
N A T U R E L L E .
ÎO H I S T O I R E
■ épaules s’ étendent un peu au-delà du croupion, comme
on peut le voir au Grebe repréfenté à h jîg . i . On a
donné à cet oifeau le nom de Grebe hupé, parce qu’il a
ame hupc fur le fommet de la tête; les plumes des joues
& des côtés du deffus du cou font auffi plus longues que
les autres. Au relie il reffemble beaucoup au Grebe dont
on a donné la defeription dans le corps de cet Ouvrage;
on trouve cet oifeau dans toute l’Europe, fur les grandes
rivières & fur les lacs.
Le Guillemot,fig. 2. le Macareux, 3 . & le Pinguin
ou Pingouin, fig. 4. font trois genres d’oifeaux
qui fe reflèmblent par un caraétere qui les fait ailement
diftinguer des autres , c’ eft qu’iis n’ont à chaque pié
que trois doigts, tous dirigés en avant, 8c réunis par
une membrane qui s’étend jufqu’au bout des doigts. Ces
trois genres d’oifeaux ne different entre eux que par le
bec qui eft droit, mince 8c pointu dans le Guillemot.
Les oifeaux des deux autres genres ont le bec beaucoup
plus fort : dans le Macareux il eft auffi épais que long,
applati fur les côtés, 8c cannelé tranfverfàlement : le
bec du Pingouin ne diffère de celui du Macareux qu’en
ce qu’il eft moins épais que long ; au refte il a auffi des
cannelures tranfverfàles, 8c il eft de même applati fur
les côtés.
Le Guillemot, le Macareux, 8c le Pingouin qui font
reprefentés dans cette Planche, fig. z. 3 .0 '4 .fe trouvent
tous les trois fur la mer du Nord ; ils ont la face fupé-
rieure du corps brune ou noirâtre, 8c la face inférieure
blanche, comme prefque tous les oifeaux aquatiques.
P L A N C H E X L I X.
Le Plongeon, fig. 1. a pour caraéteres génériques
quatre doigts à chaque p ié , dont trois en avant, &
réunis les uns aux autres par une membrane, le quatrième
dirigé en arriéré 8c féparé des autres, le bec
droit 8c pointu, le pié fort applati par les côtés, 8c le
doigt interne garni d’une membrane fur le côté intérieur
feulement.
Le Plongeon repréfenté fig. 1. fe trouve fur les mers
du N o rd , il a deux piés fîx pouces de longueur depuis
la pointe du bec jufqu’à l’extrémité delà queue; toute
la face inférieure eft blanche, 8c la face fupérieure noire
avec des taches blanches, la tête & le cou font d’un
noir changeant, qui paroît verd à certains afpeéts, 8c
quelquefois violet 5 il y a de chaque côte du cou de
petites bandes longitudinales blanches& noires alternativement,
qui toutes enfemble ont la figure d’un
triangle.
L ’Oie, fig. z. a pour caraéteres génériques quatre
doigts à chaque pié, dont trois dirigés en avant, 8c réunis
les uns aux autres par une membrane qui s’ étend
jufqu’au bout des doigts; le quatrième doigt dirigé en
arriéré 8c féparé des autres, le bec denté comme une
lime, convexe en-deffus, applati en-deffous, auffi épais
que large, & terminé par un ongle obtus.
L ’Oie qui eft repréfentée fig. z. fe nomme l'Eiden,
elle fe trouve fur les mers du N o rd ; c’eft d’elle que
l ’on tire ce duvet fi précieux, fi recherché, 8c connu
fous le nom àiederdon, on en trouve beaucoup dans le
nid de cet oifeau, qui s’en dépouille dans le tems de fà
ponte, pour tenir fes petits plus mollement.
