
;a Do P A P I L L O N S
quelquefois auffi les feuilles du Pêcher & même celles du Prunier fauVaga.
Celle du mâle en deffus, Fig. 217. a, eft d’un gris brun mêlé de gris
cendré, & en deffous couleur de feuille morte avec des taches brunes.
Sur la partie fupérieure de chaque anneau font deux tubercules rougeâtres
qui font beaucoup plus fenfibles dans la femelle , Fig. 2 1 7 , b, 8c qui font
chargés de poils de grandeur médiocre. De chaque côté du corps près
des ftigmates . il part de tous les anneaux des appendices charnus, terminés,
par une pointe mouffe, dirigés horifontalement, 8c bordés de grands poils
roux on voit auffi de pareils poils dans leurs intervalles, 8c ceux du premier-
anneau font plus allongés 8c forment deux efpèces d’oreilles. Les deux,
taches ou collets que nous avons donné pour caraftère de cette Famille;
font auffi garnis de longs poils . mais on ne les apperçoit que lorfque la
Chenille courbe en bas fa partie antérieure : ils font d’un bleu noir velouté',
& vûs à la loupe , ils offrent une forme fingulière 8c fort agréable. Suivant
Pobfervation de Réaumur qui les a décrit 8c figuré' dans le- plus-grand détail,
les uns refïemblent par leur e-xtrémité à un fer de pique, les autres font
en paquet 8c ont la forme dun petit balai. ou d’une palme. La quantité'
de poils roux dont la têt'e eft garnie empêche que l’on rf en voie la couleur,
qui eft bleuâtre.
Cette Chenille ell très-vorace & par-là fait du tort aux arbres fruitiers ,
elle ne mange que la nuit. Sa couleur grisâtre la rend difficile à découvrir ,
& on la confond fouvent ' avec l’arbre fur les branches duquel elle refie.
collée tout le jour.
S E C O N D É T A T .
,L e tiffu de la coque eft mou 8t peu épais ; il eft grisâtre à l’extérieur
& mêlé des poils de la Chenille, mais le dedans eft rempli d’une poudra
Manche qui bouche tous les interftices des fils. La Crifalide , qui eft
d’un brun noirâtre. Fig. 2 17. e , eft elle-même recouverte de cette poudre,,
qui j fuivant Réaumur, eft due à une efpèce de bouillie que la Chenille
jette, ■ en' affez grande quantité par l’anus avant de fe ' transformer en
.Çrifalide. JJ 8c qui. fe sèche, enduite.. L ’Infeèle. refte, trois, femaines, environ
'dans cet é ta t, 8c les Phalènes éclofent dès le commencement de Juillet.
É T A T P A R F A I T .
C e Papillon reffentble parfaitement à un paquet de feuilles mortes ,
8c on y eft aifément trompé fi on ne le regarde très-attentivement. Le
brun jaunâtre de fes ailes, leurs nervures-, leurs.dentelures-8c leur pofkion
concourent à le faire méconnoître , même quand- on- le cherche . & à ^
Je faire prendre, pour un, tas. de feuilles- à- quiconque le voit pour la
première fois. Le mâle repréfenté Fig. 2-17. d, dans l’attitude de 1 efpèce
en repos, eft beaucoup plus petit que la femelle vue en définis 8c en deffous
Fig. 217. ƒ , g. Le bord d’en haut de fes; ailes fupérieures eft lavé
de noir,, ce qui. le- diftingue encore de la femelle. L ’un 8c 1 autre ont
furies ailes quelques lignes noires ondées qui les traverfent fuivant leuq
largeur.
La Fig. 2 17. e , eft une variété mâle tirée du cabinet de M. Gerning |
elle a plus de noir fur les ailes que les natures' communes.
Les antennes font peftinées , mais les barbes en font courtes eu égard-
à la grandeur du Papillon, 8c peu ferrées dans, la femelle. Le ventre de
celle-ci eft fort gros , 8c fi furchargé d-’oeufo qu’elle peut à peine voler,
elle refte. ordinairement fur des branches 8c y attend- le male. Ses oeufs
font ronds 8c bleuâtres, ayant fur deux faces oppofées deux taches brunes
entre lefquelles font- deux, ou trois cercles de la même couleur | parallèles-
entr’eux , 8c aux deux taches. Ces oeufs éclofent au bout de quinze jours
environ ; les jeunes Chenilles prennent une partie de leur accroiffemenr
avant l’Hiver, relient engourdies pendant cette- faifon 8c regar'oiffent au*
Printemps fuivant.-
Cette efpèce fans être. rare, n’eft pas abfolument commune,-. elle a étedécrite
8c figurée, par :
• XtiSI
k Linn. Syfl. Nat. ed. X I I , tom.. 1 . pan, IIxfp- 1 S-> FaS' 8 1 2. Querdfoli#
£> Faun. fuec,. ed. nov. 11 tôt- :