
jwirli-v, ijiie repose la division des oiseaux de eliasst- en deux classe.%.
<|»i coi'i-espoïKlenià-peii-pi ès aux faiiiilles que les iiaU.nilistés
0111 élahiies sous les noms deIHucoiis tioblo.seld'uuto,ui's:cnrlout
le monde .sait ([iic i'éiuirilloii ai>pai lienl a» genre des faucons,
eH(uo l'cpervierse rapporic parscscaractércsesseiilieisà l'aiilour-
Cellc divisiou des oiseaux do eliasse eu deux cl.iss.-s exisie égnlcnienl
chez plusieurs peuples de l'Asie, d'où l'on peut uoiicluinî
.]ue les faucons cl les aulouis oui ité regardés <lc loul leiiips el
liiez 1.1 |>lupiirl des ]>eu]>lcs comme les oiseaux de cliasse par exrellenee.
Coiume ces deux familles doise.mx sVloigiieiil riiiie de
fauli'e par leure moeiUTi ainsi «juc l>ai' iiii ¡;i-aiid iioiiilire de signes
caraclérisliqnes et nolaninicnl par line coiifoi niation Irés-divei'SB
de» ailes, comme on tes Innie d'une imu.iore diffn-enle laul en
les dressant pour le vol «pie lei's <le la cliassi- même, il s'en esl
suivi que l'on a imaginé sueeessivcmenl plusieni-s déuou.inalions
servant à indic|uer les diffeivuces «lui cxisieni eiiire ces deux familles
ou classes d'oiseaux. Cesl de 1« ([u'on appelle les faucons
• oiseaux de liant vol,, les anloui'S.oiseaux de bas vol;, les faucons
disise la fauconnerie cii fauconnerie proprement dite, si ce sonl
des faucons que l'on emploie pour la cliassc, cl eu aulounerie, si
ce sont l'uulour eLTépervier; on met oixlinairemenlaux làueons le
chaperon, mais on ne le mel jamais ii raiiloiir ni à 1 epervier; les
liiucons sont des oiseaux à ailes longues, lesaulouis sont des oisi-atix
ù ailes courtes; ceux-là enfin ont des yenx de couleur foncée, landis
que les jeux sont jaunes dans ceux-ci.
l,es oiseaux dont on se sert en Europe pour In cliasse soni aii
nombre de dix. Ce sonI, parmi les oiseaux de lia<il vol, le faucon
hlanc, le faucon d'islaude, le gerfaut, le sacre, le lanier, le lanier
alphanelou lunisien, le faucon el l'éDicrillon; parmi les oi..«.an\
•le bas vo!, l'autour el l'épervier. Ces oise.inx, .¡uoique pour la
plupart indiques parles auteurs de fauconnerie, ont été, du moins
en panic, assez iniparfailemenl connus des natui-alisles; leur
histoire n'a jamais été traitée d'une manière satisfaisante, et les
' <lesci'iplions qu'on en a données, oITrcnt souvent des lacunes
iivs sensibles. Ce sont ces circonstances qui nous ohligeut de
traiter de ces oiseaux plus amplement et en naturaliste, et de
laii-e con nail i-e leur histoire aussi complètement que le pennettent
nos ressources et l'état nctuel de la science. Il esl cependant essentiel
défaire précéderlcs détails que nous donneions sur l'hisloirc
lies oiseaux de chasse de quel(|ues observations générales relatives
à ce sujetl£
u jetant un conp-<ffcil rapide siu' les difîéi'cnts ouvrages qui
c Dulieiinent des renseignements snr les oiseaux de proie d'Europe,
UII remarque que ces ouvrages, envisagés d'uii point de vue général
, a|ipartieuucnt pour ainsi dii« à quatre catégories ou écoles
iliverses. l.es auteurs classi(|ucs, 5é|)aiés des écrivains |>oslérieins
sur l'histoire nalurcllc piir le» siècles d'ignoi-ance <lc5 pi-einières
époques du moyen àgc, Ibnt eu quelque sorte une école à pii. t ; la
deuxième école, celle des antem-s de liiiicniiuerie, est contemporaine
de celle que nous uuinmcrons l'école des uatiiralistes compilateurs;
