
8 S P A P I L L O N S
Nous ne connoifïons aucun Auteur qui ait donné la figure de la Phalène
Nègre, & elle n’a été décrite & citée que par ;
Linn. Syjl. Nat. Tom. I j Pan. I I , ed. X I I , pag. 628 ,fp. 66. Morte.
Çat. Syft, des Pap. des env. de Vienne ,■ pag. So 3 n’ , t. Morio,
Jung, Ind. de Pap. pag. Q 1.
Gronov. Zooph. 8 5y.
Millier, Syjl. Nat. tom. I s Part. Vpag. 6y 4 , n°. 66.
Goe\e , fupp. Ent. Part. I IV tom. I I J pag. 2 6 , n°. 66.
C E feroit ici le lieu de décrire la fécondé efpèce de la troifiéme famille ,
Indiquée par les Auteurs Viennois , fous le nom de Rubea , dont fuivant eux
la Chenille vit fur le Chêne. Nous fommes incertains fi c’eft celle repréfentée
dans la 3 e. pièce du Naturalifte Tab. I , fig, 2, quoique les ailes de la femelle
ne s accordent point avec les caractères indiqués çi-deffus 3 ce qui nous fait
préfumer que c eft plutôt la P hdlena Plumigera des Viennois, Seroit-ce celle
qui eft décrite très-fuccinctement dans Sulzer, Tom. I, pag. 1 3 y, n°. y & 6,
quil a figurée Tom. II, Tab. XXI, fig. y, <5, fous le nom de Phalena Alpinat
& dont la femelle n a prefqu aucun yeftige d’ailes ? Seroit - ce enfin la Rofea
de Fabricius, Syft. Ent. pag. 787, nD, 1 op, ou la Rofette de Geoffroi, Tom.
P j Pag- 12 1 > n°, 2 y ? C’eft fur quoi nous prions les Amateurs de fixer
nos doutes. Le Pafteur Goeze en fait mention d’après nos Auteurs, Suppl.
Entômol. Tom. I I I , Part. III, pag. y 7 , n° y 7 , mais il n’y ajoute aucune
autre citation. Comme cette efpèce nous manque abfolument êc que nous
nous fommes fait un devoir de n’en copier aucune dans quelqu’ouvjagè que
ce fo it, a moins que nous ne fuflions allurés , ou par nous - mêmes , ou
par des correfpondants dignes de fo i, de l’exiftence des individus , & que le»
portraits en euffent été faits d’après nature , nous invitons les Naturaliftes
a nous faire parvenir les éclairciffements dont nous avons befoin , & à nous
communiquer en même tems leurs obfervations fur deux autres nommées
par Linné Attacus mundana , ôc Phal. aujlera , que nous croyons appartenir
k ççttf troifiéme famille,
Q U A T R I È M E F A M I L L E DE L A P R EM I È R E C LA S SE .
Chenilles à tubercules jîmples. Phalènes blanches.
JT 1 E S Chenilles ont fur chaque anneau huit tubercules hériffés de poils
longs : ceux qui couvrent le refte du corps font courts & rares. Souvent
on trouve fur les derniers anneaux deux efpèces de veffies ou de mammelons
qui fe gonflent & fe compriment à volonté. La transformation fe fait au-deflus
de la terre dans un cocon dont le tiffu eft tranfparent.
Les Phalènes n’ont point de trompes , leurs ailes font rabattues ,
entièrement blanches , ou marquées feulement de quelques traits , ou points
noirs.
M ême Pl a n c h e , N uméro i S o.
ynÜJlJiiLiiJii , A 'UiXSLS.LiLiîLJ sljIJ
l e V - n o i r -
P R E M I E R É T A T .
O U S croyons que l’efpèce repréfentée fur cette Planche eft celle
indiquée par les Auteurs du Catalogue Syftématique fous te nom de
Nivofa; au moins réunit-elle tes caraaères de la famille. D après les
remarques d’Ernft , fa Chenille fe nourrit des feuilles du Hêtre . les
Viennois indiquent 1e Chêne pour fa nourriture & c eft le upm que nous
lui avons laiffé. Fabricius aflure qu’elle fe trouve fur 1e Tilleul. probablement
elle s’accommode de la feuille de ces différents arbres. Elle paroit au
mois de Mai. Elle eft de l’efpèce appeüée par Réaumur Chenille à oreilles