
i f e i P A P I L L O N S
Scheuch£. Phys. Sacra, tom. I , pag. ag , tab, X I I j fig. a-L
Cat. de Pap. des env. de Holrgn. pag. 6a , n°. a i .
----- ---- ---- ----- —*•> d’Aug. pag. g5 , 7i°. 28S & 286.
Jung, Ind. de Pap. pag. g . - ■
Kleem. & Mad, Alman. de Çhen. pag. ga j n". jg .
M ême P l a n c h e , N umé ro Z i 2 ,
C H E N I L L E D U P R U N I E H.
L A S O U C I E U S E .
P R E M I E R È J 4 T,
( ^ E T T E efpèce beaucoup plus rate que la précédente aux environ*
de Francfort fur le Mein j eft auffi commune en Dauphiné, où les Chenilles
fe trouvent [en Juin , Juillet & Août, fur l’Aubépine & fur le Chêne. Les
Auteurs du Catalogue Syftématique difent, qu’elles fe nourriffent de feuilles
de Prunier : Kleeman en a trouvé au mois de Mai fur les Ronces , &
Roefel fur le Framboifier, Réaumur n’en parle que d’après Gôedart & en
fait une defeription fort courte. Elles reffemblent beaucoup à celles de
l ’Ètoilée , mais elles n’ont pas les aigrettes latérales que l ’on remarque
dans celles-ci, & ce caractère qui ne varie point fuffit pour diftinguer le?
deux efpèces. Cependant Linné paroît vouloir les confondre , ou au moins
Infinuer que l’une eft originaire de l’autre. Nous avons déjà remarqué que-
dans les Papillons , jamais l’accouplement n’avoit lieu entre deux efpèces
différentes, même dans l’état de captivité ; & une variété qui fe reproduit
conftamment la même , doit certainement être regardée comme une efpèce
particulière. La Fig. 212. a, repréfente la Chenille du mâle , & les fig.
? 12. c.,d. celles de la femelle, l’une dans le moyen âge , l’autre quand
fl}? 3 pri? tçûtç fa croiffançe, Elles ont lqs mêmqs moeurs , les m§rne?
habitudes que la précédente, nous ne nous étendrons donc point fur leur
defeription.
S E C O N D É T A T ,
I l y a auffi beaucoup d’analogie entre les Crifalides des deux efpèces.
Celle du mâle repréfentée de côté , Fig. 2 12. b , eft brune dans la partie
qui fert d’étui à la tête , au corcelet & aux ailes , & elle eft jaune dans la
partie inférieure. Celle de la femelle, Fi-g. 212. e, eft d’un gris bleu foncé
ou noirâtre, & la fediôn des quatre derniers anneaux eft marquée par un trait
jaune ; l’une & l’autre fe remuent avec vivacité au moindre attouchement.
É T A T P A R F A I T .
L es Phalènes éclofent dans le même temps que l’efpèce précédente.
Le fond des ailes fupérieufes du mâle en deffus , Fig. 212 eft jaune
comme dans'' celui de l’Étoilée : mais il eft fi couvert de bran qu’à peine
on en apperçoit quelques traces dans le haut de ces ailes ; on y remarque auffi
une tache blanche dans le bas vers l’angle inférieur , ainfi que quelques
traits blanchâtres.- Les ailes inférieures font d’un bran fonce uni : le corps
eft gris brun ainfi que les antennes qui font pedinées.
En deffous, Fig. 212 . g , une grande tache brune s’étend depuis l’otiginô
des ailes fupérieures jufques vers les deux tiers : une bande gfife en occupe
le bas & une portion du bord extérieur le furplus eft gris-jâunatre plus ou
moins foncé. Les ailes inférieures font un peu moins brunes qu en deffus.
La femelle, Fig. axa. h , reffemble en tout à la précédente : mais elle
eft plus groffe ôt peut - être encore plus lourde. Elle fait fa ponte cinq ou
lîx jours après l’accouplement , & fes oeufs font blancs & ronds.
Cette efpèce a été décrite paru
Linn. Syjl. Nat. ed. X I I , tom, I , part, I I , pag. 8 2 6 , fp. S J.
Gonoftigma.