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Turc ■ qu’ il cft>plus couvert de terre, qu’il faut., autant
•qu’on le peut, attaquer ce banc par le flanc., afin de
-tomber tout de fuite dans le coeur. On doit d’ailleurs
.chercher à accourc-ir le.chemin du fond de la fofle à fa
fortie. On doit aufl'i, autant qu’on le -peut, placer cette
•l'ortie à portée d’un chemin fac ile, & fur-tout de la
riv iè re , fi elle eft navigable.
Les ouvriers qui excitent à ouvrir une ardoifiere ne
manquent jamais de dire qu’ils ont trouvé le banc qui
a ordinairement le plus de réputation dans le pays;
.triais outre que.ces.bancs , qui ont à la vérité quelque-
fois beaucoup d’étendue, ne vont louvent pas .jufqu a
1 endroit ou ils fuppofent l’avoir trouvé ,41 n’eft point
du tout certain que le banc qui donne de bonne pierre
-a un .endroit j en donne de pareille une lieue plus loin.
■ C’eft tout-au-plus une préemption, mais à laquelle oh
ne doit pas le livrer inconfidérément. Quant aux moyens
-dont on peut fe-fsrvir pour-reconnoître ce banc, que des
bois., desserres cultivées, la riviere même ont fouvent
cmpeche de fuivre, le plus sur eft la comparaifon des
tcouches de matière dont il eft recouvert ou fur lesquelle
s il porte, on doit les retrouver de même nature.&
rangées dans le même ordre. La comparaison de. leur-
épaiffeur augmente .encore la certitude, non que ces
-épai fleurs foient par-tout les mêmes, mais communé-
-ment elles ont entre elles un rapport aflez confiant; f
Je ne crois point devoir terminer ce Mémoire fans
parler d’une tentative que j ’ai faite, pour améliorer
N A T U R E L L E .
■ l’ardoife trop tendre qu’on tire de plufieurs carrières
des bords de la Meufe ; j’ai rendu compte de -ces eflîiis
dans un Mémoire que j’ai lu à une des aflemblées publiques
de la Société Littéraire de -Châlons-fur-Marne. Il
en réfulte que l’ardoifè cuite dans un four à briques
ordinaire ( ce qui ne coûte que trente fols par mille)
devient d’un rouge pâ le, & acquiert -une dureté qui la
fait durer au-moins le double de la crue Celle que j’ai
fait verniflèr de la même maniéré qu’on vernit les
poteries de te rre ,e ft tottt-â-fait impénétrable à l’eau,
ôc ne peut par conféquent jamais prendre la moufle,
mais la dépenfe va à environ huit livres de plus par
mille. La dureté que l’ardoifè acquiert à la euifion n’eft:
point aigre, de forte qu’elle n’en devient pas plus cafl-
fante, mais il n’eft plus poflïble de la tailler ni de la percer
-, c’eft pour cela qu’il faut avoir attention de la réparer
& de faire les trous pour les clous avant que de
la mettre au four. On doit par la meme raifon faire
cuire des moitiés & des quarts,pour former les rangées
dont la longueur ne s’accorde pas précifement avec la
largeur des ardoifès; -il faut auffi en faire cuire de tranchées
en biais fur trente-cmq, quarante-cinq 8c foi-xante
degrés pour les noues 3c les arrêtiers. Cela fuffit dans
tous les.cas, fur^tout à Paris, où fufage eft découvrir
les arrêtiers en plomb, 8c où il eft par conféquent inutile
que les. ardoifès qui les forment joignent fl parfaitement.
Ce Mémoire &. les deflèins font de M. Vialet,
Ingénieur des ponts & chaullées de Caea.
■ ens O uvrages d a u Ic j-ytu /s on en
oiture cependant' encore-de n o u vea ux .
JScAef/e de 2>o Zbz>
p /d /l J loir p a rtie du
Terrei/i' troua /eepuel e st
jifuee Ixdrdtnszere de J
y il/K ’/ 'e l/Oe /W , .f/ r lb ia cn e J e /a Meus
Jlimoq/ie .
L o u p e
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