatres à caufe du duvet blanc qui les recouvre. Les yeux font
d’un beau noir : la tige des antennes eft blanche Ôc les barbes jaunâtres.
Nous n’avons point voulu multiplier les figures, en-donnant le deffous
de cette Phalène , il eft abfolument femblable au-deffus.
Sa couleur eft très - difficile à conferver ; celle du mâle furtout, fe
gâte ordinairement par une graiffe jaune qui en fort & que l’on eft: obligé
de fécher avec de la craie réduite en poudre : il faut même répéter cette
opération plufieurs fois. Cette Phalène habite ordinairement les bois , 6c
quelquefois les prairies qui les avoifinent. Elle eft affez commune en
Allemagne , & particulièrement dans la forêt près de Francfort fur le
Mein , 6c eft connue dans tous les pays du Nord. M. Laurent l’a
découverte aux environs de Paris , 6c l’a élevée plufieurs fois de
Chenilles trouvées fur des Chênes dans le bois de Vincennes : mais il
n’a jamais remarqué que la Phalène en Portant de la coque fût verte comme
l’a obfervé M. Walch.
Les figures que nous donnons ici font tirées du Cabinet de M. Gerning.
Elle a été décrite par :
Cat. Syjî. des Pap. des env. de Vienne , pag. So , n°. t. Nivofa. .
Fabric. Ent. pag. S y y ,fp . y3.
Le Naturalifte , t A . pièce , tab. 1} f i g- S 10.
t y 8 S . M