L ’Eiden a un pié dix pouces 8c demi de longueur de-,
puis la pointe du bec jufqu’à l’ extrémité de la queue, le
fommet de la tête, le bas de la poitrine, le ventre & le
croupion fonc noirs, tout le refte du corps eft blanc, à
l ’exception d’une grande tache d’un verd clair, qui fè
trouve fur la face fupérieure du cou au-deflbus des plumes
noires de la tête : les grandes plumes des ailes font
toutes noires, a l’exception des fix ou fept intérieures
qui font blanches, la queue eft noire en entier.
La femelle différé beaucoup du male par les couleurs
, elle eft d’un brun roufsâtre mêlé de taches tranf-
verfales noires, le ventre eft entièrement brun, fans
taches.
Le F ou, fig. 3. a pour caraéteres génériques quatre
doigts à chaque p ié, dont trois dirigés en avant 8c réunis
par une membrane qui s’étend jufqu’au bout des
doigts, le quatrième dirigé en arriéré 8c féparé des au-
très, le bec droit, conique, & crochu vers l’extrémité,
l’ongle du doigt du milieu denté comme une fcie, feulement
du cote intérieur.
Le Fou.repréfenté,fig. 3. fe trouve aux environs de
l’île de Ja v a , il a deux piés neuf pouces de longueur
depuis la pointe du bec jufqu’à l’extrémité de la queue,
la tête, le cou en entier, 8c toute la face fupérieure du
corps, les ailes 8c la queue font d’un cendré noirâtre, &
la face inférieure eft d’un très-beau blanc. Les deux plumes
du milieu de la queue font les plus longues, les
autres diminuent fucceffivement de longueur jufqu’à
l’extérieure qui eft la plus courte, le bec eft denté’comme
une fcie, 8c les dents fortt éloignées les unes des autres.
Le Cormoran, fig. 4. a pour caraéteres génériques
quatre doigts à chaque p ié, tous réunis les uns aux autres
par une membrane qui s’ étend jufqu’au bout des
doigts, le bec droit, prefque cylindrique, 8c crochu
vers l’ extrémité, 8c l’ongle du doigt du milieu denté
comme une fcie, fur le côté intérieur feulement.,
Le Cormoran qui eft repréfenté fig. 4. fe trouve fur
nos côtes, il a deux piés fèpt à huit pouces de longueur
depuis la pointe du bec jufqu’à l’extrémité de la queue.
Les plumes du derrière de la tête fbnt plus longues
que les autres , & forment une petite hupe; la tête &
la partie fupérieure du cou ont une couleur noire verdâtre
, mêlée de petites taches oblongues, il y a feulement
au coin de la bouche une tache blanche en demi-
cercle, tout le refte du corps eft d’un brun noirâtre,
plus ou moins foncé, 8c mêle d’une teinte de verdâtre,
les plumes du d o s, des.épaules 8c du deffus des ailes
ont une couleur brune beaucoup plus claire, 8c chaque
plume eft bordée à l’extrémité des barbes, fur toute fà
circonférence, d’un noir verdâtre.
P L A N C H E L.
Le Harle, fig. 1. a pour caraéteres génériques quatre
doigts à chaque pié, dont trois font dirigés en avânt 8t
réunis les uns aux autres par une membrane qui s’étend
jufqu’au bout des doigts, 8c le quatrième dirigé en arriéré
& féparé des autres, la partie inférieure des jambes
dégarnie de plumes, le bec cylindrique 8c denté
comme une fcie; mais ce qui caraéterifè le mieux les
oifeaux de ce genre, c’eft qu’ils ont la piece fiipérieure
du bec crochue à l’extrémité, 8c une petite membrane
qui s’étend tout le long du côté interne du doigt intérieur.
Il y 'a beaucoup de différentes efpeces de Harles ,
parmi la plupart les mâles different des femelles parles
couleurs. Le Harle de la fig. 1 . fe trouve dans toute
l’Europe fur les étangs 8c les rivières ; ôn lui a donné
le nom de Pieté. La femelle n’a point de hupe, elle différé
encore du male par fes couleurs qui font plus pâles,
moins brillantes, &même difpofées autrement que
dans le mâle.