ou peut enfin désigner la quatrième sous te iioin <)c
i'érolede»natui-alisIesobservateurs. Celte dernière école ne dale
que du commeneemeul de noire siècle; les \aumanu, Mever el
\Vi>lf, Temminck, el eu partie déjà Bechsiein eu soul les chefs; ces
oriuthologistes, ii'avant admis dans leui-s ouvi-ages <iue les espwes
qu'ils avaient pu e^^aminer en nalu.-e, ont déhariassé la science de
cette i'onle d'espèces noniniales qui avaient étéciwes par leurspridécesseui
«; mais comme ils ont négligé de s'applicpier à la eritique
historique, ils sont tombés dans des erreins in-vcrses, en ce
qu'ils ont omis plusieurs espèces très-distinctes qu'ils n'avaient pas
su se procurer, mais qui étaient suiTisainmeul indiquées dans les
ouvrages publiésii desépoquesanlériciires-l.'école des naturalistes
compilateois commence par Vlbert le grand et finit par les ouvrages
deGmelin,dcUthame> ceux publiéspar.l'unti'csuatunilisiesvei^
la fuidu siècle passé. Tout eu ohscfvant les espèces les plus communes
en nature, ces écriv.nins entassaicnl indistiiiclcmcnt danslcui's
ouvrages tout ce <|u'ils trouvaient à ce sujet dans les auteurs classiques
ou dans les écrits successiveinent publiés, soit |>ar <les fauconniers,
soit jKir des naiur.ilistes; ils se copiaient lldèlement les
uns les autres, et ils n'osaient retrancliei' aucune des espèces
une fois reçues dans le catalogue mctliodique; aussi ont-ils porté
fusion inei'ovable. l^s fauconniers i), mieux il niéinc que les
naturalistes d'étudier les différentes e.spèces d'oiseaux de chasse,
les ont en elïet indiquées presque toiilcs; mais comme ils n'eu
ont donné <pic de.s descriptions assez supei'licielles, conimc ils
ont adopté un giiuid nombre d'erreni'S contenues dans les ouvi ages
des fauconniciï arabes qui leur servaient le plus souvent de
guide, comme ils partageaient enfui l'erreur générale de ces lemps
de meure i)lus de conriancc dans les observations de leuiï d.;-
vanciei:« que dans leur propre expérience, et qu'ils a<lmctiaieiit
l'hvpothèse peu proixiWc, déjà émise par .\nstote i), que les
espèces voisines s'accoupleiit ensemble pour produiic des métis
qui se partagent les caraclères de leui'S parents 3), ou ne parvient
souvent qu'à force ¡le rechercbes assidues, .i deviner quelles
espèces ces auteurs ont eues sous les yeux, el à les distiiigvier des
cspcccs imagiiiaiies qu'ils ailoptaieiil snr raulorité de leurs pirdéccsseurs.
Toutefobi l'ouvnigc de l'empereur Frédéric II et en
tpiekpie sorte aussi celui de d'.Vrcussia, font des excepi ions honorables
à celte rc-glegénéi-ale.commec'estaiiwi en p.irticleiiisà l'égard
des ouvrages de lieloii et de BufTon parmi les nalnralistes compilateui^.
l.es otivi-ages des li-ois écoles que nous venons de désigner,
quoique souvent pleins <ie lai inies cl remplis d'ci rcn r.s,
étant cependant .susceptibles d'être èclaii-és par la critique, imii»
les passerons successivement en revue, loi'sque nous traiterons
de chaque espèce d'oiseau en parliculiev, mais il n'eu est pas
ainsi des auteurs classiques qui ne nous ont laissé à ce sujet
que des indiiations tellement vagues cpul sera tonjoure inqjo.ssihle
dedéterniiuer au juste les espèces doni ils ont voulu parler.
Cependant, comme on ii eiiqn uiilé à ieui-s uuMages plusieurs
noms d'oiseaux de proie, il est nécessiiire de dire (pielques
mots sur les e.spèces dont les anciens nous ont transmis les noms.
