
Crifalide ; mais alors leurs antennes font rabattues, & couchées le long
du dbs.
Le corps de ces Phalènes eft fort velu liirtout vers la tête : les antennes
de la femelle font fauves, affez longues 6c légèrement peclinées : celles du
mâlç font de la même couleur , mais courtes, larges, 6c très-fournies de
barbes.
M. Gerning pofféde une variété bien rare de cette efpèce, dont il nous a
envoyéles portraits, êc qu’il feroit difficile detrouver dans toute autre Colleclion
que la fienne. Ç’eft Une femelle qu’il a prife au mois d’Avril 1780, dans la
forêt de Francfort lur le Mein. Les taches oculaires font les mêmes que dans
l ’efpèce, mais la bordure des ailes tant emdeffus, Fig. 1 7 5. h. qu’en-deffous ,
Fig. i 7f- h eft d’un brun foncé avec une frange jaune à l’extérieur , & une
ligne dun brun clair à l’intérieur. La naiffance des ailes inférieures en-deflous
& la bande qui les traverfe, font auffi d’un brun foncé, le refte eft gris
brun,
Outre les endroits dont nous avons fait mention, cette Phalène eft alfez
commune dans les Montagnes de la Suilfe, & dans quelques Provinces de
F rance , particulièrement en Limoufin , elle fe trouve ordinairement dans
les bois. La femelle fe donne peu de mouvement 6c ne s’écarte point ; le
male au contraire vole beaucoup, même pendant le jour , 6c avec rapidité.
On nous allure qu’en Dauphiné ils ne paroilfent ordinairement que depuis
neuf heures du matin jufqu’à une ou deux heures après midi, mais jamais
par un tems humide , ou même couvert. La femelle refte toujours collée
Contre 1 écorce des arbres , ce qui la rend difficile à apperçevoir , 6c li on
ne parvient pas a en trouver une pour la fixer dans quelqu’endroit à découvert,
on ne réullit gueres a attraper des mâles, à moins d’être alfez adroit pour
les prendre au vol : ils ne s’arrêtent que quand ils apperçoivent la femelle
près de laquelle ils font attirés de fort loin. Lorfqu’ils s’en font approchés
on les prend tres-aifément, 6c ils ne s'effarouchent point. Si on les manque,
ils reviennent dans le moment fe replacer près de l’objet de leurs recherches ;
piais il eft rare de s en procurer qui foient parfaitement confervés , ils
ont ordinairement les ailes plus ou moins altérées ce qu’on ne peut
pttribuer qu à Ja rapidité 6c à la continuité de leur vol à travers les bois
Cette elpèce a été décrite par :
Linn. Syfi. Nat. tom. I. Pan. II. Ed. XII. pag, 8 t t . fp . 8. Tau. Faun,
fuec. ed. nov. 1100.
Cat, Syfl, des pap. des env. de Vienne, pag. 49. n°. 8. L. Fagi fylvaticæ.
B. Tau.
Rofel tom. III. tab. L X V 11I. fig. 1-4. pag. 394. tab. LXX. fig. 4. 3.
& S a. pag. 42 t. & tom. IV . Cl. II. Pap. n. tab. VII. fig. 3, 4. pag. 56\
Scopoli Ent. Cam. pag. 19 1 . n°. 484. Tau.
Fabricii Syfi. Ent. pag. 56o. fp. i 5.
Schaeffer , Icon. Inf. Rat. vol. I. Part. II. tab. L X X X V . Fig. IV. V.
VI. Tau.
Fuesfiy , Inf. pag. 33. n°. 633.
Jung j Ind. de Pap. pag. 14 1.
Efper , tom. III. tab. V. fig. 1-8. pag. 40.
Faun. Inf. Friedrichfd. pag. 38. n°. 349.
Goe^e. Sup. Ent. Part. I II . tom. II.pag. 264.
S E C O N D E F A M I L L E DE L A P R EM I È R E CLAS SE .
Chenilles à tubercules étoilées. Phalènes Paons.
B 1E S Chenilles de cette famille ont fiir chaque anneau fix tubercules
garnis d’étoiles. La tranfmutation fe fait dans un cocon épais 6c dur, hors de
terre. Les Phalènes n’ont point de trompes, leurs ailes font étendues 6c
ornées chacune d’une tache ronde en forme d’oeil.