Le genre des Canards renferme un très-grand nombre
d’efpeces. Celui qui eft repréfenté à la fig. z. fè nomme
Canard-Jîjfleur, parce qu’il fiffle fouven t& fi fo rt,
qu’il fè fait entendre de très-loin. Le Canard a pour caraéteres
génériques quatre doigts à chaque p ié , donc
trois dirigés en avant 8c joints enfemble par une membrane
qui s’étend jufqu’au bout des doigts, 8c le quaJ
trieme dirige en arriéré 8c féparé des autres ; la partie
inférieure des jambes dégarnie de plumes, le bec denté
comme une lime, convexe en deffus & applati en def-
fous, plus large qu’épais, & terminé par un ongle obtus.
On trouve le Canard-fiffleur dont il eft ici que-
ftion, fur le bord de la mer fur nos côtes ; il a le ventre
8c la poitrine d’un très-beau blanc, 8c le fommet de la
têtè d’un fauve clair, le devant du col eft noirâtre, 8c
le derrière eft couleur de marron avec de petites taches
noires, le dos 8c les côtés du corps ont de petites iignes
noires en zigzag, & il y a fur les ailes une tache d’un
joli verd doré. La femelle différé du mâle, comme dans
la plupart des autres oifeaux , en ce que fes couleurs font
plus pâles, la tache du verd doré des ailes eft auffi beaucoup
plus petite que dans le mâle , 8c peu apparente.
Le Petrel,fig. 3. & le Puffin,fig. 4. font deux genres
d’oifèaux qui ne different l’ un de l’autre que par la forme
du bec.Dans le premier la piece inférieure eft comme
O I S E U X:
tronquée ; au - lieu que dans l’autre elle eft crochue
tomme la piece fupérieure; ils ont tous les deux quatre
doigts à chaque pié, dont trois dirigés en avant 8c
réunis les uns aux autres par une membrane qui s’étend
jufqu’au bout des doigts, le quatrième dirigé en arriéré
8c féparé des autres, la partie inférieure des jambes dégarnie
de plumes, le bec fans dentelures 8c prefque cylindrique,
8c une membrane qui s’étend tout le long du
doigt interne fur le côté intérieur. Le Puffin a de plus
que le Petrel une autre petite membrane au doigt extern
e feulement fur le côté extérieur.
Le Petrel de la fig. 3. fe nomme Petrel cendre', parce
qu’il a le dos, les ailes 8c la queue de couleur cendrée
plus ou moins foncée 8c prefque noirâtre fur l’extrémité
de quelques grandes plumes des ailes ; les autres
parties du corps font blanches.
Le Puffin de la fig . 4. a toute la face inférieure du
cotps 8c la queue blanches, & la face fiipérieure de
couleur cendrée, ce qui lui a fait auffi donner le nom
de Puffin cendré. Le Petrel 8c le Puffin ont le bec conformé
de façon qu’il femble être compofé de pièces articulées
enfemble. On trouve ces deux oifeaux dans la
mer du Nord.
P L A N C H E L . bis.
Connoijfance des Oifeaux par le bec & par les pattes
La fig. 19. repjc fente le pié d’un oifeau dont les doigts
tiennent les uns autres par une membrane. On a donné
le nom de Palmipèdes à tous les oifeaux de cette claffe.
20. Pie dont les doigts ne font que bordés par une
membrane.
i l . Pié dont les. doigts font entièrement féparcs les uns
des autres.
22. Pié dont les doigts ne font pas entièrement fcparés
les uns des autres.
23. Bec en toit.
24. Bec en hameçon;
2 y. Bec en faux.
16. Bec partie en faux, partie en hameçon;
27. Bec courbe.
28. Bec en fautoir ou bec croàfé.
29. Bec en forme d’alêne.
30. Bec en forme de couteau.
3 1. Bec en forme de couteau & youtg;
3 2. Bec en forme de fpatule.
3 3. Bec conique.
34. Bec conique ôc courbé;