Ce II,. SI li les a
mà
\autoui-s et des aigles, sous le nom générique d'hierax, quoiqu'il
fasse mention séparemeiil de deux oiseaux de proie appelés icliiios
i) et cenchi'isz); on a cru reconnaître dans le premier le
uiilau, dans le .second la ciesseielle. Aristotc ne parail d'abord 3)
établir que deux espèces du genre hierax, savoir celle qui fait
la ch.-isse an ramier (pbassophonos), et puis le spizias ou
hicrax au pinson, cl il nommcséparément l'oiseau appelé Iriorches;
mais plus tard 4), il i-ange cet oise.iu dans le genre bierax,
qui comptcclicï lui onze différentes espèces. Le Iriorches, dil-il,
qui esl l'ennemi de la grenouille el dn serpent el qui mange l'un
et l'autreo), qui esl de la taille de l'ictinos et qui est la seule
espèce du genre que Ton voie loule l'année, est le plus fort de
I0U8 6); vient ensuite, par rapport à la force, l'aisalon qui fait,
conjointement avec le corbeau, la guerre an renard el à l'aigypios7);
le iTOisième est le circos qui vil égalemeut en guerre
avec le renard, parce qu'ils oiU l'un et l'autre la même nourriture
8), Il dil encore, loujoui's au même endroitg), que l'as
terias, fhierax qui lue le nimicr, cl le pcrnes forment trois
espèces. Il nomme ensuite les hypotriorches lo) qui se disti
guenl par leurs ailes larges 11), le percos et le spizias. L'hien
lisse et l'bierax qui mange la grenouille tennincnt cette éniim
ration des oiseaux de proie dont Arislote n'a donné, comme i
vieuldelevoir, outre les noms, que quelques indications vagiii
accompagnées de fables. Quant à l'line, ce qu'il dit des oiscai
de proie, est encore plus insignilianl que les données d'.-\risioi
Wineis) nonune,comnieralàitAristote, séparément les vmitom
lesaigles, lemilan, leccnchris oule tinnunculus.elilcomprend
les autres oiseaux de proie diurnes sous le nom gcnéricpie dac
cipiter l3), Il rapporte que ce genre comprend treize espèces
mais il n'en nomme que trois, .savoir: l'égilhus, boiteux d'un pied
et du plus heureux pn-Mge pour les mariages cl les bestiaux;
|)nis le triorches, ainsi appelé du nombre de ses testicules, à
qui l'hèmonoé a donné le premier rang parmi les augures favorables,
que les Koniains appellent buleo, el dont une famille
inéilie a tiré son surnom, lorsque par un iuispice heuivux nu
de ces oiscaUN fut venu se poser snr le uavii-.- du clicf; cnrm
l'épileos des Grecs, l'espèce qui seule se montre toute l'année i.l),
cai' les autres disparaissent pendant riiiver. — Élien ne parle des
oiseaux de proie «lue pour i-appoiier des fables ou poiu con-
I cl i
Quant aux noms génériques que ])orlenl dans les diiTérentes
langues les oiseaux qui répondent à peu pK-s i nos oiseaux de
cli05.se, nous avons vu que les anciens Grecs conipreiiaienl ces
êtres sous le nom générique d'hierax, les anciens Koinains sous
celui d'accipilcr, molde falco esl d'origine plus rt'ccnle;
Fii micus i8) du moins el Servius ig), auteurs du quatricme siècle
de notre ère, sont les premiers écrivains dans les ouvrages desquels
il se trouve; ce mot |>a$sa a|>res cette époque dans la
langue grecque, et il a déjà été adopté par Suidas ao), auteur
hyz;intain qui flcuris.sail probablement au dixicnic siècle. Le mot
latin d'asuir que l'on croil dérivé du grec asterias, ne se trouve
pas non plus indiqué avant Pirmicus2i). Il esl inutile de dire (pules
noms français d'autour el de faucon dérivent des niots astnr
guesnéesdu lalin, tandis que le de,
plupart des langues d'Kurope. l'.ii I
toujouis été reseñé à l'espèce d'oiseau qui v [
aujourd'hui ce nom; celui de faucon acte applique
d p d
dernier sens, ce mot a souvent c 11
le moyenágc cl dans Icsccritsdesl | 1
mol corrompu de l'allemand Spe l L
dilféi'cnt a prévalu dans les langu d d
mu.id, où le nom de Falkc a j 11
analogue à celledu mot faucon en f 1
est toujours réservé au vérilable éperv ier. tandis <|u
de lliibichl que portaient auli f I
anciennes lois allemandes, les ois 1 I
mot de llaluchl, mservé aclnellL \ll
es, pris encore aujourd'hui le plu I
générique plu» on moins resti-einu', eu
suédois, où il C.SI écrit ha« k. Il 1 k I
rabcs, les oiseaux de thas.sc .sont
lériquc de sacre ou «k,
•l;inguc,Ie.m.ldesacrcc 1 (I
l'onr les noms ipic porte:
tes langues des aulres peuples de I
I |1
ied'hi<
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ucttcs-épi
c 11 ,